Alexandre Jardin – « Je suis le candidat des oubliés de la République »

Le 3 décembre dernier, Alexandre Jardin annonçait sa candidature à l’élection présidentielle. Dans une interview qu’il nous a accordée, il expose ses motivations.

Revue Politique et Parlementaire – Vous venez d’annoncer votre candidature à l’élection présidentielle. Qu’est ce qui a motivé votre passage à l’action ? 

Alexandre Jardin – Le 3 décembre dernier, j’ai annoncé que je me portais candidat à l’élection présidentielle. J’ai alors indiqué que ce n’était pas pour prendre le pouvoir et le garder, mais pour le donner aux citoyens, aux territoires, à tous ceux qui agissent.

Oui, je suis le candidat des citoyens, de tous ceux qui ne comptent pas, de tous ceux qui sont oubliés, et qui pourtant agissent chaque jour pour régler concrètement des problèmes.

Je les connais, ces oubliés de la République, car depuis dix-sept ans à travers le programme populaire Lire et Faire Lire que j’ai cofondé, et surtout depuis trois ans avec le mouvement des Zèbres, je suis parti à leur rencontre. Pour agir ensemble.

Oui, durant toutes ces années, j’ai fait de la politique, car dans faire de la politique, le seul mot important, c’est faire. Faire avec, pas faire à la place des autres.

J’ai donné trois années de ma vie pour sillonner toute la France et identifier des centaines de maires ruraux, de responsables associatifs, de chefs d’entreprise, de fonctionnaires. Tous de grands « faizeux » qui réparent déjà la France, avec humilité. Des citoyens sans lesquels plus rien ne fonctionnerait depuis longtemps dans notre beau pays.

Qu’ai-je entendu et constaté ? Que l’État central, au lieu de les aider, les entravait et les freinait de plus en plus. Moins la technocratie sait agir, plus elle contrôle. Le mode de pensée qui a créé nos problèmes ne peut pas être celui qui va les résoudre.

À force de se perdre dans des détails dont il ne devrait pas s’occuper, l’État ne fonctionne plus comme il le devrait : les minimums ne sont plus des minimums. Notre système fiscal est devenu injuste et incompréhensible ; la Justice n’est ni indépendante, ni efficace faute de moyens ; l’Éducation n’a de nationale que le nom, et 20 % de nos enfants entrent au collège sans maîtriser l’écrit ; le carcan social bloque les entreprises sans protéger les salariés ; la santé, jadis notre grande fierté collective, est en train de s’effondrer.

Face à ce désastre collectif, les citoyens sont des spectateurs sans prise sur leur destin au lieu d’être des acteurs responsables. Cela suffit. Changer de politique ne suffit plus. Le fonctionnement de notre système pyramidal est en cause.

Or aucun des candidats déclarés ou potentiels ne change la méthode. Aucun ne met sincèrement au cœur de son projet le rôle des communes, des départements et des régions, celui des gens qui agissent et celui des citoyens. Pour eux, la France réelle est un décor, ceux qui agissent des anecdotes et les citoyens des électeurs, juste des électeurs, pas des acteurs.

Ces candidats – tous issus du système qu’ils dénoncent – apportent des réponses hors sol à des problèmes qu’ils connaissent à travers des statistiques. Au lieu de s’appuyer sur les professionnels qui obtiennent des résultats, ils écrivent des programmes détaillés rédigés par des technocrates, des techniciens, pas des praticiens.

Aussi ai-je compris que je ne pouvais plus me contenter d’agir sur le terrain, et qu’il était de ma responsabilité de me lever pour aider à réparer la France. Que me présenter n’était pas un risque, mais une nécessité dans un contexte où les extrêmes ont le monopole des colères.

Pas de malentendu : ceci n’est pas une démarche personnelle, mais un élan porté par tous ces « faizeux » que je connais bien et qui sont tous ensemble la solution à notre problème. Par les 60 000 Françaises et Français qui ont rejoint les Maisons des Citoyens que j’ai lancées en septembre dernier. Par les plus de deux millions et demi de Français qui suivent au travers de nos pages Web ce que nous entreprenons. Et par tous ceux qui vont nous rejoindre dans les jours et semaines qui viennent.

RPP – Vous avez créé en septembre dernier la Maison des Citoyens. De quoi s’agit-il ? 

Alexandre Jardin – Tout a commencé par une vidéo que j’ai postée sur ma page Facebook, le 2 août. Dans cette vidéo, j’annonçais qu’à la rentrée, j’allais ouvrir une Maison pour permettre à tous les Françaises et Français qui ne comptent pas de pouvoir compter tous ensemble. Fin août, près de 700 000 personnes étaient venues la voir.

Le 8 septembre, sans médias, simplement grâce à un Facebook live, j’ai lancé la Maison des Citoyens dans un Café à Paris, place Clichy.

Quel est le but de la Maison des Citoyens ?

D’abord pour compter tous ceux qui ne comptent plus afin qu’ils comptent enfin ! Ceux qui s’abstiennent parce qu’ils ne savent plus pour qui voter, qui votent blanc et ne sont pas comptés, celles et ceux qui en ont ras-le-bol de voter contre, pour le « moins pire ».

Ensuite pour que trois valeurs essentielles comptent et soient enfin respectées :

  • La priorité aux territoires et à toutes celles et ceux qui agissent : la légitimité vient de l’action, et la réalité est dans les territoires. L’État doit soutenir et aider les territoires et les acteurs : celles et ceux qui font leur part.
  • La démocratie citoyenne : les citoyennes et les citoyens sont bien les acteurs de la vie collective, et non plus des spectateurs. Ils et elles doivent être en capacité d’exercer un contrôle des organisations publiques qui impactent directement leur vie.
  • La bienveillance et l’acceptation de la diversité : la force de la France repose sur la diversité et il ne faut pas trier entre les Françaises et les Français. C’est un défi, mais un défi positif, et aucune solution durable ne viendra de l’exclusion de qui que ce soit.

Enfin pour recenser tous ceux et celles qui agissent concrètement sur leur territoire pour réparer des fractures du pays (emploi, éducation, logement, social, etc.). L’objectif est de rendre visible cette France qui agit et qui est oubliée.

Dès le 9 septembre, les premières Maisons locales se créaient spontanément.

Deux mois et demi plus tard, il y en avait 200 partout en France et à l’étranger, près de 60 000 Françaises et Français s’étaient comptés, des dizaines de cafés citoyens avaient eu lieu, et chaque semaine près d’un million de personnes visitaient les pages Web des Maisons.

RPP – Pouvez-vous nous présenter votre mouvement Les Citoyens ?

Alexandre Jardin – C’est la suite logique de la Maison des Citoyens.

Dès le début, j’avais indiqué que le moment venu je proposerai d’activer un projet politique. Une nouvelle pièce de la maison.

Pourquoi était-ce nécessaire, et pourquoi l’avoir fait le 25 novembre depuis Lyon ?

Parce que notre pays est au bord de l’implosion et les révoltes malveillantes grondent. Il suffit d’ouvrir les yeux : l’élection de Donald Trump après le Brexit confirme que faute d’une révolte positive, une négative va advenir.

Parce que les valeurs de la maison méritent d’être défendues en 2017. Or tous les politiques, quels qu’ils soient, croient au vieil État central. Un changement de méthode est nécessaire : faire confiance à nos territoires et aux citoyens en les mettant au cœur de la décision.

Parce ce que chacun doit avoir la chance de pouvoir – enfin ! – voter pour, et non plus blanc ou contre. Cela suffit de voter pour le « moins pire ».

Parce que la dynamique en cours au sein de la Maison des Citoyens nous met en capacité d’agir… et en responsabilité aussi.

Pour inventer ensemble une espérance positive pour fédérer les colères bienveillantes tant qu’il en est encore temps. Nous n’avons pas de pays de rechange.

Ce mouvement est fondamentalement différent de tous les partis politiques existants :

  • Son programme est en train d’être co-construit avec tous ceux qui l’auront rejoint. Une plateforme collaborative est opérationnelle depuis début janvier.
  • Ses statuts aussi seront élaborés collectivement. Ils seront la traduction des valeurs du mouvement : la bienveillance, la transparence, la priorité aux territoires et la démocratie citoyenne. Le travail sur les statuts se déroulera au cours du premier semestre 2017.
  • Il se situe sur l’échiquier politique ni à droite, ni à gauche, mais en face avec les citoyens. Certains qui l’ont rejoint se sentent de gauche ou de droite ou de rien du tout, tant mieux ! Chacun a le droit d’être qui il est sincèrement. Sa force repose sur nos différences.

Est-ce que le lancement du mouvement Les Citoyens annonce la fin des Maisons des Citoyens ?

Bien au contraire ! Elles sont et seront plus nécessaires que jamais. Un contre-pouvoir citoyen face à tous les mouvements politiques… y compris celui-ci.

Jusqu’où ira-t-il ? Tout dépendra de l’élan créé : plus nous serons nombreux, plus nous pourrons aller loin. Et bien sûr jusqu’à présenter des candidats aux élections législatives.

RPP – Vous dites que l’avenir est aux « faizeux » et non aux dizeux », qu’entendez-vous par-là ? 

Alexandre Jardin – Nous avons actuellement une coupure entre ceux qui agissent concrètement sur le terrain à réparer les fractures du pays, ceux que j’appelle les « faizeux », et ceux qui causent et sont les rois de la parole, les « dizeux ».

Ces dernières années, dans notre pays, malheureusement le pouvoir est allé entre les mains des seconds.

Aussi la colère gronde-t-elle, ce d’autant plus que les minimums ne sont plus respectés : de plus en plus d’enfants sortent de leur scolarité sans savoir lire et écrire ; des logements sont vides alors que le nombre de sans-abris s’accroît ; la multiplication de stages de formation en cul de sac masque la croissance réelle du chômage et la destruction continue des emplois ; les policiers en sont réduits à manifester pour que l’on prenne conscience de la dégradation de leurs conditions de travail ; etc.

Cela ne peut plus durer. Cela suffit.

Il est temps, plus que temps de comprendre que la vraie puissance vient d’en bas, de ceux qui agissent, des « faizeux », pas des « dizeux » !

Ces « faizeux », je les connais car, voilà plus de quinze ans que je suis parti à leur découverte. Ils viennent de tous les horizons : responsables associatifs, élus locaux, chefs d’entreprises, simples citoyens.

Aussi, oui, je peux le clamer haut et fort : notre avenir doit reposer sur de grands programmes initiés par eux pour guérir efficacement les grandes fractures du pays.

Partir d’expériences réussies – de grande ou petite taille – qui doivent être étendues à l’ensemble de notre territoire. Sans rien imposer : ce qui réussit se propage à la seule condition que l’État soutienne au lieu d’entraver.

Parions sur l’intelligence collective des gens qui agissent plutôt que sur l’intelligence de quelques uns à Paris.

Et je fais aussi la différence entre la multitude des « dizeux » et les trop rares « penseux », c’est-à-dire ceux qui prennent le temps de partir de ce qui se passe sur le terrain dans le réel, ceux qui n’ont pas une réflexion théorique et abstraite.

RPP – Vous souhaitez « mettre à bas des siècles de verticalité », qu’est-ce que cela signifie ? 

Alexandre Jardin – Il y a plus de quatre siècles Louis XIV créait Versailles et demandait à tous les nobles de quitter leurs territoires locaux s’ils voulaient participer au pouvoir. Le centralisme à la française était né. Depuis, il a prospéré et s’est embelli créant un État vertical qui pense et norme nos vies sans que nous ayons voix au chapitre.

Ces quatre siècles de centralisation et de politique descendante et condescendante, loin de produire de la liberté, de l’égalité et de la fraternité réelles ont conduit à un triple mensonge : une confiscation historique du pouvoir par une classe parisienne hors-sol, un renforcement des puissants et des favorisés du système, un éclatement de notre société qui aboutit à un durcissement des égoïsmes et des réflexes identitaires.

La solution ne peut plus venir du haut, mais des territoires vivants.

Là où le peuple vit avec intelligence, aime, ose, crée. Là où des élus courageux inventent des solutions qui marchent vraiment. Là où l’on peut résoudre les vrais problèmes à partir du réel et non à partir de rapports : l’emploi, le logement, la santé, l’agriculture, l’environnement, etc. Là où l’on peut allier toutes les énergies pour fabriquer à nouveau de l’espoir crédible.

Nous ne pouvons plus continuer à voir le « comment faire » être défini sans les professionnels concernés, par des politiques et une administration trop souvent coupés du réel qui inventent des « dispositifs hors sol ».

Il semble évident que les professionnels d’un secteur sont les mieux placés pour construire des solutions adaptées. Et pourtant elles sont construites sans eux. Quelle absurdité !

Prenez l’exemple de la santé : on construit chaque jour des hôpitaux sans impliquer directement dans leur conception ceux qui y travailleront ; on conçoit des réformes des parcours de soin sans tenir compte du vécu des médecins ; on invente des régimes de remboursement sans avoir associé les patients.

Et il en est de même dans l’éducation, la justice ou l’artisanat.

Quelle folie !

Aussi, au cœur du programme cadre que j’ai rendu public le 12 décembre dernier, se trouvent deux idées centrales : donner du pouvoir aux territoires, associer citoyens et professionnels à notre fonctionnement public.

Si je suis élu, demain, rien ne sera fait sans associer les professionnels, et plus largement les citoyens, à la construction des solutions. À cette fin, je m’engage à ce que :

  • Pour tout sujet, le « comment faire » soit validé ou piloté directement par les professionnels du secteur impacté. Cela revient à remettre en question le monopole par la haute administration de la définition du « comment on fait », notamment des décrets d’application.
  • Chaque profession propose au gouvernement un mode de collaboration/co-construction impliquant les représentants des organisations traditionnelles, ainsi que de simples citoyens tirés au sort. Le citoyen doit compter, ne plus subir des systèmes qui le rendent fou.

RPP – Vous avez pris la parole lors du premier meeting du mouvement En marche ! d’Emmanuel Macron. Pourquoi ne soutenez-vous pas sa candidature ?

Alexandre Jardin – Soyons clairs : à aucun moment, je n’ai soutenu la candidature d’Emmanuel Macron !

Si je me suis rendu au premier meeting du mouvement En marche !, c’était pour expliquer à quelles conditions un chemin commun était éventuellement possible. Ceci supposait qu’Emmanuel Macron rejoigne le monde des « faizeux » en venant modestement y faire sa part.

Ses choix furent tout autres, et tout le monde voit bien que le développement de son mouvement s’inscrit dans la tradition des partis politiques classiques – enchaîner des dîners avec de grands donateurs, des meetings où l’on encense un grand chef miracle, et des visites spectacle en province – et dans la vision jacobine de la France – chercher à apporter depuis le haut la réponse aux questions plutôt que de faire confiance à ceux qui agissent sur le terrain.

Bref tout l’opposé du mouvement Les Citoyens et de la logique de ma candidature.

RPP – Quelles sont les grandes lignes de votre programme ? Comment allez-vous obtenir les cinq cents parrainages indispensables pour valider votre candidature ?

Alexandre Jardin – Ma candidature est une proposition de changement de méthode : ne pas venir avec des solutions toutes faites conçues à Paris, mais les co-construire avec tous les citoyens et nos territoires. Les gens qui savent de quoi ils parlent.

Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement ? Le réel est trop complexe, la diversité des situations trop grande, la richesse des connaissances des acteurs trop importante. Quelle absurdité d’ignorer et de mépriser les gens !

La méthode repose sur cinq piliers :

1 – Associer professionnels et citoyens à la construction des solutions : c’est ce que j’évoquais précédemment con­cernant la fin de la verticalité à la française.

2 – Partir du réel, de ce qui a été expérimenté et marche quelque part : c’est la priorité donnée aux « faizeux ».

3 – Créer des processus pour que des solutions émergent : il ne faut pas vouloir imposer des réponses rapides, car elles sont forcément bâclées ou incomplètes. Seul un changement de mode de fonctionnement peut, progressivement, générer des économies réelles en supprimant les complexités et les dépenses inutiles.

4 – S’appuyer sur quatre valeurs communes pour cimenter notre nation :

  • Comprendre que la diversité fait partie de notre histoire, et que, même si elle est souvent à court terme source de tensions et de difficultés, elle est notre richesse,
  • Se servir de la bienveillance pour tisser tous ensemble une société ouverte et dynamique,
  • Refuser toute injustice ou privilège,
  • Porter haut et loin le drapeau de notre langue commune, le français.

5 – Avoir un Président qui préside, ni chef de gouvernement, ni de l’Assemblée nationale.

Le programme est ensuite organisé en quatre thèmes, qui servent de cadre pour le travail collectif. Ce travail se fait sur un site collaboratif qui a ouvert en janvier.

1 – Donner du pouvoir aux territoires :

  • Faire des communes et des départements plus petits les modules de base de la gestion des politiques décentralisées,
  • Rendre cohérente la tutelle des collectivités locales,
  • Confier aux régions le pilotage de la plupart des politiques (santé, emploi, logement, agriculture, etc.).

2 – Passer à une démocratie citoyenne politique et économique :

  • Stop au cumul des mandats dans le temps,
  • Parité des sexes sans possibilité d’échappatoire,
  • Des citoyens acteurs : association des professionnels à la construction des réglementations, mise en place d’une chambre citoyenne tirée au sort, remise en cause des décisions par pétitions, référendums locaux et nationaux, open data public, comptabilisation des votes blancs,
  • Ouvrir le débat sur le droit de vote des immigrés,
  • Faire de la refonte de la Constitution avec les citoyens, l’œuvre majeure du quinquennat,
  • Permettre à chaque citoyen de connaître les conséquences des choix qu’il fait en achetant tel produit plutôt que tel autre : information claire et simple en matière d’impact sur l’emploi en France et l’écologie.

3 – Lancer de grands programmes citoyens à partir des expériences réussies.

4 – Recentrer l’État pour lui redonner une vraie force :

  • Aller progressivement vers un budget en équilibre et une diminution des prélèvements publics,
  • Revoir la fiscalité pour la simplifier, lutter contre les inégalités et la rendre compétitive par rapport aux pays voisins,
  • Pour toutes les politiques, notamment celles décentralisées, définir des minimums et les garantir,
  • Relancer l’aménagement du territoire et les grands projets,
  • Redéfinir un contrat social adapté à la nouvelle donne économique et sociale : revenu universel, big bang sur les normes, contrat de travail à droit croissant, retraite par point pour que chacun puisse décider quand il la prend, sortie du paritarisme de la gestion pour permettre une vraie décentralisation et une meilleure efficacité (emploi, santé, formation professionnelle),
  • Proposer de repenser l’Europe en partant des territoires,
  • Avoir des affaires internationales guidées par une diplomatie de la paix.

Enfin, quant aux cinq cents parrainages, c’est en cours. Et ce n’est pas l’affaire de moi-même ou de quelques-uns autour de moi. Non, c’est l’affaire de chaque citoyen qui s’est compté dans le mouvement : chacun compte et je compte sur lui.

Chacun est en train d’approcher des maires et des élus pour leur présenter notre projet et leur expliquer pourquoi il est important que les territoires et les citoyens soient entendus en 2017.

Je suis confiant, et les premiers parrainages montrent que les maires ruraux notamment sont en train de répondre présents à cet appel. Ils me savent être depuis toujours à leurs côtés.

Alexandre Jardin
Citoyen, écrivain, candidat à l’élection présidentielle
Propos Recueillis par Florence Delivertoux

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