Israël, 2019, annus horribilis – Une crise politique en trois dimensions

Pour la Revue Politique et Parlementaire, Philippe Velilla, docteur en droit et enseignant à l’Université européenne des études juives, analyse les résultats des élections législatives israéliennes d’avril dernier et met en évidence les éléments de la crise ouverte par une seconde dissolution de la Knesset qui conduira à une nouvelle consultation le 17 septembre prochain.

Lors des élections du 9 avril 2019, les Israéliens avaient placé le parti du Premier ministre sortant, le Likoud, largement en tête, et donné aux formations de droite et à leurs alliés ultraorthodoxes une large majorité (65 sièges sur 120). Mais les exigences d’un petit parti ont empêché Binyamin Netanyahou de former son quatrième gouvernement consécutif. La Knesset a été dissoute une deuxième fois en moins de six mois, et les Israéliens sont appelés à se rendre aux urnes à nouveau le 17 septembre 2019. Cette situation – inédite – résulte de la faiblesse originelle du système électoral, mais pas seulement. Le communautarisme d’Etat et la place des minorités sont aussi au cœur de la crise en cette année politique pas comme les autres.

Le système électoral en question

En votant le 9 avril 2019 pour Binyamin Netanyahou – « Bibi », l’idole incontestée du petit peuple de droite – les Israéliens confiaient leur destin à un politicien chevronné.

King Bibi1

Binyamin Netanyahou avait déjà été Premier ministre de 1996 à 1999.

Depuis 2009, après avoir gagné les élections à trois reprises, il exerce un pouvoir sans partage.

Ses supporters sont intarissables sur ses qualités : un charisme incontestable, une compétence reconnue en économie, une aisance sur la scène internationale où il discute d’égal à égal avec les grands de ce Monde. Mais l’homme n’est pas sans défaut avec un égo surdimensionné, une aptitude au mensonge et un goût pour l’argent qui expliquent largement ses déboires judiciaires. Cité dans trois affaires2, il a tout fait pour retarder une mise en examen plus que probable. En décembre 2018, il a proposé la dissolution de la Knesset afin de gagner un temps précieux. Le 29 mai 2019, devant les exigences impossibles à satisfaire d’un petit parti de droite, laïc, et russophone, Israel Beitenou (Israël, notre maison) qui s’opposait frontalement aux demandes des ultraorthodoxes, il propose une nouvelle dissolution. Il pouvait renoncer à former le gouvernement. Le président de l’Etat aurait alors confié cette tâche à un autre parlementaire, et Binyamin Netanyahou serait redevenu simple député. Mais en Israël, l’immunité judiciaire des parlementaires ne peut résulter que de circonstances particulières, et, dans les faits, elle est rarement octroyée.

Les ravages de la représentation proportionnelle intégrale

Ces péripéties illustrent jusqu’à la caricature les défauts du système électoral israélien. La représentation proportionnelle intégrale, avec un scrutin de liste unique pour tout le pays, confère une importance démesurée aux petits partis. Le seuil de représentativité reste faible (3,25 % soit quatre sièges), même s’il a été relevé (il était auparavant de 1 %, puis de 1,5 % et enfin de 2 %). Ainsi, Avigdor Liberman, le leader d’Israel Beitenou, n’avait emporté que cinq sièges le 9 avril 2019, mais cela lui donna une capacité de nuisance suffisante pour empêcher Binyamin Netanyahou, son ancien ami et allié – qui avait pourtant obtenu 35 mandats – de former le gouvernement. Ce système conduit à un émiettement de la représentation parlementaire qui rend toujours difficile la réunion d’une « coalition », terme significatif préféré à celui de « majorité » : dix groupes dans la XXe Knesset (2015-2019) et onze dans la XXIe (élue le 9 avril 2019) pour un nombre total, rappelons-le, de 120 députés.

La campagne électorale lors du dernier scrutin avait atteint les sommets de la médiocrité.

Se déroulant principalement sur les réseaux sociaux, les échanges (si l’on ose dire) furent dominés par les attaques personnelles. Les « affaires » ont été le thème essentiel de la communication des grands partis. L’opposition n’a eu de cesse de rappeler les différents dossiers dans lesquels Binyamin Netanyahou était impliqué. Le Likoud a cherché par tous les moyens à protéger son chef en essayant de lancer contre son principal adversaire, le général Benny Gantz, tête de liste du nouveau parti Kahol Lavan (« Bleu et Blanc », centre), des accusations sur sa prétendue faiblesse (son téléphone portable avait été piraté par les services russes). Ces mœurs électorales ne sont pas étrangères à la montée de l’abstention qui le 9 avril 2019 s’est élevé à 32 %, contre 28 % quatre ans auparavant. De surcroît, cette lassitude des électeurs est une forme de protestation devant le choix qui leur est offert entre des personnalités discréditées systématiquement par le camp d’en face, sans qu’aucun débat de fond vienne éclairer les termes de l’alternative.

Projet contre bilan, le débat interdit

Pourtant, il y avait beaucoup à dire sur le projet du parti Bleu et Blanc et sur le bilan du gouvernement sortant. Avec le slogan « Ni droite, ni gauche, Israël avant tout », Benny Gantz réaffirmait les positions sécuritaires traditionnelles du pays en assurant qu’il se montrerait intransigeant vis-à-vis de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas. Sans fermer la porte à des négociations avec les Palestiniens, il préféra entretenir le flou sur cette question et ne se prononça jamais en faveur de la solution à deux États. Sur le plan intérieur, il présenta un programme assez complet : défense du pouvoir d’achat face aux monopoles ; réhabilitation du système de santé et de l’éducation ; défense de la démocratie et lutte contre la corruption ; desserrement de la « contrainte religieuse » (par exemple, en autorisant le fonctionnement des transports publics pendant le shabbat dans certaines villes) ; défense des droits des minorités (des couples homosexuels notamment) ; promotion du principe d’égalité de tous les citoyens.

Ne répondant pas directement à ces propositions, Benyamin Netanyahou se contenta de rappeler brièvement son bilan, qu’il avait survalorisé pendant son mandat : une économie forte (avec une croissance supérieure à la moyenne des pays de l’OCDE et un taux de chômage à 4 %, son minimum historique) ; une position diplomatique fondée sur une alliance sans précédent avec les États-Unis et nombre de pays gouvernés par des partis populistes (Brésil, Italie, Hongrie, Pologne…) ; des échanges en forte progression avec les grands pays émergents (Chine et Inde) ; l’établissement ou le rétablissement de relations avec des pays d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine. Critiqué pour sa gestion très pragmatique du conflit avec le Hamas, le Premier ministre pouvait se targuer d’avoir évité une nouvelle guerre dans la bande de Gaza. Il sut aussi s’opposer efficacement – avec le soutien de la Russie – à l’installation de forces iraniennes en Syrie et au Liban. Un slogan résumait ce bilan habilement présenté : « Israël n’a jamais été aussi fort ». Cette idée était d’autant mieux reçue dans l’opinion, que l’opposition, faible et divisée pendant tout le mandat, avait mené un combat idéologique très déséquilibré. Les députés de gauche et du centre avaient souligné à l’envie la persistance des inégalités, l’effondrement du système de santé ou les carences du système éducatif. Mais ils s’étaient montrés bien plus timorés pour dénoncer l’absence de négociations avec les Palestiniens ou les dangers d’une relation exclusive avec le Parti républicain aux Etats-Unis.

Communautarisme d’Etat versus intérêt national

De façon très significative, les politologues israéliens ont repris le terme utilisé par leurs collègues sociologues pour analyser les dysfonctionnements du système institutionnel : sectorisatsia (« sectorisation»).

La démocratie israélienne est souffrante parce que la société est atteinte depuis longtemps par une maladie bien identifiée : le communautarisme.

Le patchwork israélien

En Israël, le mot communautarisme n’a pas la connotation péjorative qu’il peut avoir ailleurs. Bien au contraire, les décideurs revendiquent haut et fort des interventions en faveur de « leur » communauté : les députés des partis arabes défendent les droits des Arabes israéliens ; les élus des partis ultraorthodoxes ceux de la population dite harédi (« craignant Dieu ») ; les élus sionistes-religieux ceux des hommes et femmes se réclamant de ce courant de pensée, etc. Même les grands partis sont atteints par le mal. Le Likoud s’adresse surtout à son électorat composé en majorité de Séfarades appartenant aux couches inférieures de la société, ou habitant la « périphérie » du pays (les régions défavorisées). Les partis de gauche (Parti travailliste et son rival Meretz [énergie]) sont d’abord les porte-paroles de la population ashkénaze, diplômée et urbaine qui craint de voir son mode de vie « à l’occidentale » remis en cause par l’influence croissante de l’orthodoxie religieuse. Certains partis, on l’a vu, privilégient un public circonscrit à une origine ethnique et/ou culturelle (Israel Beitenou pour les russophones). Les défenseurs du système prétendent que celui-ci traduit tout simplement la diversité de la société israélienne. Mais les défauts de la représentation proportionnelle intégrale l’emportent nettement sur cet avantage supposé.

 Atteintes à la démocratie

La représentation proportionnelle intégrale a renforcé les clivages, en opposant les Juifs aux Arabes, les religieux aux laïcs, les nouveaux arrivants au « vieux » Israéliens etc.

Ce communautarisme d’Etat fait aussi une grande victime : la démocratie.

Marchandages et chantages sont devenus des composants essentiels de la vie politique à la Knesset et au gouvernement. Le principe d’égalité est battu en brèche dans un pays où les religieux ultraorthodoxes sont dispensés d’un service militaire long (trois ans pour les garçons, deux pour les filles) et dangereux ; dans un pays où les élèves de yeshiva (académie talmudique) reçoivent des bourses alors que les étudiants doivent payer l’université ; dans un pays où les taux d’imposition sur le revenu sont différenciés selon le lieu d’habitation, les résidents de la périphérie et des régions « à risque » (comme les colonies en Cisjordanie) étant favorisés etc. Lors des débats parlementaires, les députés se livrent sans aucune gêne à une gestion clanique des budgets (pour financer le réseau scolaire de leur « secteur », par exemple).

Il y a plus grave : cette sectorisation de la société conduit nombre d’Israéliens à se défier d’institutions où ils estiment que leur communauté n’est pas assez représentée.

La Cour suprême fait ainsi l’objet d’attaques incessantes. Aux yeux de ses détracteurs, elle ne comprendrait que des représentants des « élites ashkénazes », ce qui n’est plus vrai depuis longtemps. Un même procès est fait à l’administration ou à la presse. Dans la dernière période, ces critiques ont conduit à des initiatives législatives ou réglementaires n’ayant pas toujours abouti, mais qui traduisent un état d’esprit. L’offensive toucha le monde des associations (en obligeant celles recevant la majorité de leur budget de gouvernements étrangers à en faire état dans tous leurs documents) ; l’université (avec un « code éthique » pour les intervenants) ; l’école (en interdisant les conférences des groupes pacifistes) ; la création culturelle (en empêchant le financement public de projets « subversifs »)3. Plus généralement, Binyamin Netanyahou et les siens désignent à la vindicte du « peuple » les « élites » qui, avec les Arabes, mettraient en danger la judéité de l’Etat.

Arabes et ultraorthodoxes, marginalité sociale et affirmation politique

Les Arabes israéliens jouent un rôle significatif dans le monde politique. Tout comme les ultraorthodoxes. Mais pour des raisons bien différentes.

 La place des Arabes israéliens

Les Arabes israéliens représentent 21 % de la population, soit près de deux millions de personnes. Les Arabo-sunnites sont majoritaires (plus de 80 % du total), et comptent en leur sein une forte minorité bédouine sous-diplômée et sous-employée. Les Druzes (près de 10 % du total) occupent une place originale dans la société arabe israélienne, avec une religion dissidente de l’islam et un sionisme affiché : les Druzes servent dans l’armée et un homme sur trois de cette communauté travaille dans les services de sécurité, y compris au plus haut niveau. Les Chrétiens (moins de 10 % du total) connaissent un déclin démographique compensé par une réussite scolaire et sociale nettement supérieure à celles des Musulmans.

La société arabe israélienne vit une révolution. Comme dans tout le monde arabe, la transition démographique est à l’œuvre : alors que les femmes arabes avaient neuf enfants en moyenne lors de la création de l’Etat, elles n’en ont plus que trois (un taux de fertilité désormais légèrement inférieur à celui des femmes juives). N’étant plus vouées dès leur jeunesse à la seule procréation, les filles arabes israéliennes sont nombreuses sur les bancs des universités, et accèdent désormais à des emplois enviés : avocates, ingénieures, médecins, pharmaciennes… Les hommes arabes voient aussi leur situation sociale progresser, mais lentement, en raison d’un niveau d’éducation inférieur à la moyenne nationale, et du fait de discriminations à l’embauche. Il n’empêche. Cette communauté que l’on croyait figée fait preuve d’un dynamisme incontestable, y compris sur le plan politique. Longtemps dominés par des chefs incompétents et corrompus, les partis politiques arabes sont maintenant dirigés par des personnes instruites et très au fait des subtilités du système. Lors des élections de 2015, ils constituèrent une « liste unifiée » regroupant communistes, nationalistes et islamistes, qui emporta treize sièges. L’exploit devrait être renouvelé le 17 septembre 2019, les dirigeants ayant tiré les leçons de leurs divisions le 9 avril : la présence de deux listes concurrentes encouragea une abstention plus forte qu’à l’accoutumée dans cette population, et une chute de leur représentation à dix sièges. La nouvelle liste unifiée devrait permettre aux dirigeants arabes de faire valoir tout leur poids politique auprès des leaders de l’opposition qui, sans la neutralité bienveillante des premiers, ne disposeront jamais des 61 mandats qu’il faut pour former un gouvernement. La modernisation de la société arabe israélienne se heurtera parfois aux discriminations pratiquées dans certains secteurs de la société juive. L’évolution sera freinée dans des familles encore marquées par le conservatisme et le patriarcat.

Mais le mouvement est irréversible et sa traduction parlementaire également : les Arabes israéliens jouent et joueront un rôle de plus en plus important sur la scène politique.

Ce qui pose un redoutable défi à l’opposition : sauront ils accueillir en leur sein, sous une forme ou sous une autre (au gouvernement par exemple), ces Arabes dont beaucoup n’hésitent plus à se définir comme « Palestiniens d’Israël » ou « Palestiniens » tout court ?

Les ultraorthodoxes, l’Etat et la religion

Pour les ultraorthodoxes, l’enjeu est bien différent : leur nombre en forte croissance leur confère un poids politique dont ils usent. Ils en abusent aussi souvent, ce qui pourrait conduire à leur mise à l’écart. Avec plus d’un million de personnes, les ultraorthodoxes représentent 11 % de la population israélienne. Avec six enfants en moyenne par famille, leur nombre devrait continuer à progresser fortement, et les démographes travaillent sur l’hypothèse d’une population comportant 30 % d’ultraorthodoxes en 2050. Mais cette société connaît elle aussi une révolution, ou plutôt trois révolutions. D’abord la révolution par le travail. Nombre de familles ultraorthodoxes refusent désormais de stagner en dessous du seuil de pauvreté (où près de 50 % d’entre elles se situent). Depuis 2015, on compte une majorité d’hommes ultraorthodoxes – qui auparavant se consacraient uniquement à l’étude de la Thora – participant au marché du travail. Ils n’y occupent plus seulement les emplois traditionnels dans leur communauté (rabbins, éducateurs, sacrificateurs rituels, surveillants de la cacheroute…). Des établissements d’enseignement supérieur les accueillent et les forment à des professions qui jusqu’à présent étaient pour eux inaccessibles (avocats, ingénieurs, médecins…). Le secteur de la haute technologie, locomotive de l’économie israélienne qui souffre d’un manque de main d’œuvre, les forme et les emploie, d’autant que leur culture talmudique les dote de capacités d’analyse peu communes. Les femmes ultraorthodoxes ne sont pas en reste. Si elles exercent encore des métiers d’éducatrice dans leur communauté, elles accèdent aussi, grâce à des formations supérieures, à des professions libérales ou à des emplois d’encadrement dans le secteur public ou privé. La seconde révolution en cours chez les ultraorthodoxes est celle d’Internet : en dépit des interdictions des rabbins, jeunes et moins jeunes ont accès sur la toile à des mondes qui leur étaient inconnus. La troisième révolution est une conséquence des deux précédentes : de plus en plus de jeunes, et même des familles entières, quittent la société ultraorthodoxe pour vivre avec les autres Israéliens4.

Nul doute que ces convulsions de la société ultraorthodoxe inquiètent ses dirigeants, et renforcent leur dogmatisme lors des négociations avec les partis de droite.

Les deux formations ultraorthodoxes, Yaadout ha Thora (Judaïsme de la Thora, parti ashkénaze) et Shas (Gardiens séfarades de la Thora) avaient emporté huit sièges chacun le 9 avril 2019. Ces seize sièges étaient indispensables à Binyamin Netanyahou pour former un gouvernement. Les deux partis en profitèrent pour exprimer haut et fort leurs exigences : respect scrupuleux du shabbat (interdiction d’ouverture des magasins, des transports, des travaux publics… le jour sacré) ; maintien de la dispense de service militaire pour « leurs » jeunes ; non reconnaissance des mariages, des conversions et de toutes les activités des courants non orthodoxes du judaïsme (libéraux et conservative) etc. Las ! Un petit parti laïc emmené par un leader brutal et déterminé devait ruiner les espérances des « hommes en noir »5.

 *  *  *

Le 17 septembre 2019, les Israéliens ne choisiront pas seulement des députés. En redonnant ou non une majorité au leader du Likoud, ils diront s’ils entendent vivre dans une société fondée sur une interprétation rigoriste du judaïsme, ou s’ils sont prêts pour une nouvelle aventure dans un Israël juif et démocratique. Juif, mais démocratique : un pays où les Juifs acceptent de donner à leurs concitoyens arabes toute leur place. Ce qui impliquerait aussi de faire les concessions nécessaires à la solution du conflit avec les Palestiniens. Nul doute que beaucoup d’électeurs, en proie à ce rude dilemme, hésiteront beaucoup avant de glisser leur bulletin dans l’urne.  

Philippe Velilla
Docteur en droit, enseignant à l’Université européenne des études juives (UNEEJ) et dans plusieurs institutions israéliennes. Régulièrement invité à commenter l’actualité sur I24News, il collabore à plusieurs revues. Dernier ouvrage paru : Israël et ses conflits (Le Bord de l’Eau, 2017).

———-

  1. Nom du documentaire réalisé sur le leader de la droite israélienne par Dan Shadour et diffusé le 8 avril 2019 par Arte sous le titre : « King Bibi. Binyamin Netanyahou ou la passion du pouvoir ». Voir aussi l’article « King Bibi, Binyamin Netanyahu : a parable of modern populism », The Economist, 30 mars 2019 (en anglais).
  2. La première, dite « dossier 1000 » est relative à des cadeaux reçus par la famille Netanyahou pour près de 200 000 euros de la part de milliardaires ; la seconde dite « dossier 2000 » concerne les démarches du Premier ministre sollicitant du propriétaire du principal quotidien payant une meilleure couverture médiatique ; la troisième, dite « dossier 4000 », est de même type, mais de plus grande ampleur mettant en jeu l’opérateur historique des télécommunications et son influent site d’informations.
  3. Voir notre article « Menaces contre la démocratie israélienne », Diplomatie n° 81, juillet/août 2016.
  4. Florence Heymann, Les déserteurs de Dieu, Grasset, 2015.
  5. Ilan Greilsammer, Les hommes en noir. Essai sur les partis ultra-orthodoxes, Presses de la FNSP, 1991.