Plus que centenaire, La Revue Politique et Parlementaire entre désormais dans le "Club" restreint des revues et publications nées au siècle dernier, alors que nous venons d'aborder l'année 2011. L'exploit est amplifié, dans la mesure, où cette longétivité correspond au XXè siècle avec ses tragédies, ses guerres, ses évolutions ou révolutions et que le contenu de la revue est tout simplement une tranche d'histoire, de France ou du monde.
La RPP a survécu à trois républiques et à deux guerres mondiales ; ses auteurs et ses collaborateurs font donc partie de notre "Panthéon" politique : ainsi Jules Simon, Alexandre Ribot, Waldeck-Rousseau - qui fut l'un des premiers actionnaires - Léon Bourgeois, Raymond Poincaré, Paul Doumer, René Viviani, Paul Deschanel, etc... ont été parmi ceux qui, chefs de gouvernement ou présidents de la République, ont su apporter leur contribution à cette revue.
Dans les années trente, un militaire tel le colonel de Gaulle y a exposé ses conceptions de la guerre mécanisée, reprises à leur compte par les allemands en 1940, ou plus tard un économiste comme Jacques Rueff, y a défendu les vertus de l'étalons-or. Tous les hommes politiques de la quatrième République, que ce soit Vincent Auriol, Guy Mollet, Edgar Faure, Edouard Bonnefous, Mendès France ou Paul Reynaud ont pu s'y exprimer, rejoignant ainsi ceux qui ont dirigé ou dirigent le pays, tels Georges Pompidou, Valery Giscard d'Estaing ou François Mitterrand, ou ceux qui sont les acteurs de notre débat politique d'aujourd'hui tels Philippe Séguin, Jacques barrot, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn, Marie-George Buffet, Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Martine Aubry, Noël Mamère, Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy, Pierre Lellouche, jean-Louis Bourlanges, Pierre Moscovi, Arnaud Montebourg, François Hollande, etc.
Les intellectuels qui réfléchissent sur notre société ont également droit de cité dans la revue, comme l'ont prouvé Raymond Aron, Bertrand de Jourvenel, Jean Rostand, Alain Touraine, Alain Finkielkraut, Dominique Wolton, Hélène Carrère d'Encausse, Didier Maus, Christian de Boissieu, Antoine Sfeir.
Ainsi tour à tour du côté du pouvoir et de l'opposition, la revue Politique et Parlementaire, témoin perspicace et attentif de la scène politique, a toujours prôné les valeurs de la république, ce qu'a confirmé son refus de paraître pendant la période de l'occupation allemande.
Aujourd'hui, avec des collaborateurs issus de tous les horizons, de toutes les disciplines, la Revue Politique et Parlementaire a pour public principal, la "classe politique", c'est-à-dire les 1000 parlementaires français et européens, leur assistants et collaborateurs, les hauts fonctionnaires qui travaillent dans toutes les institutions françaises, qu'elles soient nationales, régionales, européennes ou mondiales. La Revue est également lue et reconnue par les décideurs des plus hautes organisations internationales ainsi que par un public d’universitaires et de chercheurs.
Et, grâce à ses numéros spéciaux ou hors séries, davantage axés sur l’actualité économique et sociale, la Revue Politique et Parlementaire se fait de plus en plus connaître et apprécier auprès des chefs d’entreprises du CAC 40 tout comme auprès des institutions et organismes économiques et financiers qui encadrent le monde des affaires.
Tirée à 4500 exemplaires, appréciée à l'étranger, elle tente de favoriser des confrontations entre spécialistes et souhaite mettre en relief des points de vue nouveaux sur la Cité, la société ou les grandes quéstions internationales.
Historique
Créée en 1894, par Marcel Fournier, avec le soutien de Waldeck Rousseau, la Revue Politique et Parlementaire est née d'une nécessité. La République qui se propose alors d'assumer le destin collectif du peuple français à l'histoire déjà glorieuse, souffre d'une contestation minoritaire mais violente. Ceux qui alors s'efforcent de la défendre avec leurs articles et leurs analyses témoignent dès le début de l'aventure de la Revue Politique et Parlementaire, d'une belle intelligence.
Ils auraient pu juger utile de disserter sur les pouvoirs, les équilibres mutuels, leurs travers ou leurs bienfaits. Mais plutôt que d'épouser cette pente théorique, les animateurs de la revue choisirent dès le début d'affronter directement la société, ses difficultés et de ne traiter des questions purement politiques qu'au travers des attentes des citoyens. Ainsi, tout au long du siècle, modifiés seulement par la conjoncture et l'environnement politique, s'égrennent des articles concernant le temps de travail, la protection sociale, la fiscalité, l'administration de la justice, la place et le rôle de l'Etat dans une société moderne, la vertu dans l'action politique - les institutions - scrutin majoritaire contre "R.P." - l'accès au logement, etc..
Si l'analyse explique le passé, elle commande aussi un peu l'avenir. A côté d'observations purement politiques - mouvements électoraux, questions institutionnelles - doivent figurer les problèmes que suggère l'époque. La place nouvelle que prend l'action de la justice dans le pays devra être analysée, expliquée, débattue avec leurs corollaires : corruption de la sphère publique, modalités d'une décentralisation harmonieuse, critères de moralité. L'immigration et l'évolution des banlieues, la délinquance et l'habitat, occuperont probablement une large place dans la société et donc, dans la RPP. Il s'agit au fond, pour le siècle passé comme pour le futur, des mêmes problèmes, maintes fois posés et sans cesse renouvelés par les attentes changeantes des citoyens, la modification des échelles de valeurs, si ce n'est, à des moments cruciaux de l'histoire de la collectivité, des valeurs elles-mêmes, l'apparition enfin de nouveaux modèles, de mythes, de références…
La Revue Politique et Parlementaire
ANNONCE
DISSÈQUE
REPLACE LES ÉVÈNEMENTS DANS LA GÉNÉALOGIE DES IDÉES
POLITIQUES
La réflexion de fond engagée par la Revue Politique et Parlementaire est d'une urgente nécessité.
Le lecteur curieux trouvera là à satisfaire sa soif de comprendre les aspects structurels et les raisons profondes des grandes évolutions de la France d'aujourd'hui. La direction pluraliste, accepte la critique intelligente, cultive la diversité brillante et recherche le débat de fond.