L’édito d’Arnaud Benedetti avec notre partenaire Radio Orient

Un an, voici presque un an que le pays est confronté à une pandémie dont il ne parvient pas à sortir. Non que la France soit la seule à se débattre dans cet entrelacs d’incertitudes, mais force est de constater qu’à ce stade, plus qu’ailleurs, les pouvoirs publics n’offrent aucune autre perspective de visibilité que celle de leurs atermoiements, tâtonnements, et aussi dénégations.

Et si la Grande Mosquée de Paris s’appelait demain « Mosquée Marie mère de Jésus » ?

La Grande Mosquée de Paris pourrait-elle s’appeler, demain, « Mosquée Marie mère de Jésus »? Est-ce un pari impossible, un vœu utopique ? C’est, incontestablement, une gageure, mais une éventualité, néanmoins, plausible, et donc une  proposition à soumettre au nouveau recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems Eddine Hafiz, un talentueux avocat qui vient de succéder au docteur Dalil  Boubakeur.

La « Constitution sociale » de la Ve République

Lors du colloque anniversaire de la Constitution de la Ve République organisé en septembre 2018 à l’ENA par la Fondation Charles de Gaulle et l’Université PSL, j’ai été invité à répondre à la question de savoir s’il existe une « constitution sociale implicite de la Cinquième République ». La réponse à cette question tient en deux mots : oui, mais… Oui, une telle constitution sociale existe indéniablement. Mais elle a perdu de sa robustesse.

Le Grand Liban dans l’opinion publique – Éclairage sur les pétitions des archives françaises

Né suite à une série d’évènements allant de 1918 jusqu’au premier septembre 1920, date de sa déclaration par le Général Gouraud, le Grand Liban a été le fruit de concordance de faits, de volontés et de conflits. Autant de circonstances qui ont impliqué les groupes socio-politiques locaux et les instances politiques de l’époque, à l’échelle […]

Touche pas à mon Molière

L’annonce récente d’une réécriture des pièces de Molière a suscité une levée de boucliers dans les milieux intellectuels. C’est un tweet de France Culture qui a déclenché les hostilités : « Des jeunes auteurs et autrices vont réécrire les pièces de Molière pour que les élèves puissent y avoir accès plus facilement, ou du moins, d’une manière nouvelle. La langue de Molière est-elle devenue trop ardue pour les écoliers d’aujourd’hui ? »  Présenté comme cela, la crainte peut paraître légitime de sacrifier l’exigence sur l’autel de l’accessibilité.

Le Grand-Liban 1920-2020… Un très triste centenaire

« C’est en guenilles noires et sur un air de requiem que la République libanaise s’apprête à fêter dans quelques jours l’anniversaire de la proclamation du Grand-Liban par la France du général Gouraud, le 1er septembre 1920 »1. C’est par ces mots sombres que décrit Michel Hajji Georgiou, le Liban à la veille du Centenaire. En effet, c’est le ressenti général trois semaines après l’explosion cataclysmique du 4 août 2020 qui a meurtri Beyrouth, son port, ses fenêtres, ses sourires, ses couleurs et son âme… Le Centenaire est donc placé sous le signe de la tristesse et du deuil. Le président français Emmanuel Macron qui devait se rendre au Liban pour les festivités du Centenaire, s’est finalement retrouvé sur les ruines de Beyrouth, deux jours seulement après l’explosion, désormais désignée comme « Beirutshima ». Un très triste Centenaire… mais comment en sommes-nous arrivés là ?

Le rôle du Patriarcat maronite dans la création de l’Etat du Grand Liban

Le Liban a célébré dans la tourmente le premier centenaire de sa fondation. Il est actuellement secoué par une crise profonde, à facettes multiples, qui remet en question son régime politique, le confessionnalisme, et même son existence. Les promoteurs de cet État, créé en 1920 sous le nom de Grand Liban, étaient, d’un côté, le Conseil administratif de la moutaçarrifiyyat de 1861 et ses habitants, à leur tête le patriarche maronite, et de l’autre, la France, puissance mandataire et amie séculaire. C’est le concours de tous ces acteurs qui a permis au projet d’aboutir. Mais le patriarche maronite, Elias Houayek, y a joué un rôle décisif auquel nous consacrons cette étude.

De la baie des Anges au cimetière de l’Est ?

Sur la carte de notre belle France, qui est passée en l’espace de quelques jours d’un manteau de neige sibérien aux effluves balsamiques d’un printemps précoce aux allures de mirage, des clignotants funestes semblent s’allumer pour renvoyer les politiques et les experts en charge de trouver des parades à la pandémie qui nous paralyse, tel le cobra dansant devant ses proies, à leur implacable responsabilité. Par Eric Cerf-Mayer.