Intelligence artificielle, reconnaissance faciale et gestion de l’humain : entre éthique, raison et émotion

Le Président Macron vient d’annoncer une ouverture de crédit de 1,5 milliard d’euros d’ici 2021 dédiés à l’intelligence artificielle (IA). Dans le même temps s’amorce Alicem, un projet de reconnaissance faciale appelé à devenir une preuve d’identité pour les démarches administratives. Avec cette innovation la France serait le premier pays européen à utiliser cette technologie. Réaction de Christine Dugoin-Clément, analyste pour le think tank CapeEurope et chercheur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

« L’obscurantisme fait que la parole de la science est de plus en plus inaudible »

Depuis 1978, le Comité de défense des scientifiques agit face aux nombreuses violations des droits de l’homme dont sont victimes, à travers le monde, les femmes et hommes de science. Dans une interview qu’il nous a accordée, Édouard Brézin, co-président du Codhos, revient sur le concept de droits de l’homme, évoque sa remise en cause, y compris par les sociétés qui les respectent, et s’inquiète de la montée de nouvelles formes d’obscurantisme fondées sur le rejet du progrès.

Où va la droite grecque ?

Le treizième congrès de la droite grecque, la Nouvelle Démocratie au pouvoir depuis juillet dernier, qui a eu lieu fin novembre 2019, a été l’occasion pour son leader, le premier ministre Kyriakos Mitsotakis, de présenter une « nouvelle physionomie » de son parti. Une formation qui a pu résister, pendant les dix années passées de la crise grecque (2008-2018), à la vague contestataire qui a balayé la scène politique, et surtout les socialistes du Pasok en les remplaçant par la gauche radicale du Syriza. Analyse d’Andreas Pantazopoulos.

Amazonie : « L’écosystème est en danger »

Aloha Nùnez, ministre venezuelienne du Pouvoir populaire des Indigènes, est revenue sur les récentes actualités en Amérique du Sud, notamment les incendies dans la forêt amazonienne. Présente à Paris à l’occasion de la Conférence générale de l’UNESCO (qui accueillera des délégations de 193 pays), Aloha Nunez tire la sonnette d’alarme concernant la protection de l’environnement. Guillaume Asskari l’a rencontrée.

Qui réclame l’intégrité scientifique ?

Plusieurs enquêtes publiées dans la presse évoquent une augmentation sensible des méconduites scientifiques sans doute accélérée par une compétition internationale exacerbée. Ce constat a amené de nombreux pays et institutions qu’ils financent à s’intéresser à la problématique de l’intégrité scientifique. En 2016, Pierre Corvol s’est vu confier une mission par le secrétaire d’État en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche afin de proposer des solutions opérationnelles innovantes.

La science entre fake news et instrumentalisation

La science est actuellement dans une forte zone de turbulences. Parce que l’analogie trop hâtive entre la science et le progrès amène inéluctablement des désillusions sur l’incapacité « scientifique » à répondre aux nombreux défis, notamment environnementaux, de notre planète. Parce qu’il est de plus en plus délicat de délimiter une frontière entre ce qui relève réellement d’une démarche scientifique, enfin parce que celle-ci représente un enjeu de combat entre intérêts divergents, ce qui entraîne fréquemment une reprise de l’argument scientifique dans une perspective de légitimation d’un propos, la science se retrouve alors instrumentalisée dans un champ de controverses.