L’antisémitisme appartient aux antisémites

En attribuant la montée de l’antisémitisme aux dirigeants israéliens, puis en appelant davantage de « voix juives » à s’élever pour la freiner, Ségolène Royal accomplit un étrange déplacement de responsabilité. L’antisémite s’efface peu à peu du tableau tandis que ceux qu’il vise y entrent. Pourtant, une règle élémentaire de l’antiracisme devrait suffire : la haine appartient d’abord à celui qui la porte.