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dans Culture, N°1116

Saint John Philby Et le pétrole d’Arabie devint américain…

Alain MeiningerParAlain Meininger
12 mars 2026
Saint John Philby Et le pétrole d’Arabie  devint américain…
Tribune

Nous poursuivons notre série consacrée aux écrivains-espions avec Saint John Philby, diplomate  accompli et explorateur érudit dont le parcours – de Cambridge au Pendjab et des bureaux de l’Intelligence Service aux palais d’Ibn Saoud – raconte les mirages et les fractures d’un Moyen-Orient en recomposition à la chute de l’Empire ottoman.

« Je dois à Joseph Kessel d’avoir été présenté à Saint John Philby, un soir dans les années trente à Djeddah. Si je m’en souviens aussi bien c’est que Kessel a le don d’effacer à la fois le temps et l’espace ». L’image, attribuée à Montety, nous alerte sur le resserrement de la mémoire du monde.
À Cambridge, Philby eut pour camarade d’études Jawaharlal Nehru, qui deviendra Premier ministre de l’Inde en 1947. Dans son autobiographie, le Britannique se dit le « premier socialiste » à avoir rejoint l’Indian Army en 1907 à Lahore. Il aura le temps de changer jusqu’à tenter une candidature d’extrême droite aux Communes en 1939, avec à la clé, dans le contexte, des ennuis dont le tirera son ami John Maynard Keynes.
Faut-il y voir un signe ? Son fils Kim, dont il est resté très proche jusqu’à la fin, ainsi prénommé en hommage à Rudyard Kipling, fut l’un des « magnificent five » de Cambridge qui trahit au profit de l’URSS dans les années de guerre froide.

Brillant dilettante

Fils d’un planteur de thé ayant fait faillite, Harry St John Bridger Philby, connu également sous les noms de Jack Philby et de Sheikh Abdullah, est né le 3 avril 1885 à Ceylan et mort le 30 septembre 1960 au Liban. Entré comme boursier à Cambridge, doté de dons linguistiques peu communs, il y apprend l’ourdou, le penjâbi, le baloutche, l’arabe et le perse, intègre ce corps d’élite qu’est le service civil des Indes et commence le parcours classique des aventuriers britanniques de l’ère victorienne finissante. Diplomate, espion, explorateur, écrivain, collectionneur scientifique, archéologue à l’occasion, il fut aussi un ornithologue amateur mais éminent et donna son nom à la perdrix de Philby (Alectoris philbyi), espèce endémique des hauts plateaux et pentes rocailleuses du sud-ouest saoudien. Il arrive que l’on s’interroge sur les liens que cet esprit, certes ouvert et curieux de tout, ait pu trouver ou imaginer entre le volatile du Golfe Persique, la nature rugueuse des lieux et la brutalité des affrontements des hommes qui les habitent. Présence parallèle sur place d’un autre univers, intemporel, quasi-silencieux, étranger aux querelles des hommes et de l’Histoire mais néanmoins relié par un continuum à l’éternelle quête de la beauté qui anime le vivant. Le récit de la Genèse est sans couture. Mais Philby était-il conscient que cette incongruité aurait pu, à la fin des fins, demeurer la trace ultime mais infime et anecdotique de son passage sur place ?

Quoi qu’il en soit, à ce moment, le « Grand Jeu » aimante, l’Armée des Indes façonne un état d’esprit, presque une façon d’être au monde dont des traces  perdurent dans les cénacles militaires britanniques aujourd’hui. Les littérateurs anglais délaissent les récits des bas-fonds londoniens pour explorer les ressources métaphoriques dispensées ad libitum par l’innocence et l’authenticité supposées d’un monde sauvage, exempt, pour un temps encore, de contamination civilisationnelle. Mowgli, Baloo, Shere Khan et la symbolique ésotérique du Livre de la jungle se substituent à Jack l’éventreur et aux aventures burlesques de Monsieur Pickwick. L’aura de Rudyard Kipling, autre natif de l’Inde britannique, s’apprête à traverser le XXe siècle flanqué de son cortège de louanges et d’interrogations, désormais plus ou moins biaisées par l’air des temps nouveaux. En tiendrait-il encore aujourd’hui pour le caractère à jamais séparé des civilisations ? Il est rare que la postérité sorte indemne des extrapolations faites par certains exégètes s’estimant autorisés.

L’appel du désert

À cette époque, sur la diagonale qui mène du Trinity College de Cambridge au Pendjab, le dilettantisme éclairé est bien porté. Mais, contrairement au colonel Lawrence qui eut l’intuition du titre de son grand œuvre en rêvassant à l’été 1917 en Jordanie, dans la vallée désertique du Wadi Rum, devant une montagne semblant vaguement reposer sur sept piliers, a priori nulle révélation de ce genre ne semble avoir cristallisé un tel processus créatif chez Philby. À l’opposé d’une idée utile à la dramaturgie du film de David Lean, Lawrence, dissuadé par Aouda Abou Tayi, le chef de la tribu bédouine des Howeitats, n’a pas traversé le Néfoud, réputé dangereux, à la tête de son armée arabe mais a pris Akaba à revers, le 6 juillet 1917, après avoir suivi une longue et difficile route terrestre en lisière du désert. Des châteaux des Normands au Krak des Chevaliers, il s’était fait à Oxford un début de notoriété en archéologie militaire. Il ne lui avait pas échappé qu’à Akaba, les canons des fortifications ottomanes étaient tournés vers la mer dans la crainte d’une attaque de la flotte britannique. Une gloire était née.

Le Rub Al-khali : la terreur et le mystère

Philby, lui, peut s’enorgueillir d’avoir fran–chi en 1932 l’hostile Rub al-Khali ou quadrilatère du vide soit la plus grande étendue de sable ininterrompue au monde. Rencontra-t-il, au cœur de ce fameux « Empty Quarter », ce « Quart vide », les peuples dont font état des légendes aussi erratiques qu’insaisissables telles ces tribus juives réfugiées là depuis Saül ou cette peuplade mythique d’Arabes blancs aux yeux bleus dont nul ne saurait attester la provenance non plus que l’existence ? Presque aussi peu probable que de retrouver des traces de la ville légendaire d’Iram, la « Cité aux mille piliers », en lieu et place des cratères météoritiques de Wabar, bien localisés, eux, par Philby. Cette intrépide traversée de Riyad à Djeddah lui valut, quoique il ne fût pas le premier occidental à l’accomplir, la médaille d’or de la Royal Geographical Society. Il semble qu’il ait été néanmoins blessé dans son orgueil du fait, qu’un an avant lui, Bertram Thomas, explorateur et diplomate à la carrière similaire, avait parcouru une partie des 650 000 km2 de cet enfer terrestre et de ses dunes mouvantes de sable rouge orangé, colorées de feldspath, hautes de 200 mètres et plus, déplacées en permanence par le vent. Thomas en avait tiré un récit de voyage, Arabia Felix.

Arabie heureuse…

Venu le visiter à Djeddah où il est installé dans l’ancienne résidence du gouverneur turc, Kessel comme Cave Brown plus tard donnent à imaginer une ambiance « conradienne ». Dans le Beit Bagdadi c’est Kurz « Au cœur des ténèbres » ; Philby vit entouré de petits singes dressés à la garde, enchaînés à la porte. L’homme continue son activité d’explorateur scientifique, géographe et lettré. Dès 1930, fraîchement converti à l’islam, il trace lui-même en voiture et à dos de chameau, de nouveau au cœur du Rub al-Khali, la frontière entre l’Arabie saoudite et le Yémen. Plus tard, en 1953, il participe à une expédition à Qumran à l’occasion de laquelle furent retrouvés une partie des manuscrits de la Mer Morte. L’ensemble de ces activités contribue à sa renommée naissante comme explorateur. Sans doute était-il plus écrivant qu’écrivain, mais il aura commis une bonne quinzaine d’ouvrages traitant de l’Arabie saoudite, sa géographie, ses ressources pétrolières, son histoire, ses populations et leurs coutumes, l’islam saoudien, Harun al-Rashid, le pays de Midian, etc.

St John Philby versus Thomas Edward Lawrence

À cette époque, l’archéologie, agrémentée si nécessaire de quelques hobbies annexes pour dissiper les soupçons, est dans cette région une excellente « couverture » pour le renseignement. Peut-on imaginer meilleur instructeur pour cette activité – qu’au-delà des clichés quelque peu éculés, l’aristocratie britannique éleva un temps au rang de métier de seigneur – que la « Reine de Mésopotamie », Gertrude Bell, qui conseillera aussi le colonel Lawrence et fut souvent surnommée le Lawrence d’Arabie en jupons. De par sa formation administrative, Philby fut avant tout un technocrate et un visionnaire ; plus romantique et rêveur, quelquefois déconnecté des réalités, Lawrence est souvent perçu comme un poète. Il n’en laissera pas moins un legs intellectuel important en tant que théoricien de l’insurrection dont Giap, Raoul Salan et d’autres tireront, à leur manière, profit. Interrogé sur leur rivalité, Philby répondra « Nous étions arcades ambo – des sots tous les deux ». Peut-être faisait-il allusion, suite à la révélation des accords Sykes-Picot, à leur commune circonspection devant la duplicité des promesses européennes faites aux pays arabes.

Officier de renseignement : la trahison dans le sang ?

L’histoire ne dit pas si la trahison était incluse dans leur formation ou déjà présente dans les gènes de Philby. Mais l’histoire retiendra que ce dernier qui, dès ses débuts dans la carrière à Rawalpindi puis à Shahpur, se singularisera par l’expression d’opinions ouvertement socialistes, a trahi, au moins par connivence familiale, alors que Lawrence, parfois incontrôlable, n’alla guère plus loin que désobéir. En 1997, Anthony Cave Brown publia Philby père et fils : la trahison dans le sang. Quand éclate la guerre civile en Espagne, Philby obtient que son fils, en passe d’être hameçonné par le Guépéou – mais le père le sait-il ? – soit nommé correspondant de guerre du Times sur place. De même, recommande-t-il Kim à Valentine Vivian, premier chef de la section V du MI6, dédiée au contre-espionnage qui, en recherche de sang neuf, le recrute. Il présentera également son fils, pour faciliter sa carrière, à l’ensemble de son réseau moyen-oriental comme le président du Liban, Camille Chamoun, ce qui n’empêchera pas Kim d’espionner son père à la fin de sa vie à la demande du MI6.

En Inde, Philby débute dans le renseignement intérieur de l’Empire, affecté à la surveillance des indépendantistes, islamistes en particulier. Puis, la guerre le pousse d’Inde à Bassorah dont les champs pétrolifères intéressent la Royal Navy et de Bassorah à Bagdad, où Percy Cox, l’officier en charge des affaires politiques de la force expéditionnaire mésopotamienne, le prend comme responsable financier. Il opère encore sous l’autorité de Gertrude Bell. La « Reine de Bagdad » le perfectionne dans l’art du renseignement. L’objectif est d’organiser la révolte arabe contre la tutelle ottomane et d’assurer la protection des réserves pétrolières irakiennes. En 1921, il est nommé responsable des services secrets britanniques pour la Palestine mandataire, correspondant à la Jordanie, Israël et aux territoires palestiniens actuels. Il rencontre Allen Dulles, son équivalent américain d’alors, qui deviendra, de 1951 à 1963, le premier directeur civil de la CIA. Fin 1922, il se rend à Londres pour faire état de la situation locale ; il rencontre Churchill, George V, le Prince de Galles, le baron Rothschild, Chaïm Weizmann qui obtint de Lord Balfour la célèbre déclaration et fut le premier président d’Israël.

La géopolitique du pétrole

Le canal de Suez et les ressources pétrolières se substituent peu à peu à la Khyber Pass dans les priorités de Londres à l’est d’Aden. En octobre 1917, la révolte arabe, obsession du renseignement britannique, est lancée avec la promesse de créer une fédération panarabe depuis Alep jusqu’au Yémen. Dichotomie héritée ou duplicité assumée, deux administrations se partagent le dossier. L’Arab Office au Caire où Lawrence en tient pour la dynastie hachémite, entre en rivalité avec le Political Department de l’Indian Office de Bombay, installé à Bagdad où Philby se fait l’ardent défenseur d’Ibn Saoud, lequel poursuivra ses conquêtes en prenant le Hedjaz et le Nejd à Hussein et se proclamera gardien des lieux saints. Devenu l’éminence grise du futur roi d’Arabie, Philby contribue au pacte de non-agression entre Ibn Saoud et le Royaume-Uni tout en estimant pouvoir conserver pour Londres la voie maritime Suez-Aden-Bombay. En 1931, il demande au philanthrope américain Charles Crane, opposant notoire dès 1919 aux mandats français et britannique au Proche-Orient, d’évaluer le potentiel minier du royaume.

La corne d’abondance saoudienne

Reçu à la cour d’Ibn Saoud, Crane conclut un accord sur l’exploitation pétrolière et fait appel pour la prospection à l’ingénieur minier américain Karl Twitchell. La suite, connue, s’enchaîne inexorablement ; en mai 1933, Philby organise un appel d’offres dont il fait en sorte qu’il soit remporté par la Standard Oil of California à des conditions avantageuses pour le royaume saoudien. Cette concession de 60 ans accordée à la SOCAL est l’acte fondateur du déclin de l’influence britannique dans la région au profit des États-Unis. En 1936, Philby représente le Royaume saoudien dans la négociation avec la SOCAL et Texas Oil qui aboutira à la naissance de l’ARAMCO. Le 14 février 1945, Roosevelt, retour de Yalta, passe avec Ibn Saoud, sur le croiseur USS Quincy, mouillé sur le grand lac Amer au milieu du canal de Suez, un accord informel, le pacte du Quincy, qui synthétise pour l’avenir les grandes lignes des relations américano-
saoudiennes dans les domaines stratégique et pétrolier. L’aventure philbienne touche à sa fin. À soixante ans, il se remarie avec une jeune fille achetée sur le marché aux esclaves de Taëf. En 1955, réconcilié avec la monarchie saoudienne, Philby revient vivre à Riyad. En 1960, lors d’une visite à son fils Kim à Beyrouth, allongé sur son lit, il prononce « Mon Dieu, je m’ennuie » et meurt. Il est inhumé au cimetière musulman de Beyrouth.

Alain Meninger

Alain Meininger

Administrateur hors classe, directeur de projet au ministère de la Défense. Détaché́ au début des années 2000 auprès du Secrétariat général du Conseil de l'Union européenne. Auteur de nombreux articles de questions internationales et de défense. Ancien maître de conférences à l'ENA et à l'EOGN, enseignant à l'IRIS, membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica et du Comité éditorial de la Revue Politique et Parlementaire où il anime la rubrique Culture.

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