Invisibles : que se cache derrière nos masques ?

Le symbole est ce qui relie deux faces d’une même réalité. Il y en a une visible, une cachée. Telle une pièce de monnaie, le symbole essaie de figer ce qui, sans quoi, ne fait que passer : un signe indiciel. Il relie passé, présent et donne sens ou direction pour l’avenir. Il intègre au collectif partageant le repère. Après survenance de l’évènement fondateur dit symbolique, pour marquer, durer, se succèdent les rites. Ils allient présence physique et visibilité des participants, pour célébrer l’invisible. Autour de l’icône, il y a commémoration ; autour de la pièce de monnaie, il y a échange… Par Olivier Rouquan Politologue, constitutionnaliste.

Data analysis, la science des données est devenue un art

Depuis vingt ans, l’ingénierie de la data s’est appliquée à traiter de façon industrielle le flot ininterrompu de données émanant des individus connectés. Ce traitement rationnel et précis a consisté à tamiser soigneusement les informations puis à les enfermer dans des boites étiquetées. Ce travail de titan mobilise une énergie considérable. Il demeure rentable et a généré plusieurs innovations de rupture, notamment dans le domaine du marketing politique.

Dans l’éducation, le jour d’après, c’est maintenant

Hic et nunc, depuis l’antiquité en passant par la renaissance, philosophes et humanistes appellent à vivre en étant ancrés dans la réalité présente, en l’absence d’illusion. « Le jour d’après » est un des mythes qui servent de catalyseurs à notre quête de sens et à nos aspirations de changement. Dans l’éducation, « Le jour d’après » c’est aujourd’hui. Par Vincent Mangematin, doyen et directeur académique à Kedge Business School

Didier Raoult, un grand médecin et un grand scientifique, imperméable au « politico-scientifiquement » correct

Attaqué par certains, défendu par d’autres, Didier Raoult n’aura laissé personne indifférent en France durant la crise du Covid-19. On passera en outre sur les commentaires de ceux qui, dans la « communauté scientifique », ont qualifié ses études de « méthodologiquement pourries », ou en d’autres termes équivalents. Matthieu Creson, enseignant-chercheur, tente d’expliquer de telles réactions, qui tiennent souvent plus de la passion que de la raison.