L’édito d’Arnaud Benedetti avec notre partenaire Radio Orient

Un an, voici presque un an que le pays est confronté à une pandémie dont il ne parvient pas à sortir. Non que la France soit la seule à se débattre dans cet entrelacs d’incertitudes, mais force est de constater qu’à ce stade, plus qu’ailleurs, les pouvoirs publics n’offrent aucune autre perspective de visibilité que celle de leurs atermoiements, tâtonnements, et aussi dénégations.

La « Constitution sociale » de la Ve République

Lors du colloque anniversaire de la Constitution de la Ve République organisé en septembre 2018 à l’ENA par la Fondation Charles de Gaulle et l’Université PSL, j’ai été invité à répondre à la question de savoir s’il existe une « constitution sociale implicite de la Cinquième République ». La réponse à cette question tient en deux mots : oui, mais… Oui, une telle constitution sociale existe indéniablement. Mais elle a perdu de sa robustesse.

De la baie des Anges au cimetière de l’Est ?

Sur la carte de notre belle France, qui est passée en l’espace de quelques jours d’un manteau de neige sibérien aux effluves balsamiques d’un printemps précoce aux allures de mirage, des clignotants funestes semblent s’allumer pour renvoyer les politiques et les experts en charge de trouver des parades à la pandémie qui nous paralyse, tel le cobra dansant devant ses proies, à leur implacable responsabilité. Par Eric Cerf-Mayer.

L’édito d’Arnaud Benedetti avec notre partenaire Radio Orient

C’est un amendement introduit en catimini par le gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi organique relatif à l’élection du Président de la République qui a suscité l’ire des sénateurs. Le texte prévoyait en substance la possibilité pour les électrices et les électeurs qui en feraient la demande de pouvoir voter par anticipation via un dispositif électronique dans des bureaux de vote et à une date à déterminer par décret. L’objet affiché de l’initiative de l’exécutif était de moderniser les opérations de vote afin de faciliter la participation citoyenne.

L’irresponsabilité médiatique comme délit éthique et démocratique

Il y a un délit d’irresponsabilité médiatique lorsque que certains médias, y compris ceux qui se disent de service public, nous imposent comme inévitable et bien avant l’échéance, une confrontation Emmanuel Macron/Marine Le Pen lors des prochaines élections présidentielles. Cette imposition d’un tel duel s’opère alors que rien ne préfigure une telle confrontation.

L’édito d’Arnaud Benedetti avec notre partenaire Radio Orient

La crise totale que nous traversons a occulté un évènement dont notre régime de libertés publiques, déjà fortement bousculé, se serait sans doute bien passé. À force de s’accommoder à l’exception, on finit par l’ériger en règle commune . Pourtant trois décrets en date du 2 décembre 2020 refondant des fichiers existants, ceux de la prévention des atteintes à la sécurité publique, ceux de la gestion de l’information et prévention des atteintes à la sécurité publique et ceux des enquêtes administratives liées à la sécurité publique, ouvrent largement et au-delà de l’acceptable le champ du fichage aux convictions politiques, syndicales, religieuses…