La crise de la concession du milieu des années 80 : de l’opacité à la mise en concurrence

Jusqu’à la loi Sapin du 29 janvier 1993, les délégations de service public (DSP) n’avaient fait l’objet d’aucun encadrement normatif. L’objectif du texte est clair : favoriser la transparence et la moralisation de la vie politique et prendre en considération l’influence du droit communautaire tendant à un renforcement des règles de mise en concurrence dans le secteur public. Entretien croisé entre Michel Sapin, ancien ministre, et Olivier Babeau, économiste et Président de l’Institut Sapiens.

Des concessions oubliées au cœur de la cité : les success-stories de l’urbanisme

Tel Monsieur Jourdain, qui apprend, lors d’un échange avec son maître de philosophie, qu’il dit de la prose sans le savoir depuis qu’il peut parler, peu d’entre-nous ont conscience de vivre dans un environnement urbain façonné par la longue histoire et l’actualité des concessions d’aménagement. Plaidoyer en faveur d’un outil que l’on aurait grand tort de remiser au magasin de l’oubli, dans une période de mutations profondes.

Services publics et initiative privée : le modèle français de concession en perspective historique (XIXe-XXIe siècles)

En France, l’influence économique de l’État était et reste forte, la présente crise de la Covid-19 le confirme. Sur le long terme, les partenariats public-privé ont constitué un moyen de concilier la fonction sociale des services publics et des travaux publics, tout en limitant leurs coûts pour les citoyens

La fiscalité, « black swan » des relocalisations

C’est entendu, l’après-crise sera l’ère des relocalisations. Les « supply chain » vont se raccourcir et se rapprocher des marchés de consommation. Beaucoup y voient une chance historique d’investissements accrus en Europe et de réindustrialisation de la France et d’autres pays. Un premier obstacle a déjà été identifié : la disparition de certains savoir-faire qu’il va falloir recréer. Un autre obstacle aux conséquences aussi importantes est, lui, largement ignoré : la fiscalité.

Quelle économie pour demain ?

La crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus n’a pas de précédent et suscite de nombreuses interrogations. Faut-il encourager la dépense publique ? Doit-on annuler la dette ? La crise va-t-elle changer nos façons de consommer ? Notre modèle économique est-il viable ? Dans cet entretien croisé, Aurore Lalucq et Philippe Manière exposent leurs visions et préconisations.

« L’importance de la reprise dépendra du degré de confiance qu’auront les Français dans leur avenir »

Le contexte post-Covid était socialement complexe, nous rappelle Raymond Soubie qui craint aujourd’hui une conjonction des mécontentements. Afin d’éviter une situation explosive, le gouvernement doit davantage et mieux dialoguer avec les partenaires sociaux et les territoires, ce que semble souhaiter le nouveau Premier ministre, relève-t-il.

Entre reconfinement et guerre économique nos secteurs stratégiques sont insuffisamment protégés

Avec les nombreuses faillites d’entreprises qui approchent si nos gouvernants ne veulent pas voir se dérouler le démantèlement systématique des derniers grands bassins d’emploi de nos régions il est urgent d’agrandir le périmètre de protection des secteurs stratégiques contre les investissements étrangers les plus douteux.

Forger un « Alliage Sociétal » pour redonner un élan à la France-Entretien avec Henri-Jacques Citroën.

Héritier d’un nom prestigieux de l’industrie du XXème siècle, petit-fils d’André Citroën, monstre sacré de l’industrie automobile, Henri-Jacques Citroën, diplômé d’HEC, né à Madrid, élevé à Paris et à Mexico, européen à la Stefan Zweig, avait tout pour mener une existence bourgeoise, confortable et rangée.