Drapeaux français et australien

La première épreuve intra-européenne de l’après Brexit ?

Entre révélations incomplètes, indignations feintes et demi-mensonges, la connaissance « grand public » du dossier des sous-marins australiens évolue chaque jour. On finira peut-être par connaître les errements de la gestion de ce contrat hors normes puisqu’il portait sur la diésélisation de douze coques françaises conçues pour la propulsion nucléaire, pour les doter in fine d’armements américains. La répartition des parts de marché entre les partenaires et le jeu des indemnisations font que « Naval Group » devrait absorber le choc. D’autres aspects méritent pourtant qu’on s’y arrête.

Le festin de Balthazar, Rembrandt

Le festin de Balthazar

« C’était au cours d’un grand festin. Un festin qui durait depuis des années, des décennies, et même quatre ou cinq siècles plus probablement sans qu’on en pût dater avec certitude le commencement. Les plus grands étaient présents. Ceux des origines qu’on appelait banquiers dont les lointains ancêtres, lombards ou toscans, courtisés ou parfois dépouillés par les princes qu’ils servaient autant qu’ils se servaient eux-mêmes, furent de redoutés et prospères notables dans leurs cités d’origine. Mais étaient aussi présents leurs commensaux, marchands, armateurs au long cours, industriels, coloniaux et impériaux de tous poils, esclavagistes ou non, explorateurs de l’inutile ou conquérants cruels et plus bêtement cupides. »

Du choc des civilisations à la concurrence des modèles

L’appel récent par Joe Biden à « l’Alliance des démocraties » incite à une réflexion sur leur fragilité ; plus qu’au choc des civilisations qui n’est pas à l’ordre du jour immédiat, Alain Meininger, membre du comité éditorial de la RPP, s’interroge sur la concurrence des modèles menée par la Chine qui a pour but à terme de marginaliser l’apport civilisationnel occidental.

Il y a un an disparaissait Pierre Lacoste : in memoriam

Peu à peu, une génération née après-guerre s’efface, taraudée par une question à laquelle elle n’aura jamais pu répondre ; qu’aurait-elle fait en 1940 ? D’autres prennent la relève, cernées de fausses gloires ou d’éphémères impostures médiatiques. Il y a un an, jour pour jour, disparaissait l’Amiral Pierre Lacoste. Alain Meininger, membre du Comité éditorial de la RPP qui l’a bien connu au long de presque quatre décennies, tenait ici à honorer sa mémoire. Alors que la jeunesse exprime une quête légitime de repères, il lui a semblé utile de rappeler qui fut cet homme d’exigences qui consacra de multiples façons sa vie au service de son pays et dont le parcours apporte à coup sûr quelques réponses aux interrogations de notre époque.