• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

Emmanuel Macron est-il capable de sortir de la crise des gilets jaunes ?

Alexis PoulinParAlexis Poulin
19 mars 2019
Emmanuel Macron est-il capable de sortir de la crise des gilets jaunes ?

Alexis Poulin, fondateur du Monde Moderne, analyse la réaction de l’exécutif à l’acte 18 des « gilets jaunes ». Il y voit le syndrome d’une dérive d’un pouvoir à ses yeux devenu autoritaire, faute de vouloir changer sa ligne politique.

Voici l’acte XVIII et le retour des scènes de pillages dignes de l’acte III, que l’on pensait laisser derrière nous, se sont reproduites avec encore plus d’acuité, ce week-end tragique où le locataire de l’Elysée a préféré les pistes enneigées de la Mongie à l’exercice du pouvoir.

C’est une image qui ne s’efface pas, ce président jovial, en tenue de ski, tandis que son gouvernement peine à maintenir l’ordre dans les rues de Paris, sous un ciel d’incendie.

Amateurisme inédit en Ve République ou stratégie de pourrissement irresponsable et inefficace ? Ce gouvernement qui semble jour après jour perdre pied avec la réalité, n’en finit pas de poser question.

Le président pensait que son éloquence et sa performance théâtrale portée par le grand débat avait suffit à calmer ce peuple en jaune qu’il ne voulait ni nommer, ni voir.

Il n’en a rien été. Dans une bulle ou dans l’autre, le débat et la critique sont devenus impossibles : foulards rouges contre gilets jaunes, même le débat politique réduit à une infantilisation des idées prend les allures d’un jeu de télé réalité.

La proposition du nouveau monde portée par En marche ! était claire : en finir avec les corps intermédiaires, ringardiser les partis et les syndicats et emmener tout un pays derrière le rêve d’un startupper politique doué mais dénué d’expérience. Pour que cela fonctionne, il aurait fallu développer une stratégie de growth-hacking pour développer la base « clients » au-delà des soutiens initiaux.

Mais Emmanuel Macron n’a ni l’envie ni la capacité de devenir un président populaire.

Persuadé du bien fondé de sa démarche, il refuse de se remettre en cause où de questionner l’idéologie qui le pousse à malmener un pays réfractaire pour le faire entrer de force dans l’ère de la financiarisation globalisée.

Le hold-up de la présidentielle a réussi, mais il semble que la cavale se termine. Voici le progressisme dévoilant son vrai visage, celui d’un autoritarisme de marché, où la contestation et le débat n’a pas lieu d’être. Sans broncher, le Premier ministre a annoncé une série de mesures d’interdiction de manifestations et souhaite que la justice poursuivent les leaders autoproclamés des « gilets jaunes ». Dans une scène qui prolonge le sentiment de malaise, le président de la République, entouré d’intellectuels faire-valoir et mutiques, a annoncé vouloir « remettre un certain nombre de limites « d’interdits » sur les réseaux sociaux car ils produisent un certain « malheur » ».

Car c’est pour notre plus grand bonheur que la violence d’Etat se déchaîne sur les manifestants comme jamais depuis des semaines, car c’est pour notre plus grand bonheur que le progressisme souhaite casser le droit social et reculer l’âge de la retraite, car c’est pour notre plus grand bonheur que les hôpitaux sont asphyxiés et sans doute est-ce encore pour notre plus grand bonheur que les choix de politique fiscale augmente les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres.

Le grand débat s’est achevé ainsi dans une agréable discussion de salon, nommée pour l’occasion grand débat des idées, sans doute pour souligner l’inutilité et la vacuité des débats citoyens tenus jusqu’alors et dont les conclusions sont déjà en majeure partie écrites dans les rapports de France Stratégie.

Les horloges ne donnent plus l’heure, mais qu’importe, le maître des horloges poursuit sa route, sans écouter, sans ralentir, pour « réformer » au plus vite un pays qu’il peine à comprendre.

Nous vivons une tragi-comédie où certains de nos concitoyens ont été mutilés à vie, où la contestation sourde est devenue violente et où ceux qui hier rallaient sans trop y croire sont devenus prêts à tout pour en finir avec un système qu’ils jugent vicié et dont ils n’ont plus rien à attendre. Face au tragique, la comédie d’un ministre en goguette, d’un Président des loisirs saisonniers et d’un Premier ministre qui peine à tenir la barre d’un navire qui prend l’eau de toutes parts, il ne reste que le désespoir de ceux qui refusent de croire en cette mascarade.

Chaque semaine, ils sont des milliers dans la rue à demander une politique climatique ambitieuse, une justice sociale et fiscale et les premiers mots des ministres au sortir du grand débat ont été « recul de l’âge de la retraite » « maitrise de la dépense publique » et « interdiction de manifestation ». Qui sont ces gens que les Français ont élu ?

La stratégie suicidaire d’Emmanuel Macron, débutée à l’été 2018 par un mensonge sur l’affaire Benalla, nous conduit tous dans le précipice de la fin de son mandat.

Il est urgent de condamner la dérive d’un pouvoir devenu fou.

Alexis Poulin
Fondateur du Monde Moderne

Alexis Poulin

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Nécessaires et proportionnés, les bombardements d’Israël contre l’Iran sont justifiables au regard du droit international

Nécessaires et proportionnés, les bombardements d’Israël contre l’Iran sont justifiables au regard du droit international

ParCyprien Ronze-Spilliaert

La mort du Guide suprême du régime iranien a provoqué des cris de joie et des scènes de liesse dans...

L’industrie à 20 % du PIB européen en 2035 : un objectif absurde et irréalisable

L’industrie à 20 % du PIB européen en 2035 : un objectif absurde et irréalisable

ParSylvain Bersinger

La Commission européenne envisage de faire passer la part de l’industrie dans le PIB de l’Union européenne de 14 %...

Nous lançons le Laboratoire de Communication Politique de la Revue Politique et Parlementaire

Nous lançons le Laboratoire de Communication Politique de la Revue Politique et Parlementaire

ParPatrick Tivollier

Les mensonges constituent le terreau fertile des discours radicaux. Ils émergent de la possibilité de diverger sur les faits eux-mêmes....

Première étude : Ecologie : le non-dit

Première étude : Ecologie : le non-dit

ParPhilippe Lentschener

Cette analyse invite à regarder autrement nos débats contemporains : quelles idées d'aujourd'hui deviendront demain si banales qu'on oubliera leurs...

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Quand les députés ne votaient pas eux-mêmes
N°1116

Quand les députés ne votaient pas eux-mêmes

LFI ou l’écosystème de domination discursive
Politique

LFI ou l’écosystème de domination discursive

L’intime des puissants n’est pas neutre
Politique

L’intime des puissants n’est pas neutre

Quand le ministère de l’Éducation nationale bafoue le dialogue pour mieux imposer son arbitraire
Politique

Quand le ministère de l’Éducation nationale bafoue le dialogue pour mieux imposer son arbitraire

Le 13 magique ?
Politique

Le 13 magique ?

Qui tient encore la maison commune ?
Politique

Qui tient encore la maison commune ?

« La justice est une institution de continuité : elle a besoin de stabilité, de visibilité et de confiance »
N°1116

« La justice est une institution de continuité : elle a besoin de stabilité, de visibilité et de confiance »

Le temps de la justice
N°1116

Le temps de la justice

Article suivant
Les « Gilets jaunes » vus d’Italie

Les « Gilets jaunes » vus d’Italie

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026

Revue Politique et Parlementaire