La démocratie à l’ère digitale : espoirs, craintes et réalités

Cet article part d’un paradoxe : les premières années de ce qu’on appelle l’ère digitale correspondent à une période de remise en cause des démocraties représentatives.

Depuis une vingtaine d’années, en effet, on assiste à une multiplication d’outils numériques, principalement par Internet, qui visent à rendre la vie démocratique plus accessible et transparente.

Plusieurs pays ont introduit le vote sur Internet lors de leurs élections locales, et l’Estonie même au niveau national. Les outils numériques ont favorisé les campagnes électorales. Non seulement ils ont contribué à la visibilité des partis traditionnels, mais ils ont également donné naissance à de nouveaux partis, comme le Parti pirate, qui a conquis des sièges dans sept pays, ou le Mouvement 5 étoiles qui est devenu en quelques années le parti le plus voté en Italie. Dans les deux cas, l’utilisation du logiciel LiquidFeedback structure encore leurs prises de décision. Ces outils ont également favorisé la pratique de la démocratie directe, avec des logiciels – comme Nationbuilder – conçus pour aider les individus et petites organisations à faire campagne pour un référendum d’initiative populaire. De plus, les représentants et leurs décisions sont devenus plus accessibles. Plusieurs sites permettent de suivre l’activité des élus1, ou des assemblées législatives. Plusieurs pays ont ouvert un site de pétitions pour permettre aux citoyens de promouvoir leurs propositions2. Enfin, on assiste au développement massif des villes intelligentes (smart cities), qui rendent plus efficients les services publics urbains grâce à l’utilisation systématique de technologies numériques.

Cet ensemble riche, mais non exhaustif, d’innovations aurait dû rendre nos démocraties plus inclusives et efficientes, et leurs citoyens plus actifs et impliqués qu’ils ne l’étaient. Or, pendant cette même période, nous assistons à une tendance clairement inverse, du moins dans les anciennes démocraties. La participation électorale baisse, comme aussi le militantisme dans les partis politiques ou les syndicats. Le vote pour les partis contestataires augmente. Parallèlement, les enquêtes internationales montrent une baisse régulière de la confiance dans les hommes politiques et les parlements, de la satisfaction sur le fonctionnement de la démocratie et même, dans certains pays, une forte baisse de l’attachement à la démocratie comme régime politique, particulièrement chez les jeunes générations (Foa et Mounk 2016).

Vote électronique

Cette simultanéité des deux événements – développement des outils numériques au service de la démocratie et crise de légitimité des démocraties – peut être vue comme une causalité. Soit ces outils ont été développés pour pallier la crise de légitimité de nos régimes politiques, soit, au contraire, c’est l’introduction de la technologie numérique qui a contribué au rejet de nos institutions, par exemple en rendant les citoyens plus critiques vis-à-vis de leurs représentants. Une troisième possibilité est que les deux phénomènes sont relativement indépendants, et que, malgré une éventuelle influence positive, mais marginale, d’initiatives politiques basées sur le numérique, la crise des démocraties représentatives se poursuit, accentuée par exemple, par la crise économique.

Ces trois thèses ont été déjà soutenues, avec différents arguments. L’objectif de cet article est de faire un bilan des études menées sur le sujet, en montrant quelles thèses s’avèrent vraies, lesquelles fausses et quelle contribution peut-on attendre des outils numériques dans nos démocraties libérales.

Quelles sont les hypothèses de liens entre technologies digitales et démocratie ?

Deux effets rendent a priori les technologies digitales favorables au développement démocratique : l’effet informationnel, l’effet communicationnel.

Pour commencer, l’effet informationnel consiste à rendre moins coûteux la collecte d’informations politiques. Au cœur des régimes démocratiques la diffusion de l’information est fondamentale, notamment pour le vote, qui est le moyen d’accession au pouvoir des gouvernants, ou encore, dans les référendums, le moyen de prise de décision. Le vote permet à la fois de garantir l’égalité politique et de favoriser une évaluation raisonnable du travail de gouvernants. Il est néanmoins exercé par des non-professionnels, qui emploient une bonne partie de leur temps à d’autres occupations que celle qui consiste à s’informer sur la politique de leur pays. Or, lorsque l’information est difficilement accessible, beaucoup de citoyens se retrouvent à voter pour des enjeux qu’ils ne connaissent que très approximativement. Cette situation a deux conséquences principales.

Premièrement, le sentiment d’incompétence politique, dû à la difficulté d’accès à l’information, est l’une des causes de l’abstention (Gaxie 1978). Cela peut produire une forte inégalité parmi les citoyens puisque ceux qui ont du temps, des ressources éducatives ou une socialisation politique affichent un taux de participation électorale beaucoup plus élevé que les autres. Le taux de participation électorale chez les individus qui ont un accès plus aisé à l’information – pour faire simple les plus éduqués – a des conséquences politiques importantes puisque les élus seront alors plus intéressés à obtenir le vote de ces personnes que le vote des autres, ce qui brise le principe d’égalité démocratique (Magni Berton et Sauger 2016).

Deuxièmement, lorsque l’accès à l’information est difficile, ceux qui votent deviennent plus facilement manipulables. Il ne faut pas exagérer cet effet, puisque, indirectement, les individus finissent souvent par voter de façon similaire qu’ils n’auraient fait avec plus d’information (Lau et Redlawsk 1997). Néanmoins, lorsque nous disposons de peu d’information, toute information supplémentaire est susceptible de bouleverser notre vision des choses et, par conséquent, notre choix électoral. Au contraire, plus nous disposons de connaissances, moins chaque nouvelle information va influencer l’ensemble de ce que l’on croit (Zaller 1992). Ceci est particulièrement vrai quand il s’agit d’évaluer le bilan du gouvernement sortant. Indépendamment de son idéologie, a-t-il gouverné honnêtement ? A-t-il obtenu des résultats économiques ou sociaux à la mesure de ses ambitions ? Si les citoyens sont incapables de répondre à ces questions, comment pourront-ils inciter les dirigeants à conduire des politiques honnêtes et efficaces ?

Les technologies digitales ont sans doute fortement réduit le coût d’acquérir de l’information, notamment grâce à la diffusion d’Internet.

Un des exemples le plus célèbre de l’impact de l’accès Internet à l’information sur la politique a eu lieu en 2004 lors des attentats en Espagne. L’actuel Premier ministre Aznar, ainsi que le candidat à sa succession Rajoy, accusèrent alors les terroristes basques, pendant que la population espagnole se ruait sur Internet, en enregistrant une augmentation de 725 % du trafic. C’est par ce moyen que les premières pistes du véritable responsable, Al-Qaeda, furent identifiées pour ensuite être officiellement confirmées. Accusé de manipuler l’information, le Parti populaire perdit les élections, alors qu’il était favori jusqu’aux attentats.

Réseaux sociauxLa deuxième dimension est l’effet communicationnel. Celui-ci consiste à réduire la distance entre individus afin qu’ils puissent communiquer, s’organiser, ou simplement échanger. Contrairement à l’effet précédent, qui peut être comparé à l’invention de l’imprimerie, le rôle communicationnel des technologies digitales peut être plutôt associé à la diffusion du train. Le Tsar Nicholas I craignait la construction d’une ligne ferroviaire parce qu’il imaginait que cela pouvait aider ses opposants à s’organiser (Acemoglu et Robinson 2012). En fait, une deuxième caractéristique des régimes démocratiques consiste à autoriser les mécontents à s’organiser, pour pouvoir défendre leurs vues à l’intérieur de la compétition démocratique. En ce sens, la bonne santé d’une démocratie se mesure à la capacité des individus à s’organiser et à se réunir dans des associations, cercles, ou groupes politiques ou non (Putnam 2001). Les moyens de communication digitaux réduisent la distance entre individus, de sorte que les organisations devraient avoir plus de facilité à apparaître, comme je l’ai noté à propos du Mouvement 5 étoiles en Italie, né sur Internet. L’importance des réseaux sociaux a été également soulignée dans les révolutions arabes, comme symbole d’une démocratisation rendue possible par Internet (Faris 2012).

Ces deux effets – informationnel et communicationnel – s’observent également entre citoyens et gouvernants.

Les dirigeants aussi souhaitent s’informer sur ce que les citoyens pensent, et mieux communiquer leur action.

Ainsi, la plateforme Senador Virtual au Chili a rencontré un certain succès en permettant aux citoyens de voter sur les propositions de loi en discussion au Sénat (Araya Moreno et Barría Traverso 2009). Sans passer par les traditionnels sondages, les positions des individus, ainsi que leur intérêt à s’exprimer ou non, indiquent aux sénateurs les lignes exprimées par leurs électeurs. Dans la direction inverse, les World e-Parliament Reports montrent que les membres des parlements sont de plus en plus impliqués dans les réseaux sociaux, dans Twitter ou même dans l’échange de courriers électroniques avec leurs électeurs.

En dépit de ces arguments assez intuitifs, il en existe d’autres qui insistent sur le fait que les technologies digitales ne produisent pas le tournant informationnel et communicationnel tant attendu, voire réduisent la capacité des citoyens à s’informer et à s’organiser entre eux. Ces arguments plaident plutôt pour une continuité entre le développement notamment d’Internet et la crise de légitimité démocratique décrite sommairement en introduction.

Commençons par l’information. Il est, tout d’abord, courant de constater que le développement d’Internet a donné lieu à un flux de nouvelles extrêmement abondantes. Si donc, avant, l’enjeu pour un citoyen était d’avoir accès à l’information, maintenant l’enjeu devient plutôt de trouver, dans le flot ininterrompu de contenus véhiculés, l’information pertinente. Cette activité n’est pas moins coûteuse – en termes de temps et d’énergie – que celle qui consistait à lire régulièrement la presse ou d’autres medias traditionnels. Au contraire, elle pourrait même s’avérer plus difficile. Cet argument se renforce si l’on considère que l’offre d’information sur Internet n’étant pas régulée, les individus qui transmettent cette information se sélectionnent eux-mêmes par leur motivation. Or, les plus motivés à transmettre des informations sont les individus qui estiment avoir accès à un contenu rare, que peu de gens connaissent. L’une des explications qui rendent compte que des individus se sentent les seuls à détenir une information, est que cette information est fausse. Par ce mécanisme, Internet produirait une surreprésentation d’informations fausses et de rumeurs qui sont susceptibles non seulement de rendre la quête d’informations pertinentes plus difficile, mais aussi de simplement désinformer les lecteurs. C’est par ce mécanisme que Bronner (2013) explique la présence de nombreuses et étranges théories du complot sur Internet, mais qui peut également expliquer une défiance accrue vis-à-vis du fonctionnement de notre société.

Dans ce cadre, si effectivement l’information devient paradoxalement moins accessible, tout en étant plus disponible, l’accès à celle-ci devient inégal, au profit de ceux qui ont le plus de ressources. Plus spécifiquement, il peut se créer une forte asymétrie entre l’information que les gouvernants peuvent obtenir des citoyens et celle que les citoyens peuvent obtenir de leurs gouvernants. En d’autres termes, une société d’information massive pourrait produire une surveillance accrue qui nuirait aux libertés fondamentales, et notamment au droit d’expression et de rassemblement. L’accès à l’information aurait alors un effet pervers sur la communication que les technologies digitales ont permise.

Cet effet permet de faire la transition vers la communication. Il est vrai que celle-ci est facilitée, mais, parallèlement, l’accès aux communications de la part d’individus non inclus dans la communication l’est également. La peur d’être espionné ou surveillé peut réduire la liberté de communiquer. Je rappelle que de nombreuses libertés individuelles ont été protégées par le secret : du secret du vote à celui de la vie privée. Le secret empêche les autres de nous sanctionner pour nos opinions. Une communication sans secret risque donc de ne pas remplir son rôle proprement démocratique de rassembler des individus autour d’opinions politiques (Sadin 2010).

Un autre argument, cependant, plaide en faveur d’une baisse d’activités collectives tout court – non seulement subversives – due à la technologie digitale. Celle-ci, en effet, offre toute sorte de divertissements qui peuvent rendre la solitude plus attrayante que ne l’était avant.  De ce fait, en dépit d’une capacité accrue des individus de communiquer entre eux, l’offre digitale globale produirait un repli sur soi-même et une société plus fragmentée.

En somme, malgré quelques (rares) contrexemples cités en introduction, il existe des arguments forts pour suggérer que les technologies digitales éloigneraient les individus de la vie démocratique, en les isolant, les polarisant ou les contrôlant. La dernière section de cet article vise à estimer, à partir des travaux empiriques sur ces questions, la pertinence des différents arguments que nous avons présentés ici.

Que sait-on sur les effets des technologies digitales sur la vie démocratique ? 

Il s’agit dans cette section d’analyser les preuves empiriques en faveur ou contre les arguments cités plus haut. Il faut commencer par dire que celles-ci ne sont pas encore, à ce jour, suffisamment précises et nombreuses pour clore le débat. Henry Farrell notait en 2012 que les écrits sur ces sujets sont plus centrés sur les polémiques que sur les preuves, d’autant plus que les sciences sociales restent encore sous-équipées pour pouvoir répondre avec assurance à ces questions. Depuis, la situation s’est légèrement améliorée, mais nous restons encore dans l’ignorance des conséquences sociales de l’introduction massive des technologies numériques. Voici, cependant, ce que l’on sait.

La première question qui se pose est celle de l’influence des technologies digitales sur le niveau d’information des citoyens. Plusieurs études empiriques récentes, dans des pays différents, pointent tous les mêmes résultats : passer du temps sur Internet produit – ou du moins est associé – à un niveau d’information plus élevé. Perea et al. (2012) trouvent sur un échantillon représentatif de la population espagnole que l’utilisation fréquente d’Internet est associée à une plus grande connaissance de la politique, aussi bien chez les individus très instruits que chez ceux qui ont un niveau d’instruction plus faible. Ce résultat est confirmé en Australie (McAllister 2016) et au Canada (Boulianne 2015). En particulier, cette dernière étude est centrée sur deux vagues d’enquête sur une population jeune. L’idée était donc d’observer une causalité, en visant à expliquer non pas le niveau absolu de connaissances politiques, mais l’accroissement des connaissances entre les deux vagues. Les résultats sont clairs : ceux qui naviguent régulièrement sur Internet améliorent leur niveau de connaissance beaucoup plus que les autres. En France, le même résultat a été observé, même si l’ampleur de l’impact est beaucoup plus faible (Koc-Michalska 2015). En résumé, donc, il n’y a pas lieu de donner raison à l’idée selon laquelle « trop d’information tue l’information ».

Internet – symbole de l’utilisation des techniques digitales – produit bien un niveau d’information supérieur.

Naturellement, un plus grand niveau d’information n’implique pas un plus grand soutien aux institutions démocratiques. Les études récentes sur le sujet confirment un léger effet subversif d’Internet. Aux États-Unis, l’usage d’Internet réduit la confiance dans le gouvernement (Im et al. 2014) ainsi que la satisfaction à l’égard de la démocratie (Ceron et Memoli 2016). Dans les deux cas, cependant, l’usage de plateformes démocratiques lancées par le gouvernement et la consultation de médias traditionnels sont susceptibles d’accroître cette confiance. C’est donc surtout la navigation sur les sites non institutionnels qui érode la confiance dans le système, mais sans pour autant que cette méfiance s’appuie sur de fausses informations. À noter, d’ailleurs, que l’effet subversif d’Internet conduit les internautes des pays autoritaires à vouloir plus de démocratie que ceux qui ne se connectent pas régulièrement à Internet (Nisbet et al. 2012).

Les attentes plutôt optimistes sur le rôle des technologies numériques pour informer davantage les gens se révèlent plus pertinentes que les visions plus sombres, mais peuvent néanmoins accompagner la crise des démocraties représentatives en ceci qu’elles tendent, dans certains cas, à rendre les  individus plus critiques du système – et non seulement des systèmes démocratiques. Qu’en est-il maintenant de l’impact communicationnel des technologies numériques ?

Le premier argument qui modère l’influence d’Internet sur la capacité des individus à s’organiser et se coordonner dans un but politique repose sur l’idée que les gouvernants eux-aussi peuvent utiliser Internet, et plus généralement les outils numériques, pour contrôler la société civile et empêcher tout mouvement contestataire. Ce mécanisme s’observe assez bien dans les autocraties : les dictateurs pourraient se méfier des technologies numériques – comme en son temps Nicholas I se méfiait du train – ou alors les favoriser pour pouvoir mieux contrôler leur population. Dans une étude à grande échelle, Rød, et Weidmann (2015) observent que les régimes autoritaires tendent à promouvoir plus rapidement Internet et que cette promotion n’augmente pas les chances d’une révolution. Il est vrai aussi, cependant, que les autocraties tendent à monopoliser les serveurs, ce qui n’est pas le cas dans les régimes démocratiques (Milner 2006). En somme, les technologies numériques vont parfois bénéficier aux gouvernants qui souhaitent contrôler l’opposition, mais cela est fonction du niveau de contrôle politique de ces instruments. Plus le contrôle est fort, moins ces technologies, et en particulier Internet, favorisent l’association d’individus et l’opposition.

Néanmoins, lorsque le contrôle est faible ou absent, les citoyens ont-ils réellement plus d’opportunités de s’associer et de s’engager politiquement ? Boulianne (2009) propose une méta-étude qui analyse les résultats de 38 articles sur la question. La plupart d’entre eux trouve un effet significatif de l’impact de l’exposition à Internet et l’engagement politique. L’absence d’impact a été constatée dans plusieurs autres études alors que la relation négative – qui renvoie à l’image du geek qui s’éloigne de la chose publique – n’est quasiment jamais observée. Depuis, les principaux travaux sur le sujet ont confirmé l’influence positive qu’a Internet sur l’engagement politique, notamment en France (Koc-Michalska 2015).

Vote électroniqueAu final, les nouvelles technologies ont bien un impact positif sur l’information et l’engagement politique. Leur développement va donc plutôt à contre-courant de la crise de la politique et de la démocratie représentative qu’on observe par ailleurs. Les initiatives gouvernementales sur Internet – qu’il s’agisse de sites participatifs ou de campagnes électorales – ont également une influence positive sur la confiance et la participation des citoyens. Cependant, Internet est aussi le lieu où se rencontrent les insatisfaits et les opposants, si bien que, globalement, la fréquentation assidue d’Internet produit plutôt une méfiance vis-à-vis des élites politiques et une insatisfaction sur le fonctionnement de leur démocratie. De plus, les nouvelles technologies numériques peuvent être également l’outil de la répression, ce qui doit nous rendre prudents devant toute politique de contrôle des contenus qui y circulent.

Raul Magni-Berton
Université Grenoble, Sciences Po Grenoble, PACTE

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  1. En France, on peut consulter mon-depute.fr ou parlement-et-citoyens.fr. 
  2. Ces plateformes sont nées en Amérique latine. Au Brésil, la plateforme e-democracia est lancée en 2009. Aux États-Unis, la Maison Blanche met à disposition la plateforme We The People depuis 2011. Au Royaume-Uni, le site e-petitions ouvert en 2011 avait la même fonction. 

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