• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Economie

De l’économie de marché à l’économie de supermarché ?

Michel MonierParMichel Monier
1 septembre 2022
De l’économie de marché à l’économie de supermarché ?

Le choix politique est fait de refuser la boucle prix-salaires pour affirmer encore la spirale subventions-dette-impôts.

Avec l’inflation et la question du pouvoir d’achat « La société de supermarché – Rôle et place de la grande distribution dans la France contemporaine »1 appelle à poursuivre la réflexion des auteurs. Oui, la société de supermarché organise les rapports sociaux mais pas seulement.

Oui, les prix bas sont devenus le mantra de la grande distribution qui s’est construit un rôle « d’amortisseur économique » qu’elle sublime aujourd’hui au nom de la défense du pouvoir d’achat.

La voilà prête à revendiquer de ce fait un rôle politique « allant parfois jusqu’à jouer sur le même terrain que la puissance publique » et se présenter comme un possible « service public de l’alimentation »2. La vocation nouvelle des supermarchés serait d’être entreprises providence3… sur cette lancée faut-il s’attendre à ce que la grande distribution se présente bientôt comme la 6ème branche de la Sécurité sociale ?

L’État qui se méfie de l’économie de marché, qu’il encadre et réglemente toujours plus, fait-il le pari de l’économie de supermarché jusqu’à déléguer à la grande distribution la défense du pouvoir d’achat après s’être épuisé à le subventionner ?

La grande distribution nous offre les bas prix et le choix (jusqu’à pousser à la consommation) et il faut la féliciter pour cela, c’est son métier et elle le fait bien ! Mais il faut raison garder, elle n’est pas entreprise providence et ne sera pas service public de l’alimentation, ce n’est pas sa raison d’être ! C’est la raison économique qu’il faut retrouver pour se souvenir que « le bas prix des denrées fait baisser le salaire, diminue (son) aisance, procure moins de travail et d’occupations lucratives »4. La leçon est ancienne mais elle vaut encore, l’économie low-cost en est l’exemple illustratif (emplois peu qualifiés, précaires, protection sociale low-cost elle aussi). François Quesnay ajoutait que la spirale bas prix-baisse du salaire finissait par « anéantir les revenus de la nation », le constat reste d’actualité.

La grande distribution n’a pas vocation à être un providentiel service public de l’alimentation. Elle connaît la leçon de Quesnay et pour que le prix du panier de la ménagère soit bas, c’est toute la chaîne de création de la valeur qui doit être à bas coût, depuis le fournisseur jusqu’à l’employé. Le bas prix fait baiser la rémunération du fournisseur, du producteur (que l’État doit subventionner) et les salaires (que l’État doit aider).

Le supermarché-providence est un trompe l’œil, pour le consommateur et pour l’État aussi.

Le consommateur s’est d’abord fait logisticien en poussant et remplissant son charriot, il est aujourd’hui « opérateur de caisse » quand les caisses sans caissiers se multiplient anéantissant, pour partie, les finances sociales et fiscales de l’État. Pour reprendre un slogan des années 70, la grande distribution écrase les prix, mais pas que les prix !

S’il s’en remet à la grande distribution pour la défense du pouvoir d’achat, alors l’État s’est perdu dans le mirage de l’économie à bas coûts ! Après Quesnay, il faut aussi en appeler à Frédéric Bastiat qui alertait « Entre un mauvais et un bon économiste, voici toute la différence : l’un s’en tient à l’effet visible ; l’autre tient compte et de l’effet qu’on voit et de ceux qu’il faut prévoir (…) il arrive presque toujours que, lorsque la conséquence immédiate est favorable, les conséquences ultérieures sont funestes, et vice versa.5 » … une leçon qui vaut autant pour les économistes que pour les politiques. La conséquence immédiate favorable c’est une inflation contenue par comparaison avec les pays de l’UE (et la grande distribution n’en est pas le seul agent). Les conséquences ultérieures funestes ? Nombreux parient que ce sera impôts et dette, parions avec eux.

Michel Monier
Membre du Think tank CRAPS
Ancien DGA de l’Unédic

  1. Jérôme Fourquet et Raphaël Llorca, Fondation Jean Jaurès, juillet 2022. ↩
  2. Alexandre Bompart, PDG de Carrefour, s’adressant à ses collaborateurs durant le premier confinement. ↩
  3. « Pour devenir « providence », l’entreprise doit lever l’opposition entre contraintes du marché et obligations de solidarité », Hervé Chapron et Michel Monier, in Le Monde, 18 juin 2020. ↩
  4. François Quesnay (1694-1774), in « Maximes générales du gouvernement économique d’un royaume agricole », (1758) ↩
  5. F. Bastiat (1801-1850), « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas », 1850. ↩
Michel Monier

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Nécessaires et proportionnés, les bombardements d’Israël contre l’Iran sont justifiables au regard du droit international

Nécessaires et proportionnés, les bombardements d’Israël contre l’Iran sont justifiables au regard du droit international

ParCyprien Ronze-Spilliaert

La mort du Guide suprême du régime iranien a provoqué des cris de joie et des scènes de liesse dans...

L’industrie à 20 % du PIB européen en 2035 : un objectif absurde et irréalisable

L’industrie à 20 % du PIB européen en 2035 : un objectif absurde et irréalisable

ParSylvain Bersinger

La Commission européenne envisage de faire passer la part de l’industrie dans le PIB de l’Union européenne de 14 %...

Nous lançons le Laboratoire de Communication Politique de la Revue Politique et Parlementaire

Nous lançons le Laboratoire de Communication Politique de la Revue Politique et Parlementaire

ParPatrick Tivollier

Les mensonges constituent le terreau fertile des discours radicaux. Ils émergent de la possibilité de diverger sur les faits eux-mêmes....

Première étude : Ecologie : le non-dit

Première étude : Ecologie : le non-dit

ParPhilippe Lentschener

Cette analyse invite à regarder autrement nos débats contemporains : quelles idées d'aujourd'hui deviendront demain si banales qu'on oubliera leurs...

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

L’industrie à 20 % du PIB européen en 2035 : un objectif absurde et irréalisable
Economie

L’industrie à 20 % du PIB européen en 2035 : un objectif absurde et irréalisable

Les droits de succession : au-delà des analyses économiques, un débat de société
Economie

Les droits de succession : au-delà des analyses économiques, un débat de société

Propriétaires bailleurs : la fermeture de la chasse
Economie

Propriétaires bailleurs : la fermeture de la chasse

Les maires et le logement : un mariage de raison
Economie

Les maires et le logement : un mariage de raison

Budget 2026 : le Premier ministre engage le contrôle du Conseil constitutionnel
Economie

Budget 2026 : le Premier ministre engage le contrôle du Conseil constitutionnel

Les banques centrales vont-elles devoir se résoudre à revenir à l’assouplissement quantitatif ?
Economie

Les banques centrales vont-elles devoir se résoudre à revenir à l’assouplissement quantitatif ?

Face à la Chine, le protectionnisme généralisé n’est pas la solution
Economie

Face à la Chine, le protectionnisme généralisé n’est pas la solution

Le Japon est-il au bord de la crise financière ?
Economie

Le Japon est-il au bord de la crise financière ?

Article suivant
L’édito d’Arnaud Benedetti avec notre partenaire Radio Orient

L'édito d'Arnaud Benedetti avec notre partenaire Radio Orient

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026

Revue Politique et Parlementaire