• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

La France fin 2025 : diagnostic général et pistes de relance

Jean DufourcqParJean Dufourcq
26 décembre 2025
La France fin 2025 : diagnostic général et pistes de relance
Libre opinion

La France est une société politiquement mature mais profondément fatiguée. Héritière d’un long parcours républicain, marquée par une identité à la fois rurale, déiste et laïque, cosmopolite et rebelle, elle oscille entre avancées progressistes et réflexes conservateurs. Sa devise liberté–égalité–fraternité peine à fonctionner harmonieusement, tandis que les crises répétées ont installé une lassitude politique persistante. Les vieux partis politiques n’offrent plus ni repères ni garanties. Traversés par leurs clivages et vidés de cohérence idéologique, ils se sont repliés en faisant place aux revendications catégorielles qui provoquent un éparpillement généralisé.

La classe politique souffre d’un profond discrédit. Le mythe de la rencontre entre un homme et un peuple est révolu, et plus aucune figure providentielle ne semble en mesure d’émerger. Cette carence de leadership désormais installée paralyse les institutions et favorise une forte apathie démocratique. Le plus grand parti du pays est celui des déçus : critiques, abstentionnistes, parfois protestataires, frappés par la perception d’une impuissance publique. L’État jacobin est isolé, trop éloigné des petites choses du quotidien des gens, trop technocrate pour peser sur les grands enjeux du monde. Malgré un climat social inflammable, l’explosion paraît encore contenue par des mécanismes invisibles de régulation. Mais le déclassement s’accélère. 

Pour en sortir, il faudra réengager les citoyens et réactiver leur fierté d’être. Et pour cela, lancer sans délai un large courant patriote ouvert, réformiste et responsable. Le structurer hors partis traditionnels, d’abord aux municipales, puis rapidement dans une confédération politique mi 2026, articulée autour d’un « programme commun pour la France ». D’où qu’on vienne, il faut d’urgence mettre en commun tout ce qui fait la France et en sourdine tout ce qui la dévalue. Une majorité silencieuse — environ 65 % — aspire à l’évidence à un sursaut d’intérêt général. La seule piste est donc de bâtir pour elle en 2027 une offre politique transnationale et résolue, capable de rééquilibrer les institutions, d’en corriger l’hyper présidentialisation et de relancer le pays. 

Sur le plan militaire, la France traverse également une phase de désillusion. Longtemps confiante dans sa dissuasion nucléaire et ses armées modernes, elle prend conscience d’un déclassement stratégique rapide. En dix ans, les questions de défense et de sécurité ont été dévoyées : confusion autour du domaine réservé, panne d’analyse et d’expertise stratégiques, contradictions entre ambitions européennes, penchants otaniens et manœuvres nationales dispersées, dotations différées. Les incohérences se sont accumulées, du retrait sahélien aux annonces industrielles spectaculaires, sans vision stable notamment de la capacité nucléaire. Si les armées sont bien équipées, elles manquent de volume, de stocks et d’effectifs pour faire face à un possible conflit de haute intensité et l’empêcher d’advenir. Le climat est fébrile, les doctrines incertaines, et les forces réclament davantage de moyens. Les Français de leur côté, se préoccupent davantage de sécurité intérieure que de stratégie extérieure et réclament une implication militaire dans l’ordre public plutôt qu’un soutien prolongé à l’Ukraine. 

Dans l’immédiat, on recommandera de revenir à la posture de défense nationale dans l’espace européen : condenser et durcir les armées, activer la protection contre l’ingérence russe, mais aussi rouvrir un canal de sécurité nucléaire avec Moscou.

La diplomatie française, enfin, subit le même déclin relatif. Malgré un statut international enviable, elle voit ses marges de manœuvre diminuer dans un monde toujours plus dense, plus compétitif et durablement désordonné. Les contradictions internes – faillite économique, fractures sociales, perte d’autorité, confusion stratégique – ont brouillé l’image extérieure du pays. Le style diplomatique s’est écarté du réalisme altier gaullien, au profit d’une activité réactive, bavarde et souvent incohérente. 

Pour retrouver une place crédible dans ce monde nouveau qui se structure, la France devra réévaluer son équation stratégique, assumer sa singularité, repenser son voisinage naturel, planifier des objectifs à long terme et développer des partenariats durables. Il lui faudra pour cela évacuer ses biais internes, reconnecter la politique étrangère aux attentes de la société et agir de manière lisible. En réaffirmant sa place en Europe, elle invitera le continent à affirmer la sienne dans le monde du XXIe siècle.

Jean Dufourcq,
Contre-amiral (2S), stratégiste

Jean Dufourcq

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Élections : Une approche par les empêchements

Élections : Une approche par les empêchements

ParVirginie Martin

Les élections - dont ces dernières municipales - sont le plus souvent lues comme des indicateurs de rapports de force....

Gauche plurielle mortelle

Enrichissement de l’État, surplus, les mots pour ne plus rien dire

ParMarie-Eve Malouines

La hausse du prix du pétrole a créé une polémique autour de mots vidés de leur sens. Au RN qui...

Etude N°2 – LFI mi-modèle mi-miroir

Etude N°2 – LFI mi-modèle mi-miroir

ParPhilippe Lentschener

Ce texte clôt une séquence de recherche consacrée à la nature politique de La France Insoumise. Il ne prétend pas...

IA et services immobiliers: la réévaluation du « corps présent »

IA et services immobiliers: la réévaluation du « corps présent »

ParHenry Buzy-Cazaux

Les professions de service à l’immobilier, dont les plus connues sont l’agent immobilier et l’administrateur de biens, comme toutes les...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
95
Next
»
loading
play
Les conférences de 18h59 - Viviane Chaine-Ribeiro
play
Printemps des Technologies – La Liberté d’expression à l’ère du numérique
play
Printemps des Technologies – l'IA dans l'économie
«
Prev
1
/
95
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Élections : Une approche par les empêchements
Politique

Élections : Une approche par les empêchements

École publique : le choix irresponsable du déclassement
Politique

École publique : le choix irresponsable du déclassement

Et si on rendait le référendum aux Français
Politique

Et si on rendait le référendum aux Français

IA et éducation
N°1116

IA et éducation

Le Conseil constitutionnel et la tentation de l’hubris
N°1116

Le Conseil constitutionnel et la tentation de l’hubris

La responsabilité pénale des politiques
N°1116

La responsabilité pénale des politiques

À quoi sert un parti politique ? La leçon social-démocrate d’Albert Thomas
N°1116

À quoi sert un parti politique ? La leçon social-démocrate d’Albert Thomas

Quand les députés ne votaient pas eux-mêmes
N°1116

Quand les députés ne votaient pas eux-mêmes

Article suivant
La haine des juifs

La haine des juifs

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026

Revue Politique et Parlementaire