• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

Diplôme national du Brevet : quand l’échec devient un objectif politique ministériel

Yannick TriganceParYannick Trigance
8 avril 2026
Diplôme national du Brevet  : quand l’échec devient un objectif politique ministériel
Tribune

Il fallait oser. Se féliciter par avance d’une chute « assez drastique » du taux de réussite au Diplôme national du Brevet – DNB -, comme si l’échec annoncé de dizaines de milliers de collégiens constituait une victoire politique, relève d’un renversement des valeurs aussi inquiétant que révélateur. 

 En prédisant une baisse de près de 10 points du taux de réussite lors d’une récente interview au groupe Ebra, le ministre de l’Éducation nationale ne décrit pas seulement une évolution statistique : il entérine, et pire, revendique un recul.

Depuis quand un système éducatif digne de ce nom se satisfait-il de faire moins bien ? Depuis quand un ministre considère-t-il que réduire le nombre de reçus et de mentions est un objectif en soi ? Derrière cette communication se dessine une vision brutale de l’école : une école qui trie davantage qu’elle n’émancipe, qui sanctionne davantage qu’elle n’accompagne. 

Car enfin, de quoi parle-t-on ? D’élèves de 14 ou 15 ans, dont une partie a déjà été fragilisée par des années marquées par des crises successives – sanitaire, sociale, psychologique. D’élèves dont on sait que les inégalités d’apprentissage se creusent, que le climat scolaire se dégrade, que la santé mentale vacille. 

Les chiffres sont éloquents et traduisent un véritable séparatisme social : 97 % des élèves issus des milieux favorisés obtiennent leur DNB quand à peine 80 % d’élèves issus des milieux défavorisés le réussissent. Autrement dit, les élèves les plus pauvres échouent deux à trois plus souvent que ceux plus favorisés.

Et face à cela, quelle réponse ? Une forme de satisfecit ministériel anticipé devant leur probable échec.

Le ministre invoque la nécessité de « préparer un examen » et demande la mise en place systématique d’une semaine de révisions. Mais cette annonce sonne creux. Comme si une semaine suffisait à compenser des années de sous-investissement, de classes surchargées et de manque criant de personnels éducatifs. Comme si la réussite ou l’échec ne reposait que sur la seule responsabilité des collégiens, sommés de « prendre conscience », pendant que l’institution se défausse.

Ce discours n’est pas seulement maladroit : il est dangereux. Il instille l’idée que l’échec serait une étape nécessaire pour « rehausser le niveau », comme si la difficulté devait être artificiellement accrue pour être crédible. Or, un examen n’a de valeur que s’il mesure des acquis réels dans un cadre juste, pas s’il devient un instrument de communication politique.

Plutôt que de se réjouir d’une baisse annoncée, le ministre devrait s’interroger sur ses causes profondes. Pourquoi les élèves des milieux défavorisés réussissent-ils moins bien ? Quels moyens supplémentaires ont été donnés aux établissements pour accompagner les plus fragiles ? Quelle politique de réduction des inégalités scolaires est réellement mise en œuvre ? Sur ces questions essentielles, le silence ministériel est assourdissant.

Faire de la baisse du taux de réussite un marqueur d’exigence est une illusion commode. La véritable exigence, c’est de donner à chaque élève les moyens de réussir. Pas de se préparer à expliquer pourquoi ils échouent davantage.

À défaut, ce ne sont pas seulement les résultats du brevet qui chuteront. C’est la confiance dans l’école publique, déjà maltraitée, qui continuera de s’éroder.

Yannick TRIGANCE
Secrétaire national PS Éducation
Conseiller régional Ile-de-France

 

Yannick Trigance

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

La Suisse, ou l’Europe sans l’adhésion

La Suisse, ou l’Europe sans l’adhésion

ParMaxime Girardot

En 1992, la Suisse refusait l’Espace économique européen pour préserver sa souveraineté. Trente-quatre ans plus tard, les Bilatérales III consacrent...

La fausse bonne idée du « PaCS Amical »

La fausse bonne idée du « PaCS Amical »

ParDaniel Borrillo

L’amitié a-t-elle vocation à devenir une catégorie juridique au même titre que les liens familiaux ? La question posée par...

Usages militaires de l’intelligence artificielle et souveraineté

Usages militaires de l’intelligence artificielle et souveraineté

ParJean-Marie Desmartis

L’intelligence artificielle (IA) transforme en profondeur les opérations militaires : du renseignement à la conduite des combats en passant par...

Le 11 septembre.  Et après ?

Le 11 septembre. Et après ?

ParAlain Juillet

Habitués aux attentats en tous genres, les peuples du sud de l’Europe n’ont pas perçu l’ampleur du choc que fut...

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Le Mal français a 50 ans : et si la confiance était la clé pour en sortir ?
Politique

Le Mal français a 50 ans : et si la confiance était la clé pour en sortir ?

Dette : LFI peut-elle faire perdre à la France sa souveraineté budgétaire ?
Politique

Dette : LFI peut-elle faire perdre à la France sa souveraineté budgétaire ?

Présidentielle : obtenir 500 parrainages fait pleinement partie de l’élection
Politique

Présidentielle : obtenir 500 parrainages fait pleinement partie de l’élection

Valoriser la société civile, affaiblir ses institutions
Politique

Valoriser la société civile, affaiblir ses institutions

Jusqu’où réformer les commissions d’enquête parlementaires ?
Politique

Jusqu’où réformer les commissions d’enquête parlementaires ?

L’école française à l’étranger : un bien commun mondial que la République ne peut abandonner
Politique

L’école française à l’étranger : un bien commun mondial que la République ne peut abandonner

A la mémoire de Philippe Josse
Politique

A la mémoire de Philippe Josse

La France n’est pas prête pour la guerre
Politique

La France n’est pas prête pour la guerre

Article suivant
Gauche plurielle mortelle

La politique à l’arrêt

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire