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dans Politique

Histoire et Géopolitique

François BessonParFrançois Besson
18 mai 2022
Échiquier géopolitique

La Russie, la Chine et la Turquie font appel à l’idée qu’ils ont de leur pays et de son histoire pour justifier leurs comportements dans l’actualité contemporaine.

Le Président russe Vladimir Poutine décide le 28 Février 2022 d’envahir par la force l’Ukraine, qui a fait partie de la grande Russie des tsars puis de l’Union Soviétique pendant la deuxième guerre mondiale contre l’Allemagne nazie. 

Cette Intervention militaire avait été précédée en 2014 par l’annexion de la Crimée, indispensable porte stratégique vers les mers du sud.

Fort du nationalisme russe qu’il sait utiliser et de la peur qu’il suscite dans son entourage, le Président Poutine justifie son action militaire par sa volonté de répondre à l’appel des populations russophones de l’est du pays, qui souhaitent leur rattachement à la mère patrie.

A ce prétexte, s’ajoute la haine de l’Occident et surtout des Etats-Unis jugés symboles d’une société décadente, arrogante et cherchant à affaiblir, voire humilier le pays.

L’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN est une ligne rouge à ne pas dépasser.

L’afflux de matériels militaires occidentaux modernes et performants, en faveur de l’armée ukrainienne en pleine assurance, est source d’inquiétude pour les Russes dont l’armée commence à subir des revers.

Les dernières volontés suédoises et finlandaises de rentrer dans l’OTAN et les déclarations américaines affirmant vouloir accroître leur pression, afin d’affaiblir la Russie,  seraient-elles susceptibles d’entraîner à réagir Moscou qui se sent acculé ?

La Russie de Vladimir Poutine est isolée et cette guerre entre dans une nouvelle phase. Il est difficile d’en saisir les prolongements, notamment au niveau de l’acceptabilité des populations russes.

Le Président chinois Xi Jinping, lui aussi à la tête d’un pays héritier d’une grande histoire et d’une civilisation brillante a, pour sa part, des vues expansionnistes sur Hong Kong et sur l’île voisine de Taïwan.

Une intervention par la force est dans le domaine du prévisible et, pour les mêmes raisons que la Russie, il justifie ses revendications par le passé et sa volonté de ne pas tenir compte des oppositions occidentales, surtout celle des Etats-Unis d’Amérique,  son ennemi principal.

A l’intérieur du pays, Xi Jinping est confronté à des mouvements protestataires car ses mesures de restriction de libertés face au retour du virus sont draconiennes. Comme en Russie, son autorité est contestée par une partie de la population, bien que la majorité semble le suivre.

La Chine, qui se veut maîtriser la situation dans son entourage, se donne les moyens militaires et politiques pour y faire face. 

Son chef suit donc avec attention l’évolution de la situation en Ukraine et elle ne fait pas partie des pays qui condamnent l’intervention militaire de Vladimir Poutine.

Le Président turc Erdogan se prévaut également de l’héritage d’un grand passé historique et veut faire entendre sa voix.

L’usage de la force fait partie de l’arsenal turc. Il l’a déjà utilisée autrefois pour l’occupation du nord de l’île de Chypre et dernièrement contre l’Arménie, en prenant fait et cause pour l’Azerbaïdjan.

La Syrie, la Libye et la partie orientale de la Méditerranée sont quelques unes de ses visées. La peur suscitée dans son entourage et l’appel au sentiment nationaliste de sa population font partie de ses moyens d’actions. Cependant, lui aussi se heurte à des manifestations populaires qu’il sait habilement retourner à son avantage.

Sa position stratégique avec le contrôle de la Mer Noire, sa proximité avec l’Ukraine et la Russie en font un acteur essentiel de la crise actuelle.

Habitué à jouer sur plusieurs tableaux en étant membre de l’OTAN mais en ayant parallèlement des rapports étroits avec le Président Poutine, Erdogan cherche, là aussi, à exploiter à son avantage toute évolution de la situation chez ses voisins.

Dans ce contexte, force est de constater la similitude d’approche et d’actions de ces pays engagés.

Pour le court terme, tous trois sont insensibles aux remontrances occidentales et aux éventuelles sanctions.

Mais tous trois sont des régimes autoritaires qui gardent la main sur le plan interne par des mensonges d’état et un contrôle étroit sur l’information de leur opinion publique, qu’ils manipulent aisément.

La Russie, la Chine et la Turquie peuvent avoir des réactions souvent imprévisibles, voire pas toujours compréhensibles par les mentalités occidentales.

Aussi, dans cette ambiance dangereuse, la situation est à la merci d’un dérapage toujours possible et une indispensable prudence est de mise.

Une réserve doit être observée dans l’interprétation d’évènements aux intérêts divergents, où les egos sont souvent à fleur de peau et où l’émotion instrumentalisée se mêle à la propagande.

Colonel (er) François Besson
Membre de l’Académie des Sciences d’Outre-mer

François Besson

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