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dans Economie

La destruction méthodique et programmée de notre industrie de défense

Jean-Lin LacapelleParJean-Lin Lacapelle
21 juin 2022
La destruction méthodique et programmée de notre industrie de défense

Le salon Eurosatory, du 13 au 17 juin, aura été l’occasion de prendre conscience des très grandes compétences et réussites de notre industrie nationale de défense.

Des drones d’Airbus aux instruments de vision nocturnes de Photonis, en passant par les canons Caesar ou le matériel de protection d’une jeune société comme Pangolin Défense, la France démontre une fois de plus son savoir-faire dans ce domaine, se plaçant à la tête de l’innovation technologique au plan mondial.

Mais nos armées, notre politique de défense n’en sont pas moins menacées.

Aujourd’hui, les soldats français n’ont pratiquement plus aucun équipement sortant des usines de notre territoire.

Depuis 2017, le fusil d’assaut français, le Famas, a commencé à être remplacé par le HK416 allemand… Imagine-t-on quelle aurait été la réaction du général de Gaulle, sans parler du maréchal Foch et de bien d’autres…

L’armée française demeure pourtant, de l’avis unanime des spécialistes internationaux en matière de stratégie, une des plus efficaces du monde, et en tout cas l@ plus fiable au sein des pays européens.

Lors des opérations Serval puis Barkhane, au Mali et au Sahel, en plus des sacrifices de 52 des siens, elle aura fait la preuve de toutes ses capacités opérationnelles.

Cependant, les choix catastrophiques des derniers gouvernements – et singulièrement ceux d’Emmanuel Macron- mettent aujourd’hui l’armée française dans une position des plus délicates en cas de conflit.

En effet, selon un rapport parlementaire publié à peine une semaine avant le début de la guerre en Ukraine, le constat est sans appel : en 30 ans, de 1991 à 2021, les effectifs des armées sont tombés de 453.000 à 203.000 hommes, l’armée de terre est passée de 15 à 2 divisions, le nombre de chars d’assaut de 1349 à 222, celui des avions de combat de 686 à 254 et celui des grands navires de guerre de 37 à 19.

Mais, de façon plus immédiate, c’est surtout la situation en matière de munitions qui est particulièrement alarmante : vraisemblablement, dans le contexte d’un conflit de haute intensité, l’armée française serait à court de munitions au bout de 4 jours de combat seulement.

Rappelons que, à la fois du fait des coups portés à notre industrie par les menées de la CGT et des syndicats et de l’abandon délibéré de notre appareil productif par les majorités politiques successives, des sociétés comme Manurhin ont été laissées pour compte, avant d’être achetées à bas prix en 2018 par une société émiratie.

Mais cet abandon de notre industrie de défense n’est pas fortuit. Il est réellement délibéré.

Comme en témoigne la politique d’intégration européenne forcée, menée tout particulièrement par E. Macron, qui vise à diluer notre savoir-faire en matière de défense dans une entité européenne dont la maîtrise échappera totalement à la France, pour le plus grand bonheur de l’Allemagne.

Dans un premier temps, la Commission européenne, outrepassant les prérogatives des traités européens, a mis sur pied une nouvelle Direction générale, la DG DEFIS (Industrie de défense et espace).

Les technocrates bruxellois ont ainsi un pouvoir d’initiative exclusif – et de quasi-décision- désormais, sur la politique industrielle de défense des pays européens. Avec, de plus, le bénéfice de nouveaux instruments fédéralistes tels que le Fonds européen de défense.

Les responsables de l’Union européenne vont même, désormais, jusqu’à chercher à substituer une Base industrielle technologique de défense européenne (BITDE) à la base industrielle française dans le même domaine.

Ainsi, nombre de projets européens visent à une intégration totale des industries de défense des pays européens, à l’instar du projet de l’avion de combat SCAF, qui menace directement la maîtrise des technologies exceptionnelles du Rafale élaboré par Dassault Aviation.

Enfin, summum de cette dilution programmée : la volonté des soutiens d’Emmanuel Macron au Parlement européen (en plein accord avec la gauche, LR et les Verts), dans le cadre de la Convention pour l’avenir de l’Europe, de passer au vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil européen pour toute question relative aux affaires étrangères et à la politique de sécurité et de défense.

Par le haut et par le, bas, notre industrie de défense est désormais prise dans une tenaille implacable. D’où l’intérêt de pouvoir arrêter, au plan politique, la fuite en avant d’Emmanuel Macron, au plus tôt.

Jean-Lin Lacapelle
Député européen RN

Jean-Lin Lacapelle

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