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dans Politique

La majorité présidentielle a-t-elle encore les armes pour contrer l’ascension de Bardella ?

Matthieu HocqueNicolas CittiParMatthieu HocqueetNicolas Citti
31 mai 2024
Une fracture, avant la facture ?

Le débat entre Jordan Bardella et Gabriel Attal avait tout d’un débat présidentiel par procuration. En effet, comme en 2019, les deux chefs de file ont intérêt à instaurer un duel entre la majorité présidentielle et le RN afin de cristalliser le choix des électeurs, qui ne se positionnent que quelques jours avant le scrutin. Toutefois, à la différence de 2019, la majorité présidentielle s’avère être désarmée à l’occasion de ce duel.

Des dynamiques inverses

Les dynamiques sondagières entre le RN et la majorité présidentielle sont inverses. La liste de Jordan Bardella poursuit une trajectoire haussière continue passant d’une moyenne sondagière d’environ 23 %-24 % en juin 2023 – soit un score proche de 2019 – à une moyenne sondagière désormais autour de 31-32 %. Une dynamique qui capitalise sur deux données : la nationalisation du scrutin lui permettant une poussée dans toutes les sociologies électorales, y compris celles qui lui résistaient (classes moyennes, CSP +, fonctionnaires, retraités) et un effet de vote sanction de la part des électorats de droite modérée et nationale contre Emmanuel Macron, puisque le RN attire 40 % des électeurs d’Eric Zemmour et 15 % des électeurs de Valérie Pécresse.

A l’inverse, le bloc de la majorité présidentielle est récessif pour deux raisons. D’un côté, la majorité présidentielle ne parvient pas à mobiliser sa base électorale. Près d’un électeur sur deux ayant voté Emmanuel Macron en 2022 déclare ne pas se déplacer au vote, soit le plus faible indice de participation après les électeurs de Jean-Luc Mélenchon alors qu’il s’agit d’élections qui mobilise la sociologie macroniste. De l’autre côté, la majorité présidentielle enregistre un rétrécissement de son bloc électoral en raison de la concurrence des partis de Gouvernement du fait d’une tête de liste qui ne s’impose pas. En effet, 25 % des électeurs d’Emmanuel Macron de 2022 ont l’intention de voter soit pour la liste de Glucksmann qui menace de croiser la courbe, soit pour la liste de Bellamy.

Des intérêts réciproques

Pour autant, les deux listes ont intérêt à nationaliser le scrutin. Pour le RN, l’enjeu n’est pas de remporter des élections déjà maintes fois gagnées, mais de solidifier un nombre de voix en vue du premier tour de la présidentielle de 2027. En effet, en annonçant un « ticket gagnant » (Marine Le Pen à l’Elysée et Jordan Bardella à Matignon), le RN s’est privé de la possibilité d’un accord de gouvernement comme levier pour gagner des voix au second tour de 2027. Le parti à la flamme est désormais condamné à l’emporter seul puisqu’il ne pourra pas proposer le poste de Premier ministre à une autre formation politique comme Reconquête ou LR, comme cela avait pu être le cas en 2017 avec Nicolas Dupont-Aignan.

D’autre part, la majorité présidentielle a intérêt à instaurer ce duel car Emmanuel Macron a besoin de cliver pour mieux régner. L’instauration d’un clivage avec le RN permet d’asphyxier les partis de Gouvernement (PS et LR) en présentant la majorité présidentielle comme rempart face à l’extrême droite. Cette stratégie repose sur deux leviers : nationaliser le scrutin et dramatiser l’enjeu de ces élections pour mobiliser les électorats modérés. Par ses leviers, Emmanuel Macron a pu réaliser un score proche aux élections européennes de 2019 de son score de 2017 malgré son exercice du pouvoir et les premières crises traversées comme celle des Gilets Jaunes. En revanche, lorsque ces deux conditions ne sont pas réunies, la majorité présidentielle enregistre des scores extrêmement faibles comme lors des régionales de 2021. En définitive, un duel avec le RN est l’assurance-vie électorale de la majorité présidentielle, mais encore faut-il qu’elle soit armée pour y faire face.

La majorité présidentielle est désarmée

 La majorité présidentielle est désarmée car elle a perdu toute utilité de vote depuis 2022. La promesse d’Emmanuel Macron, consistant à créer un espace politique réunissant le “meilleur de la droite” et le “meilleur de la gauche”, a échoué. Force est de constater qu’une grande majorité de Français considèrent désormais qu’elle incarne le pire de la droite et le pire de la gauche. Pourquoi ? D’une part, car les électeurs de gauche votant pour Emmanuel Macron ont été déçus par le tournant droitier pris par la majorité qui est devenue une offre politique de centre droite classique comparable à celle de l’UDF. En effet, cela se retrouve tant sur les réformes entreprises (retraites et loi immigration) jugées contraires à l’esprit originel du macronisme du « en même temps », qu’au niveau de la sociologie électorale qui s’est rétrécie autour de deux pôles : les retraités (environ 30 %) et les catégories aisées (< 2 500 €) (environ 30 à 35 %). D’autre part, les électeurs de droite ayant voté pour Emmanuel Macron par effet de vote utile en 2022 se sont droitisés après les émeutes, de la crise migratoire à Lampedusa, de la multiplication des faits de violence devenant des faits de société et qui reprochent aussi au Gouvernement une mauvaise gestion des finances publiques, avec la présentation d’un déficit public de 5,5 % du PIB, un niveau de gestion que même les socialistes n’avaient jamais atteint.

De surcroît, la majorité présidentielle ne dispose plus des armes pour contrer l’ascension de Bardella. Ses trois options pour combattre le RN ont été battues en brèches. Première arme, le combat par les valeurs et la diabolisation ne fonctionne plus lié à l’institutionnalisation du RN à l’Assemblée nationale, notamment par le vote de projets de loi du Gouvernement comme la Loi Immigration. Seconde arme, la crédibilité et le sérieux du macronisme, ne fonctionnant plus en raison d’une perte de cohérence et d’incapacité à régler les crises diverses (émeutes dans les banlieues, Nouvelle-Calédonie, crise de la dette publique). Troisième arme, miser sur le talent de la rhétorique dans les médias, qui s’avère insuffisante au regard des côtes de rejet. En effet, la côte de rejet de Gabriel Attal (40 %) est proche de celle de Jordan Bardella (45 %) selon le baromètre de mai 2024 d’IPSOS pour La Tribune Dimanche, notamment en raison des propos du président de la République sur l’Ukraine.

Par conséquent, il est fort probable qu’une majorité présidentielle désarmée face à la progression du RN sera la grande constante de la seconde moitié du quinquennat, et cela jusqu’à la prochaine révolution politique en 2027.

Matthieu Hocque, directeur adjoint des Etudes du think-tank gaulliste et indépendant Le Millénaire

Nicolas Citti, analyste au Millénaire

Matthieu Hocque

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