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dans Economie, Politique

L’instabilité gouvernementale coutera chère à nos entreprises !

Hugo RagainParHugo Ragain
17 septembre 2024
La souveraineté menace-t-elle vraiment le libre-échange ?

Dans un contexte mondial marqué par une complexité croissante, la stabilité des gouvernements apparaît comme un pilier essentiel pour le développement économique. Cependant, dans de nombreux pays, les acteurs économiques sont confrontés à une imprévisibilité chronique des structures étatiques. Les changements fréquents de gouvernements, les censures parlementaires récurrentes, et les basculements de majorité politique rendent difficile la planification à long terme pour les entreprises.

La France court désormais ce risque depuis les résultats des élections législatives anticipées ne permettant pas d’imaginer un cap cohérent pour les politiques publiques pour la fin du quinquennat. Ces turbulences politiques ne sont pas sans conséquences : elles perturbent les marchés, créent un climat d’incertitude et génèrent des coûts significatifs pour les entreprises. Loin d’être de simples désagréments, ces fluctuations politiques imposent aux acteurs économiques des défis majeurs, affectant leur compétitivité, leurs investissements, et leur capacité à innover.

L’instabilité gouvernementale, facteur x de l’économie française

Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, la France se trouve dans une situation politique particulièrement délicate. L’émergence de trois blocs politiques distincts au sein de l’Assemblée a créé un paysage parlementaire fragmenté, rendant difficile toute prise de décision stable et cohérente. Cette situation peut conduire à une instabilité gouvernementale sans précédent sous la Vème République. Nous retomberions ainsi à un phénomène connu sous la IVème République, réputée pour son instabilité chronique, avec des changements de gouvernements et de coalitions parlementaires (7 mois de durée de vie moyenne d’un gouvernement).

Cette volatilité politique n’est pas sans conséquences pour l’économie française. Déjà lourdement affectée par un déficit budgétaire chronique et une dette publique en constante augmentation, la France ne peut se permettre une économie en berne. Pourtant, c’est précisément ce qui se produit lorsque l’instabilité politique empêche la mise en œuvre de réformes économiques structurantes et décourage les investissements étrangers. Les entreprises, incertaines quant aux orientations politiques futures, hésitent à engager des projets à long terme ou à embaucher de nouveaux employés.

Ainsi, l’instabilité gouvernementale devient un facteur aggravant pour une économie française déjà fragile, accentuant les risques de récession et d’érosion de la compétitivité nationale face aux géants industriels et productifs mondiaux.

Des coûts directs importants pour les acteurs économiques

L’instabilité gouvernementale se traduit immédiatement par des coûts directs pour les acteurs économiques. D’une part, les entreprises sont confrontées à un environnement réglementaire instable, où les lois et les politiques fiscales peuvent être modifiées de manière imprévisible. Cela entraîne des coûts de conformité accrus, alors que les entreprises doivent fréquemment ajuster leurs pratiques et leurs stratégies pour rester en conformité avec les nouvelles réglementations qu’elles soient européennes ou nationales.

D’autre part, l’instabilité politique freine les investissements. Les entreprises, incertaines quant à la pérennité des conditions économiques et réglementaires, reportent ou annulent leurs projets d’investissement. Ce phénomène est particulièrement visible dans les secteurs nécessitant des investissements lourds et à long terme, comme l’industrie, l’énergie, et les infrastructures. En outre, l’instabilité gouvernementale peut provoquer une hausse des primes de risque pour les investisseurs étrangers, rendant le financement plus coûteux pour les entreprises françaises. Ce risque pourrait notamment se concrétiser dans le financement du nouveau parc nucléaire français souhaité par Emmanuel Macron nécessitant en premier lieu un fort effort d’investissement public mais aussi une importante interdépendance de structures françaises et étrangères dans ce projet conséquent.

Enfin, l’instabilité politique affecte directement la consommation. Les ménages, inquiets de l’avenir et de la sécurité de leur emploi, réduisent leurs dépenses, ce qui affecte la demande intérieure. Cette baisse de la consommation se traduit par une diminution des revenus pour les entreprises, qui doivent alors faire face à des marges réduites et à une rentabilité compromise. La France étant déjà un pays à fort taux d’épargne par habitant n’échappera pas à cette tendance.

Les coûts indirects négligés des phénomènes d’instabilité

Au-delà des coûts directs, l’instabilité gouvernementale génère des coûts indirects tout aussi significatifs, mais souvent négligés. L’un des premiers effets indirects est l’érosion de la confiance, tant parmi les acteurs économiques que parmi les citoyens. Cette perte de confiance se manifeste par une aversion accrue au risque, une augmentation de l’épargne de précaution et une réduction des investissements productifs, ce qui ralentit la croissance économique sur le long terme.

Par ailleurs, l’instabilité politique peut provoquer une fuite des talents. Les cadres et les entrepreneurs, désillusionnés par un environnement politique incertain, peuvent choisir de s’expatrier vers des pays offrant une plus grande stabilité. Cette fuite des talents affaiblit encore davantage l’économie française mais aussi la recherche et l’innovation permettant in fine de développer des secteurs économiques de niche et difficilement reproductibles à l’étranger créant un avantage comparatif de l’économie locale.

De plus, l’instabilité gouvernementale a des répercussions sur la réputation internationale de la France. Les agences de notation peuvent abaisser la note souveraine du pays comme ce que l’on a déjà pu observer dans le passé proche, augmentant de fait le coût de la dette publique. En outre, les investisseurs étrangers peuvent percevoir la France comme un marché moins attrayant, réduisant ainsi les flux de capitaux entrants. Cette situation a un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie, amplifiant les difficultés de financement et la dépendance à l’égard des investisseurs nationaux déjà réticents dans les financements.

Hugo Ragain,
Analyste du Millénaire, think-tank indépendant, spécialisé en politiques publiques

Hugo Ragain

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