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dans Politique

Refonder la démocratie française par la réhabilitation de l’intelligence politique

Maxime TandonnetParMaxime Tandonnet
25 avril 2022
Emmanuel Macron

Les qualificatifs de la presse quotidienne pour célébrer la victoire d’Emmanuel Macron, « apothéose », « exploit », « triomphe » contrastent avec la résignation apparente du pays. Faut-il s’extasier de la réélection d’un président réélu avec 38,5 % des inscrits dans le contexte d’un vertigineux déploiement de propagande sur cinq ans et face à un adversaire « diabolisé » dont tout le monde savait par avance que ses chances de l’emporter étaient infimes ?

Depuis 1965, l’élection présidentielle a toujours été vécue comme le moment clé de la démocratie française. A travers la « rencontre d’un homme et de la Nation », le pays effectuait un choix de destin. Ainsi, en 1974, il optait pour le libéralisme économique et sociétal. En 1981, il se donnait au « socialisme à la française » qui prétendait changer la vie, puis confirmait cette option en 1988. En 1995, il prenait conscience de la nécessité de remédier à la « fracture sociale » et en 2002 plébiscitait le retour à la sécurité. En 2007, il se prononçait en faveur de l’identité nationale et de la valeur travail, puis en 2012 se tournait vers celui qui voulait taxer lourdement les « riches ». Même en 2017 dominait le thème du renouvellement et de l’exemplarité.

Certes ces promesses ont rarement été tenues mais au moins, elles donnaient jusqu’à présent un habit d’illusion à l’élection présidentielle. En revanche, jamais le vote suprême n’a été aussi vide et dépourvu de tout sens qu’en 2022. Pour la première fois, il s’est cantonné à une dimension plébiscitaire entièrement tournée vers la confirmation de l’occupant de l’Elysée.

Jamais non plus une élection présidentielle n’est apparue comme aussi conditionnée par avance.

Depuis 2017, la réélection du président Macron paraît avoir été comme planifiée à travers son inévitable duel de second tour contre Mme Le Pen. En 2017, les Français ont eu le sentiment de ne pas avoir réellement de choix de second tour. Contre la candidate lepéniste, sa victoire était acquise d’avance. Plusieurs enquêtes d’opinion (par exemple le sondage Marianne de février 2020) ont montré que les Français dans leur immense majorité, à 80%, ne voulaient pas voir se reproduire cet affrontement qui les prive de véritable alternative. Mme Le Pen, présentée comme la candidate « d’extrême droite », n’a jamais eu la moindre chance de l’emporter comme le confirme l’importance de l’écart entre les deux candidats de second tour. Voici donc deux élections présidentielles, en 2017 et 2022, où, à l’issue d’un matraquage médiatique et sondagier intense, l’électorat s’est vu privé d’un véritable choix.

Cette élection présidentielle, vide de sens et une nouvelle fois privée d’alternative sérieuse au second tour, a en outre donné une image particulièrement délétère de la politique française. De bout en bout, elle aura été dominée par les trahisons et les ralliements opportunistes, par le refus des débats de fond sur le bilan du dernier quinquennat et par le mythe du sauveur providentiel face aux grandes peurs de l’époque : crise des gilets jaunes, épidémie de covid-19, guerre en Ukraine et enfin extrémisme de droite ou de gauche. De fait, les Français ont plébiscité un prétendu héros ou sauveur providentiel bien davantage qu’ils n’ont débattu de leur avenir. Rien n’est moins conforme à l’image d’une démocratie moderne et sûre d’elle-même.

L’aspect le plus préoccupant de cette situation tient à l’état d’esprit du pays. A aucun moment le scrutin présidentiel de 2022 ne s’est joué sur la confrontation d’idées ou de projets.

Il a reflété la fragmentation du pays et sa radicalisation. Jamais une élection n’aura donné lieu à une déchirure aussi profonde et irréductible entre deux blocs qui se trouvaient face à face, d’une part la bourgeoisie satisfaite, mondialisée et européiste, d’autre part la France périphérique, populaire, la plus exposée aux souffrances, au mépris et à l’arrogance. Mais cette élection signe aussi l’affaiblissement de la culture politique d’une nation. La substitution du culte d’un personnage au débat d’idées et à la réflexion sur l’avenir, est le signe d’un recul aussi bien du caractère que de l’intelligence collective. Sans doute faut-il y voir le résultat, à long terme, de l’effondrement du niveau scolaire mis en évidence par nombre d’études internationales (classement PISA).

Comment sortir d’un système qui aggrave les déchirements d’un pays, rompt avec sa tradition démocratique et reflète un déclin intellectuel ? La seule issue possible, qui ne se conçoit que sur le long terme, consiste à réhabiliter le débat d’idées et de projets, au détriment d’un culte de la personnalité – peu digne du pays de Montaigne, de la Fontaine et de Montesquieu – auquel se réduit désormais la politique française. Le retour au moins partiel à une démocratie parlementaire, se prêtant davantage au débat et à la réflexion collective qu’à l’exaltation vaniteuse d’un seul individu est évidemment souhaitable. L’occasion d’un rééquilibrage des institutions se présente avec les élections législatives de juin 2022. Après un scrutin présidentiel sans débat, sans suspens et généralement vécu comme ennuyeux, il n’est pas impossible que ces élections législatives se traduisent par un regain d’intérêt du pays et la désignation d’une Assemblée nationale qui déboucherait sur tout autre chose qu’une simple majorité godillot. La France a tout à gagner à la redécouverte d’un Parlement souverain et d’un Gouvernement susceptible de diriger le pays en tenant tête, quand les circonstances s’y prêtent, au chef de l’Etat. Mais nous n’en sommes pas là…

Maxime Tandonnet
Essayiste
Haut fonctionnaire 

Maxime Tandonnet

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