Arnaud Benedetti

L’édito d’Arnaud Benedetti avec notre partenaire Radio Orient

C’est ce sourire aux lèvres dont il ne se départit jamais que Joe Biden a justifié le retrait américain d’Afghanistan ce 16 Août. Ce sourire était de trop, il était non seulement de trop, mais il portait toutes les marques d’une forme d’inconsistance aussi sûre d’elle-même que le cynisme dont il trahissait l’élan décomplexé. Cette administration se lave les mains de vingt années de guerre… in fine perdue.

Guerre et médias

La désinformation et la guerre dans les démocraties : ou l’opinion publique contre le débat public

La très répandue thèse kantienne de la « paix démocratique » s’appuie sur le présupposé calcul rationnel du citoyen réticent à un engagement dans les conflits armés. C’est oublier que la donne a changé depuis la mise en œuvre de la « révolution dans les affaires militaires ». C’est ce qui nous amène à rechercher la causalité de la désinformation dans un contexte d’engagements militaires à coût humain allié négligeable, et lorsque le pouvoir politique engage une idéologie contre un ennemi planétaire. Reste que la démocratisation et la saturation informationnelles ont entraîné un changement de paradigme remettant en cause le monopole du pouvoir de désinformer, mais permettant dans le même temps de radicaliser l’opinion publique et de faire échec à un véritable débat public.

Mémorial du Général Leclerc à Strasbourg

Le Serment de Koufra : un engagement et un attachement à la liberté et à la grandeur

Cette année 2021 marque les 80 ans du Serment de Koufra qui restera l’un des faits marquants de la guerre de libération de la France, après son invasion par la Wehrmacht. Il faut rappeler qu’il s’agit d’un serment prononcé le 2 mars 1941 par les troupes du colonel Leclerc, suite à leur victoire de la veille sur les forces mussoliniennes. Bien évidemment, le Serment de Koufra rappelle l’héroïsme et le rôle décisif de la fameuse « Colonne du Tchad » dans la libération de la France, notamment de Strasbourg ou encore de Paris. Cette épopée guerrière va d’ailleurs se poursuivre jusqu’à Berchtesgaden, le « Nid d’aigle » de Hitler…

Quelle légitimité pour la « guerre contre le terrorisme en Syrie » après les attentats du 13 novembre 2015 ?

Le 16 novembre 2015 l’intervention du président de la République devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles a présenté toutes les caractéristiques d’un discours offensif face au terrorisme : le vocabulaire martial employé à dessein par le chef des armées délivre un message clair : “la France est en guerre”.