Moins d’État infantilisant, plus de responsabilité individuelle

Depuis le début de la crise sanitaire, l’État a pris tout un ensemble de mesures attentatoires aux libertés publiques au nom d’un impératif sanitaire dont on ne peut contester la noblesse : sauver le plus possible de vies. Aussi nous a-t-il abreuvé de conseils sanitaires, inlassablement répétées par ses innombrables relais médiatiques. Or ces injonctions médicales ne doivent pas seulement être vues comme des contraintes imposées d’en haut, elles doivent aussi et surtout être intériorisées par les individus eux-mêmes. (« Il faut que la distanciation sociale entre dans les gènes », ai-je ainsi entendu récemment de mes propres oreilles.). Par Matthieu Creson.