• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

Pour un duel à la régulière au Niger

François MatteiParFrançois Mattei
26 décembre 2019
Pour un duel à la régulière au Niger

En 2020, les citoyens de plusieurs pays d’Afrique seront appelés aux urnes pour élire leur président. Réaction de François Mattei, journaliste indépendant, qui revient plus particulièrement sur la situation au Niger.

Une démocratie à l’africaine semble parfois appartenir à un fantasme contredit, usé jusqu’à la corde, par l’histoire politique récente du continent. Sous le poids des influences étrangères et des habitudes de mauvaise gouvernance héritées du passé, l’aspiration des peuples à trouver sur leur propre terre un statut d’homme libre se heurte à la faiblesse des Etats, aussi bien qu’à la complicité des grandes puissances et des bailleurs de fond.

Tout se joue en général aux élections présidentielles.

Totem sacré du suffrage universel, elles sont devenues en Afrique un lieu d’embuscades, de manipulations, de coups tordus.

Une véritable guillotine pour le progrès, la démocratie, la souveraineté. L’élection de 2010 en Côte d’Ivoire, censée clore une crise politique de dix ans, a dégénéré en une cascade de fraudes, pour aboutir à une guerre civile dont les effets perdurent, la réconciliation du peuple ivoirien n’étant pas réellement réalisée neuf ans après.

En 2020, toute l’Afrique va vibrer au rythme de ces nouvelles échéances présidentielles. Avec des contextes particuliers propre à chaque Etat, mais encore trop éloignés de la transparence propice à un scrutin fiable qui puisse garantir un consensus populaire.

L’affaire Hama Amadou

Au Niger, l’un des pays les plus pauvres du monde, où une part de l’indépendance énergétique de la France est liée aux mines d’uranium, une clarification urgente serait indispensable.

En effet, « L’affaire Hama Amadou » met en péril la  validité de la prochaine élection. Pour ceux qui n’entendent rien aux  nébuleuses électorales africaines, Hama Amadou est un homme politique important dans son pays : président de l’Assemblée nationale, puis deux fois Premier ministre, il fut celui à qui Tandja Mamadou dût son accession à la présidence en 1999. Ami et allié de Mahamadou Issoufou, l’actuel Président du Niger, il devint son premier opposant.

Arrêté et condamné dans une improbable affaire de « trafic international de bébés », destinée à l’écarter de la course au pouvoir, si l’on considère la vacuité du dossier, il se présente néanmoins à l’élection présidentielle de 2016. En dépit de son incarcération, qui l’empêche de faire campagne, il arrive deuxième en nombre de suffrages. Libéré pour raisons de santé, il s’exile finalement en France, et revient au Niger, de son plein gré, ces jours derniers. Sa mère est décédée, et n’ayant pu assister à ses obsèques, il veut au moins s’incliner sur sa tombe.
S’étant présenté de lui-même aux autorités de Niamey, il est incarcéré à la prison de Filingué, à deux cents kilomètres de la capitale, pour les huit mois de prison qui lui restent à purger de sa condamnation.

L’avenir proche dira si les contacts qui n’ont pas manqué de s’établir entre le président Issoufou et son principal opposant, déboucheront, avant les élections de 2020, sur une paix des braves dans l’intérêt du pays. Ce serait une preuve de progrès, et une chance, peut-être, de normalisation de la vie politique au Niger.

La France, qui n’est jamais loin quand il s’agit  de sa réserve de carburant nucléaire, aurait avantage à influer autant qu’elle le peut pour un apaisement.

Des convoitises pourraient, en cas de troubles ou de crise, venir lui damer le pion.

L’attaque massive, menée par cinq cents terroristes lourdement armés, le mardi 10 décembre, contre une garnison de l’armée nigérienne basée à Inatés, dans le sud ouest du pays, au nord de la capitale, rappelle que le Niger est au cœur du Sahel, où se joue en partie l’avenir de l’Afrique. Plus de soixante-dix morts, de nombreux blessés, l’événement a obligé le président Issoufou, en voyage en Egypte, à rentrer à Niamey. Le sommet sur le Sahel prévu à Pau, en France, avec le président Macron, le 16 décembre, a bien sûr été reporté. On voit bien que l’armée française, engagée dans les sables et les rochers de l’immensité malienne, pour l’opération Barkhane, ne peut parer tous les coups dans cette région, mais ne créé pas le sentiment recherché. Elle y défend des intérêts stratégiques et économiques évidents, mais qui trop embrasse mal étreint, comme dit le proverbe. En cas d’échec militaire avéré, sa présence déjà contestée tournera à un constat d’impuissance. Pourquoi ne pas choisir une autre voie ? Puisque la France tire les ficelles dans cette région, elle peut jouer un rôle de conciliation, pour permettre à ce petit pays d’échapper à toutes ses malédictions, et de s’unir dans un projet  démocratique  ?

Le « sentiment anti-français » bien réel, qui traverse la jeunesse africaine ne pourra pas s’éteindre si Paris ne change pas de logiciel et d’approche.

Au Niger, il serait bon qu’avec l’aide de la France, le jeu démocratique l’emporte en toute clarté en 2020, avec l’affrontement pacifique du Président et de son grand rival : un duel loyal pour la magistrature suprême dont l’Afrique serait sans doute, enfin, reconnaissante.
 
 François Mattei
 Journaliste indépendant

François Mattei

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Argentine et Royaume-Uni : de nouvelles tensions nourries par les USA

Argentine et Royaume-Uni : de nouvelles tensions nourries par les USA

ParPascal Drouhaud

Les tensions entre l’Argentine et le Royaume-Uni portant sur la souveraineté de l’archipel des îles Malouines (Islas Malvinas pour l’Argentine,...

Communication politique, rhétorique et influence : de la mise en scène du pouvoir à la délégation de la persuasion

Communication politique, rhétorique et influence : de la mise en scène du pouvoir à la délégation de la persuasion

ParAlexandre Eyries

Dans cet article, Alexandre Eyries propose de revenir aux racines de la communication politique qui a, dans les sociétés occidentales...

Trump : le retour de la frontière

Trump : le retour de la frontière

ParJean-Marc Salmon

Donald Trump fait briller le retour de « l’Âge d’or ». Comme à la fin du dix-neuvième siècle, protectionnisme et...

Arrêtez de mépriser le peuple.

ParAlain Juillet

La démocratie est un système dans lequel le peuple est souverain. En France, ses promoteurs l’ont voulue représentative. Dans ce...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
99
Next
»
loading
play
La cité des débats - Intervention de la ministre Alice Rufo
play
La cité des débats - Guerre et recomposition au Proche et Moyen-Orient
play
La cité des débats - Table ronde : Le renseignement, instrument de puissance dans la guerre hybride
«
Prev
1
/
99
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Communication politique, rhétorique et influence : de la mise en scène du pouvoir à la délégation de la persuasion
N°1118

Communication politique, rhétorique et influence : de la mise en scène du pouvoir à la délégation de la persuasion

Politique

Arrêtez de mépriser le peuple.

Nos lycéens doivent être écoutés , mais surtout entendus.
Politique

Nos lycéens doivent être écoutés , mais surtout entendus.

Le zigzag macronien For sure ou la particule élémentaire d’une mythologie faible
N°1118

Le zigzag macronien For sure ou la particule élémentaire d’une mythologie faible

La RSE est morte, vive la RSE !
N°1118

La RSE est morte, vive la RSE !

« New Defense » : la France peut-elle gagner la bataille du temps ?
Politique

« New Defense » : la France peut-elle gagner la bataille du temps ?

L’antisémitisme appartient aux antisémites
Politique

L’antisémitisme appartient aux antisémites

Les commissions d’enquête parlementaires : des juges sans le dire ?
N°1118

Les commissions d’enquête parlementaires : des juges sans le dire ?

Article suivant
Comment s’est construite la recherche en France ?

Comment s’est construite la recherche en France ?

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire