• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Economie

Déficit public, déficit de crédibilité

Michel MonierParMichel Monier
28 mars 2024
Déficit public, déficit de crédibilité

La surprise et l’affolement qui suivent l’annonce du déficit des finances publiques sont aussi inquiétants que le déficit lui-même. Ce déficit n’est pas une surprise pour les observateurs mais il l’est pour les pilotes de l’action publique : ont-ils crû, seuls, à l’auto-réalisation de prévisions de croissance trop optimistes ? N’ont-ils pas anticipé que la politique des chèques-boucliers, prenant le relai du quoi qu’il en coûte, entraînerait ces conséquences-là ? Étaient-ils les seuls à ne pas vouloir voir ?

Ce déficit des finances publiques c’est le résultat d’une politique économique dont a cru que le volet politique contraindrait l’Économie. Être surpris et s’affoler du déficit ajoute au déficit de crédibilité et rend peu crédible l’atteinte de l’objectif d’un déficit public de moins de 3 % à l’horizon, proche, de 2027.

Longtemps nous avons cru que Bercy était un ministère de l’Économie et des Finances : c’est un ministère de la dépense publique. Le ministère de l’Économie n’existe plus depuis bien longtemps, depuis qu’il n’y a plus de vision de long terme, depuis que l’on a « externalisé » l’industrie, opté pour une économie de services et une consommation low-cost.

Depuis des décennies Bercy engrange le déficit : ce qu’il reste de souveraineté, c’est la dette. Quelle surprise de voir, aujourd’hui, l’affolement et Bercy se faire ministère des économies.

Au moment du « quoi qu’il en coûte » il n’y avait déjà plus de marge de manœuvre, au sortir des confinements sanitaires les fondamentaux de l’économie nationale restaient fragilisés. La reprise de la croissance n’était qu’un rebond. L’inflation résultant du contexte géopolitique a fait découvrir (!) que nous avions perdu toute souveraineté économique et on se dépêchait de rajouter tout un arsenal de mesures anti-inflation à renfort de chèques qui ajoutaient au déficit. La mauvaise nouvelle n’est pas le déficit mais l’affolement devant la réalité qui n’est rien d’autre que ce qui devait advenir, résultat des politiques de ces dernières années.

Mauvaise nouvelle encore parce que la solution trop tardive de baisser la dépense publique vient encore ajouter à ce qu’est Bercy : un ministère trop peu soucieux de l’Économie. Un ministère qui regarde trop le seul numérateur du fameux ratio de la dépense publique rapportée au PIB et qui semble ne pas voir que si l’on dépense trop c’est relativement à un PIB insuffisant. Dans l’absolu on ne dépense pas trop[1]. Quand on vit au-dessus de ses moyens il y a deux solutions : dépenser moins ou gagner plus. Si la solution de court terme, qui aurait dû être prise il y a longtemps, est de dépenser moins où est la politique publique qui favorise l’accroissement de la richesse créée[2] ?

Bercy reste le ministère de la dépense publique, faire le pari de désocialiser l’économie pour gagner des points de croissance… allons ! ce serait là de la… dépense fiscale !

Il y a peu une réforme de l’indemnisation du chômage nous enseignait les bienfaits de la contracyclicité et à ce moment d’essoufflement de la croissance Bercy renverse la logique pour adopter la procyclicité universelle comme solution. Voilà qui rappelle à quelques observateurs les mesures appliquées à la Grèce au début des années 2000. Si 10 milliards d’économie cette année et 20 ou 30 l’an prochain ne sont que peu, la réduction de la dépense publique, trop tardivement venue, va ajouter à l’atonie de la croissance dont on ne voit pas ce qui participe à la soutenir.

Dos au mur (de la dette), sans aucune marge de manœuvre Bercy illustre cette leçon que donnait Frédéric Bastiat « Entre un mauvais et un bon économiste, voici toute la différence : l’un s’en tient à l’effet visible ; l’autre tient compte et de l’effet qu’on voit et de ceux qu’il faut prévoir (…) il arrive presque toujours que, lorsque la conséquence immédiate est favorable, les conséquences ultérieures sont funestes, et vice versa ». La leçon s’applique cruellement autant aux décisions des décennies précédentes qu’à celle du moment : elles nous ont engagés et nous maintiennent sur la voie de l’appauvrissement. Il faut oublier la satisfaction que l’on tirait post-Covid et que l’on résumait à « l’État a tenu ». Si l’État avait tenu, c’est par la dette et en ajoutant à la socialisation de l’économie ! Les chèques-bouclier anti-inflation sont venus confirmer notre addiction à la subvention.

Bercy a été le ministère de la dépense publique quand il ne fallait pas l’être, il est contraint de se faire ministère des économies quand il ne le faut pas … et les coups de rabot ne réformerons pas l’action publique.

Á une économie administrée qui donnait une vision de long terme s’est substituée à bas bruit une économie socialisée réactive parce que sans anticipation ; elle a façonné un corps social biberonné à la dépense publique, grandement déresponsabilisé et aujourd’hui sensible aux élans emportés de tribuns opportunistes. Le en même temps sublime l’addiction à la dépense publique sans offrir d’horizon politique mobilisateur.

L’état des finances publiques serait un moindre mal si les perspectives électorales ne faisaient craindre quelque extrémisme qui, de droite ou de gauche, ajoutera à l’étatisation ruineuse, à l’affaiblissement de l’outil de production de la richesse nationale et à l’abandon d’une part supplémentaire de souveraineté économique.

Michel Monier
Membre du Cercle de recherche et d’analyse de la protection sociale
Ancien DGA de l’Unedic

Photo : EQRoy/Shutterstock.com

[1] La dépense publique par habitant : 22 608 € en France, 22 738 € en Allemagne et 23 408 € aux Pays-Bas. (Source : https://fr.countryeconomy.com).

[2] Le PIB par habitant : 38 550 € en France, 48 750 €en Allemagne et 54 150 € aux Pays-Bas.

Michel Monier

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Kharg, épineuse île du golfe Persique

Moyen-Orient : quand la puissance ne produit plus d’ordre

ParMyriam Benraad

L’embrasement au Moyen-Orient ne se laisse pas comprendre par les catégories classiques de la géopolitique. Il ne s’agit ni d’une...

Logement: temps long et temps court

Logement: temps long et temps court

ParHenry Buzy-Cazaux

Le plan de relance du logement que le Premier ministre vient de présenter à un atout que n’avaient pas eu...

Croissance nulle au premier trimestre

Croissance nulle au premier trimestre

ParSylvain Bersinger

Les chiffres de la croissance française au premier trimestre 2026 sont franchement mauvais : stagnation du PIB et baisse de...

Gauche plurielle mortelle

Mais pourquoi sont-ils si nombreux ?

ParMarie-Eve Malouines

Chaque mois amène un nouveau candidat potentiel à la présidentielle. Entre ceux qui affirment clairement qu’ils seront en lice en...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
95
Next
»
loading
play
Les conférences de 18h59 - Viviane Chaine-Ribeiro
play
Printemps des Technologies – La Liberté d’expression à l’ère du numérique
play
Printemps des Technologies – l'IA dans l'économie
«
Prev
1
/
95
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Croissance nulle au premier trimestre
Economie

Croissance nulle au premier trimestre

Logements: l’inéluctable baisse des prix
Economie

Logements: l’inéluctable baisse des prix

Le crédit privé soulève des inquiétudes
Economie

Le crédit privé soulève des inquiétudes

Relance du logement : les trois France
Economie

Relance du logement : les trois France

Révision de la loi de 1989 sur les rapports entre propriétaires et locataires: un début malheureux
Economie

Révision de la loi de 1989 sur les rapports entre propriétaires et locataires: un début malheureux

IA et services immobiliers: la réévaluation du « corps présent »
Economie

IA et services immobiliers: la réévaluation du « corps présent »

L’économie iranienne peut faire de la résistance
Economie

L’économie iranienne peut faire de la résistance

Relance de la construction par les maires : raison garder
Economie

Relance de la construction par les maires : raison garder

Article suivant
Au nom du commerce

Au nom du commerce

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026

Revue Politique et Parlementaire