• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Economie, N°1116

Les banques centrales vont-elles devoir se résoudre à revenir à l’assouplissement quantitatif ?

Guillaume Du CheyronParGuillaume Du Cheyron
12 février 2026
Les banques centrales vont-elles devoir se résoudre à revenir à l’assouplissement quantitatif ?
Analyse

Après trois ans de resserrement monétaire, la Fed comme la BCE ralentissent leur réduction de bilan, tandis que les États s’apprêtent à emprunter des montants record. Entre tensions sur les marchés obligataires, risques de crise de la dette et disparition progressive de la liquidité bancaire, les banques centrales pourraient-elles être contraintes de renouer avec l’assouplissement quantitatif ?

Cet article fait écho à celui publié, le 24 août 2023, dans la Revue Politique et Parlementaire sous le titre : « Avons-nous atteint le pic de la dette ? »1. À l’époque, la perspective d’une fin des politiques d’assouplissement quantitatif (QE) et d’une remontée brutale des taux d’intérêt suscitait de vives inquiétudes pour l’économie mondiale. Les entreprises risquaient de rencontrer des difficultés pour refinancer leur dette, tandis que les États voyaient le coût de leurs emprunts s’envoler par rapport à l’ère pandémique. Le scénario de taux « plus élevés pour plus longtemps » devait marquer un changement de paradigme sur les marchés financiers et entraîner une réduction de l’endettement.

DU RESSERREMENT QUANTITATIF À LA TENTATION D’UN RETOUR AU QE

Le resserrement quantitatif (QT) consiste à réduire la taille du bilan d’une banque centrale, notamment par la vente progressive des actifs acquis durant les périodes d’assouplissement quantitatif (QE). L’objectif principal : contenir l’inflation autour de 2 % à moyen terme, afin d’ancrer les anticipations des acteurs économiques et éviter des comportements susceptibles d’alimenter l’instabilité des prix. Cette politique se traduit par des taux d’intérêt plus élevés, rendant l’emprunt plus coûteux, ce qui freine la croissance du crédit et, in fine, celle de l’économie.

Depuis son pic en avril 2022 (près de 9 000 milliards de dollars), la Fed a réduit son bilan de 2 300 milliards de dollars, soit environ la moitié des liquidités injectées pendant la pandémie. Initialement fixé à 60 milliards de dollars par mois, le rythme de cette réduction est passé à 25 milliards par mois en mai 2024 pour éviter des tensions sur les marchés.

En 2015, le bilan de la BCE s’établissait autour de 2 200 milliards d’euros. À la suite d’une forte expansion liée aux achats d’actifs, il a culminé à 8 800 milliards en juin 2022. Puis, avec le début du QT, le bilan consolidé de l’Eurosystème est désormais proche de 6 150 milliards d’euros. La BCE a donc cédé près de 2 700 milliards d’euros d’actifs et poursuit actuellement son QT à un rythme moyen d’environ 35 milliards par mois.

Selon un récent rapport du FMI, après une longue phase d’augmentation, la dette mondiale s’est stabilisée en 2024 à 235 % du PIB global2. La normalisation monétaire engagée depuis 2022 (QT et hausse des taux) a cependant créé les conditions d’une crise de la dette, particulièrement dans certains pays émergents et pour les acteurs privés les plus endettés, confrontés à des difficultés de refinancement dans un contexte d’incertitude économique, de tensions commerciales et géopolitiques.

Or, les États de la zone euro devront de nouveau emprunter des montants records en 2026 : près de 1 500 milliards d’euros, dont 310 milliards pour la France et 170 milliards pour l’Allemagne. Aux États-Unis, la situation est encore plus spectaculaire : le déficit fédéral projeté pour 2026 atteint environ 1 700 milliards de dollars, soit près de 5,5 % du PIB. Pour financer ce déficit et refinancer la dette existante, le Trésor américain devra émettre plusieurs milliers de milliards de dollars de bons du Trésor, dans la continuité des 10 000 milliards d’émissions brutes observées en 2025.

La Fed a d’abord annoncé, en mars 2025, abaisser encore le plafond du QT à 5 milliards de dollars par mois, avant d’annoncer la fin de ce processus à partir du 1er décembre 2025. En Europe, plusieurs analystes anticipent un arrêt du QT de la BCE en 2026, voire un retour à des réinvestissements pour stabiliser la liquidité bancaire.

DETTE RECORD, MARCHÉS NERVEUX : CE QUI POURRAIT POUSSER LA FED ET LA BCE À RELANCER LE QE

Ces décisions marquent-elles les prémices d’un retour à l’assouplissement quantitatif ? Et pourquoi les banques centrales seraient-elles contraintes d’y recourir ?

La Fed pourrait relancer le QE prochainement, face à la baisse de la demande mondiale pour les bons du Trésor et à la hausse des rendements obligataires. De plus, les réserves excédentaires des banques américaines ont quasiment disparu sous l’effet du QT, provoquant un stress de liquidité sur le marché bancaire et une hausse des taux à court terme. John Williams, président de la Fed de New York, a récemment évoqué la nécessité d’un QE « technique » pour maintenir le contrôle des taux courts. En réalité, la Fed n’a guère d’alternative : si les banques réduisent leurs prêts, cela provoquerait un choc négatif sur l’économie réelle et les marchés financiers.

Sans l’admettre publiquement, la Fed pourrait être contrainte de revenir au QE en raison des déficits fédéraux. En achetant des obligations, elle crée une demande artificielle, fait monter les prix et baisser les rendements, réduisant ainsi le coût d’emprunt du gouvernement. Ce mécanisme, redouté par les économistes, illustre le scénario de « fiscal dominance », où la politique monétaire se plie aux impératifs budgétaires, entraînant mécaniquement une expansion monétaire et, à terme, plus d’inflation.

L’assouplissement quantitatif est, par nature, inflationniste. Pour s’en prémunir, certains investisseurs adoptent le « debasement trade », une stratégie visant à se protéger de la dépréciation monétaire en se positionnant sur des actifs réels : or, matières premières, immobilier – des valeurs refuges lorsque les devises s’affaiblissent.

Pourquoi gouvernements et marchés sont-ils devenus si dépendants des banques centrales ?

La réponse remonte à la crise de 2008, lorsque celles-ci sont passées du rôle de prêteur en dernier ressort à celui de gestionnaire unique de la liquidité mondiale. Depuis, elles jouent un rôle central dans la régulation des excès spéculatifs et des bulles financières, au point que tous les acteurs s’en remettent à elles.

Le retour du QE soutiendrait les valorisations spéculatives, notamment dans la tech et l’IA, redonnerait du souffle aux opérations à effet de levier (LBO) et offrirait un répit aux États surendettés. Mais il reléguerait au second plan la normalisation des valorisations, la réduction des risques systémiques et surtout la lutte contre l’inflation.

Guillaume du CHEYRON
Spécialiste de la Finance d’Entreprise
Président de G2C Corporate Finance

  1. https://www.revuepolitique.fr/avons-nous-atteint-le-pic-de-la-dette/ ↩
  2. Global Debt Monitor, Fiscal Affairs Department, International Monetary Fund, septembre 2025, https://www.imf.org/external/datamapper/GDD/2025%20Global%20Debt%20Monitor.pdf ↩
Guillaume Du Cheyron

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 dans la France urbaine : dénationalisation, défaite de la gauche classique, percée des forces radicales

Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 dans la France urbaine : dénationalisation, défaite de la gauche classique, percée des forces radicales

ParFlorent Gougou

Dernières élections intermédiaires du second quinquennat d’Emmanuel Macron, les municipales des 15 et 22 mars ont été marquées par l’absence...

OTAN, Europe, Moyen-Orient : le temps du réexamen stratégique est-il venu ?

OTAN, Europe, Moyen-Orient : le temps du réexamen stratégique est-il venu ?

ParKambiz Zare

La guerre autour de l’Iran ne révèle pas seulement un désaccord tactique entre les États-Unis et l’Europe. Elle met au...

Élections : Une approche par les empêchements

Élections : Une approche par les empêchements

ParVirginie Martin

Les élections - dont ces dernières municipales - sont le plus souvent lues comme des indicateurs de rapports de force....

Gauche plurielle mortelle

Enrichissement de l’État, surplus, les mots pour ne plus rien dire

ParMarie-Eve Malouines

La hausse du prix du pétrole a créé une polémique autour de mots vidés de leur sens. Au RN qui...

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

IA et services immobiliers: la réévaluation du « corps présent »
Economie

IA et services immobiliers: la réévaluation du « corps présent »

Saint John Philby Et le pétrole d’Arabie devint américain…
Culture

Saint John Philby Et le pétrole d’Arabie devint américain…

Sophie Bricaire, metteuse en scène
Culture

Sophie Bricaire, metteuse en scène

Justice et intelligence artificielle générative : anticiper et accompagner d’inexorables évolutions
N°1116

Justice et intelligence artificielle générative : anticiper et accompagner d’inexorables évolutions

De quelle Pax Economica est-il question au Moyen-Orient ?
International

De quelle Pax Economica est-il question au Moyen-Orient ?

« L’Amérique n’est plus l’Amérique »
International

« L’Amérique n’est plus l’Amérique »

La fiction narcotique : quand les séries fabriquent un imaginaire désirable de la drogue
N°1116

La fiction narcotique : quand les séries fabriquent un imaginaire désirable de la drogue

Comment diversifier les actionnaires des médias contemporains ?
N°1116

Comment diversifier les actionnaires des médias contemporains ?

Article suivant
Pologne, le retour

Pologne, le retour

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026

Revue Politique et Parlementaire