• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Lire Le dernier numéroLe dernier numéro
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Culture
  • Société
  • Science et technologie
  • La cité des débats
    • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
    • Aimons-nous encore la liberté ?
    • Savoir, pouvoir et démocratie
    • S’engager au 21ème Siècle
  • Le printemps des techno
    • Edition 2023
    • Edition 2024
    • Edition 2025
  • Boutique
    • Les numéros
    • Abonnement
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Culture
  • Société
  • Science et technologie
  • La cité des débats
    • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
    • Aimons-nous encore la liberté ?
    • Savoir, pouvoir et démocratie
    • S’engager au 21ème Siècle
  • Le printemps des techno
    • Edition 2023
    • Edition 2024
    • Edition 2025
  • Boutique
    • Les numéros
    • Abonnement
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans International

Dissuader la Russie d’attaquer un pays européen, un point de vue français

Jean DufourcqParJean Dufourcq
8 mars 2024
Dissuader la Russie d’attaquer un pays européen, un point de vue français

Deux ans après l’invasion russe en Ukraine, la stabilisation stratégique du continent européen semble hors de portée. Les propos belliqueux s’additionnent sans qu’aucun n’offre un retour à la paix voire favorise une régulation raisonnée des parties. L’inquiétude s’amplifie avec les foucades de D. Trump et les menaces de V. Poutine, tous deux en campagne présidentielle. Le positionnement « dynamique » du président français le 26 février provoque des réactions fébriles qui révèlent un désarroi profond des alliés et suscite un débat national. La question ukrainienne est dans l’impasse malgré les tragiques objurgations de Kiev.

En réalité au point où nous en sommes, trois exigences s’imposent pour restaurer une coexistence minimale en Europe centrale et orientale : consolider l’indépendance ukrainienne, rassurer les pays alliés de la ligne de front et bloquer l’expansion de Moscou vers l’Europe centrale. Commençons par ce dernier point. Car une fois la Russie ramenée de gré ou de force à composition, les deux autres seront abordables plus aisément. On pourra envisager avec sang-froid une désescalade concertée. Car il faudra bien résoudre les tensions issues d’une dislocation de l’URSS par pat stratégique brouillon entre Moscou et Washington en 1991, sans suffisante désoviétisation du monde russe.

En France, le courant stratégique dominant porte au réarmement conventionnel massif et urgent pour aider Kiev à libérer les territoires ukrainiens occupés et offrir aux pays européens exposés un solide mur défensif adossé au bouclier nucléaire otanien et américain ; mais c’est une perspective complexe qui ne pourra se réaliser que sur le temps long d’une décennie. Elle fait craindre à beaucoup un rendez-vous militaire décisif bien avant.

Or la sortie française du 26 février a tenté de renverser la charge de la pression immédiate.

Et elle permet aujourd’hui de réhabiliter avec sang-froid les fondamentaux oubliés de la dissuasion nucléaire stratégique, tels que la France les a établis. Ils sont plus décisifs que ceux de la posture nucléaire otanienne qui envisage l’emploi d’armes nucléaires tactiques et donc la défense contre une agression par le combat frontal, ce que la France exclue.

On rappelle que la crédibilité de la dissuasion résulte du produit d’une opérationnalité démontrée par une volonté politique inaltérable. On se souvient surtout aussi que c’est d’abord à l’agresseur d’évaluer finement ces deux facteurs s’il veut passer outre et prendre le risque d’engager une puissance nucléaire. L’ambiguïté stratégique revendiquée récemment ne porte pas bien sûr sur la capacité de riposte assurée, imparable et inacceptable (celle de la France est démontrée régulièrement).

Elle porte sur les intérêts existentiels de l’Union européenne et la volonté unanime des Européens d’interdire toute expansion russe et toute atteinte à la souveraineté physique des pays européens de la ligne de front.

Or la France, seule puissance « dotée » de l’Union européenne est liée par l’obligation de défense du traité de Lisbonne (§ 42-7 : « au cas où un Etat membre serait l’objet d’une agression armée sur son territoire, les autres Etats membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir »). Qui pourrait douter que la prévention de cette éventualité concerne ses intérêts vitaux aujourd’hui ? Pour le manifester, ne suffirait-il pas au Conseil européen de déclarer solennellement à la Russie que toute mise en cause de la souveraineté territoriale d’un pays européen relèvera de ce paragraphe du TUE ? Ce sera alors explicite, sans ambiguïté, comme un avertissement.

Dissuader, ce n’est pas se défendre, c’est d’abord empêcher l’agression territoriale.

Le réarmement stratégique de l’Europe passera-t-il par la dissuasion nucléaire française ? Ne doit-on pas le proposer ? Au lecteur d’en juger et d’en débattre.

Jean Dufourcq,
Contre-amiral (2S),
Stratégiste,
Directeur La Vigie (www.lettrevigie.com)

Jean Dufourcq

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

L’inquiétante attaque de Donald Trump contre les institutions économiques américaines

L’inquiétante attaque de Donald Trump contre les institutions économiques américaines

ParSylvain Bersinger

Entre ses attaques contre l’indépendance de la banque centrale ou sa remise en cause des statistiques officielles, Donald Trump lance...

La situation économique et sociale de la Corse, angle mort du projet d’autonomie ?

La situation économique et sociale de la Corse, angle mort du projet d’autonomie ?

ParMichel Monier

La situation économique et sociale de la Corse semble étrangement absente du débat public sur son autonomie, un débat tout...

De l’État stratège à l’État comptable : une régression française

De l’État stratège à l’État comptable : une régression française

ParBertrand Augéet1 autre

Vu d’ailleurs, la politique française offre un spectacle pour le moins paradoxal. Celui d’une Nation qui aime se penser universelle,...

« On bloque tout » ou la gravité perdue : quand l’imaginaire remplace le symbolique

« On bloque tout » ou la gravité perdue : quand l’imaginaire remplace le symbolique

ParPierre Larrouy

La radicalisation du mot d’ordre « On bloque tout » ne peut se comprendre sans l’inscrire dans une mutation anthropologique...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
85
Next
»
loading
play
Les conférences de 18h59 – Rassemblement de soutien à Boualem Sansal
play
Printemps des Technologies – Démocratie, technologies et souveraineté
play
Printemps des Technologies – Histoire et initiation aux cryptomonnaies et au Bitcoin
«
Prev
1
/
85
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

L’inquiétante attaque de Donald Trump contre les institutions économiques américaines
International

L’inquiétante attaque de Donald Trump contre les institutions économiques américaines

De l’État stratège à l’État comptable : une régression française
International

De l’État stratège à l’État comptable : une régression française

L’ERE DES VANDALES
International

L’ERE DES VANDALES

 Le Qatar mis à l’index par l’ONU : Doha condamné pour torture et détention arbitraire de Tayeb Benabderrahmane. Que va faire la France ?
International

 Le Qatar mis à l’index par l’ONU : Doha condamné pour torture et détention arbitraire de Tayeb Benabderrahmane. Que va faire la France ?

Au bord du gouffre
International

Au bord du gouffre

Trump et Poutine se rencontrent en Alaska : quels sont les scénarios ?
International

Trump et Poutine se rencontrent en Alaska : quels sont les scénarios ?

La normalité du mal
International

La normalité du mal

Deux prisonniers politiques exécutés en Iran : un signal d’alarme international
International

Deux prisonniers politiques exécutés en Iran : un signal d’alarme international

Article suivant
De la logique mortifère de l’islamisme

De la logique mortifère de l’islamisme

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Culture
  • Société
  • Science et technologie
  • La cité des débats
    • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
    • Aimons-nous encore la liberté ?
    • Savoir, pouvoir et démocratie
    • S’engager au 21ème Siècle
  • Le printemps des techno
    • Edition 2023
    • Edition 2024
    • Edition 2025
  • Boutique
    • Les numéros
    • Abonnement

Revue Politique et Parlementaire