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dans Politique

L’intime des puissants n’est pas neutre

Virginie MartinParVirginie Martin
18 février 2026
L’intime des puissants n’est pas neutre
Tribune
On nous répète que la vie privée ne regarde personne. Que l’amour ne se commente pas. Que les choix sentimentaux relèvent exclusivement de la sphère intime. C’est une fiction commode.

Lorsque des élites politiques, économiques ou culturelles exposent publiquement des configurations relationnelles systématiquement asymétriques, nous ne sommes plus dans le simple registre du privé. Nous sommes face à un fait social récurrent.

Regardons la structure, non les personnes.

Dans de nombreux univers de pouvoir, on observe une constante : des hommes fortement dotés en capital politique, économique ou symbolique s’engagent dans des relations où l’asymétrie est manifeste — asymétrie d’âge parfois, mais surtout asymétrie de capital institutionnel, académique, professionnel ou stratégique.

Ce n’est pas une question d’amour. Ce n’est pas une exception romantique. Ce n’est pas une coïncidence. C’est une configuration.

Or, lorsqu’une configuration se répète avec une telle régularité, elle cesse d’être contingente. Elle devient structurelle.
Cette asymétrie produit un effet central : elle stabilise la centralité masculine. Elle garantit que le centre de gravité du pouvoir reste du même côté. Elle réduit le risque de confrontation symbolique. Elle sécurise la hiérarchie.
L’intime devient alors un prolongement discret du politique.
La démocratie repose théoriquement sur la symétrie des statuts et la possibilité d’une égalité entre sujets. Pourtant, dans l’espace privé des élites, l’asymétrie homme/femme est souvent normalisée, parfois esthétisée, parfois même présentée comme allant de soi.
On invoque la liberté individuelle. Mais ces figures ne sont pas anonymes. Elles occupent des positions de pouvoir et produisent des modèles. Elles contribuent à façonner un imaginaire social de la hiérarchie.
Quand l’égalité est proclamée dans les discours publics mais que la dissymétrie structurelle est reconduite dans l’intime, il y a tension symbolique.

L’affaire Epstein a révélé une dérive criminelle extrême. Mais elle n’est pas surgie dans un vide culturel. Elle s’inscrit dans des milieux où la circulation inégalitaire des corps, la hiérarchisation des statuts et la naturalisation de l’asymétrie sont déjà installées. La violence maximale prospère toujours dans des environnements où l’inégalité est banalisée.

Il ne s’agit pas d’affirmer que toute relation asymétrique est domination. Il s’agit de reconnaître qu’une asymétrie systémique entre hommes puissants et femmes moins dotées en capital social n’est pas politiquement neutre.

Une démocratie peut-elle durablement proclamer l’égalité tout en tolérant que ses élites incarnent, dans leur intimité publique, des schémas récurrents de hiérarchie masculine ?

La question n’est pas morale. Elle est structurelle.

Les configurations intimes des puissants participent à la reproduction des rapports de pouvoir. Elles contribuent à naturaliser l’idée que la centralité masculine est la norme et que la dissymétrie homme/femme est acceptable lorsqu’elle est enveloppée dans le récit de l’amour.

Or la démocratie ne se joue pas seulement dans les institutions. Elle se joue aussi dans les imaginaires qu’elle produit.

Et lorsque l’asymétrie devient la règle silencieuse des sommets, il est légitime de se demander si l’égalité proclamée n’est pas, elle aussi, partiellement performative.

Dr Virginie Martin
Politiste, sociologue
Professeure et chercheuse à Kedge Business School
Co-fondatrice de Spirales Institut

 

Virginie Martin

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