• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Economie

Patrimoine : le mot qui séduit et qui piège

Virginie MartinParVirginie Martin
20 septembre 2025
Patrimoine : le mot qui séduit et qui piège
Tribune

La proposition d’instaurer un impôt mondial de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros, popularisée par Gabriel Zucman, a trouvé un large écho. Politiquement, le slogan est imparable : qui refuserait l’idée de “taxer le patrimoine des ultra-riches” ? Mais derrière l’efficacité sémantique se cache une véritable aporie économique.

L’illusion sémantique

Dans l’imaginaire collectif, “patrimoine” renvoie à des villas, des yachts, des bijoux, des œuvres d’art. Bref, la rente ostentatoire et improductive. Le terme est ainsi un instrument politique redoutable : il simplifie, rassure et rend la mesure immédiatement populaire.

La réalité économique et comptable

En fiscalité, la notion de patrimoine est bien plus large : elle recouvre l’ensemble des actifs nets. Or, pour les milliardaires, l’essentiel ne réside pas dans des biens de luxe, mais dans des parts d’entreprises. Des actifs souvent illiquides, volatils, dont la valeur peut fluctuer au gré des marchés. Autrement dit : non pas du cash dormant, mais du capital productif.

Une confusion dangereuse

Taxer indistinctement “2 % sur tout” revient à amalgamer la rente dormante et l’outil de production. L’héritier vivant de ses loyers peut aisément s’acquitter de l’impôt. Mais l’entrepreneur ou l’actionnaire majoritaire doit céder chaque année une partie de son capital pour payer, au risque de fragiliser sa société et, paradoxalement, de voir l’État devenir actionnaire par défaut.

Un raz-de-marée médiatique et politique

Ce qui frappe, c’est l’étonnante couverture médiatique et l’adhésion populaire massive. Les sondages sont spectaculaires : près de 86 % des Français, toutes appartenances politiques confondues, se disent favorables à la mesure. Rarement une proposition aura suscité une telle unanimité transpartisane. Mais ce consensus est moins le fruit d’un raisonnement fiscal que d’un mot. Patrimoine agit ici comme un cas d’école de soft power : il évoque spontanément des signes extérieurs de richesse, il rassure et séduit. Le mot emporte la bataille culturelle avant même que la discussion économique ait lieu.

Un slogan politique, une illusion économique

Pourtant, la réalité est tout autre : ce ne sont pas les yachts ou les villas qui seraient principalement concernés, mais les entreprises productives. LVMH, certes, mais aussi Airbus, Hermès, Sanofi, Schneider, Dassault, sans oublier la French Tech et les start-up en croissance. Autant de fleurons créateurs de valeur, d’emplois et de savoir-faire. Derrière un mot séduisant, on fragilise la machine à produire de la richesse et l’on attaque la dynamique entrepreneuriale.

Les vrais enjeux

Le diagnostic de Zucman est juste : les ultra-riches contribuent trop peu en proportion, protégés par l’optimisation et l’évasion fiscale. Mais la solution n’est pas “2 % sur tout”. Le véritable enjeu est de cibler les flux réels (dividendes, plus-values réalisées, loyers), de fermer les niches, de réguler les montages internationaux et d’harmoniser les règles fiscales à l’échelle mondiale. La justice fiscale passe par la taxation des rentes, pas par l’affaiblissement du capital productif

Dr HDR Virginie Martin   
Politiste, sociologue
Kedge BS – Medialab        

Virginie Martin

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Kharg, épineuse île du golfe Persique

Kharg, épineuse île du golfe Persique

ParMyriam Benraad

Ces dernières semaines, l’île de Kharg est devenue un point central de la logique de guerre au Moyen-Orient. Or, avant...

Relance de la construction par les maires : raison garder

Relance de la construction par les maires : raison garder

ParHenry Buzy-Cazaux

La filière du logement et les Français ne s’emballent-ils pas lorsqu’ils perçoivent que les maires nouvellement élus ou réélus vont...

Gauche plurielle mortelle

Gauche plurielle mortelle

ParMarie-Eve Malouines

Premier ministre de cohabitation avec le président Jacques Chirac, Lionel Jospin s’est éteint à 88 ans. L’ancien leader socialiste avait...

En direct – Le printemps des technologies 2026

En direct – Le printemps des technologies 2026

ParRedaction

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Relance de la construction par les maires : raison garder
Economie

Relance de la construction par les maires : raison garder

En direct – Le printemps des technologies 2026
Economie

En direct – Le printemps des technologies 2026

Énergie: l’heure de la responsabilité
Economie

Énergie: l’heure de la responsabilité

Les maires et le logement: le cauchemar du vieillissement du parc
Economie

Les maires et le logement: le cauchemar du vieillissement du parc

L’industrie à 20 % du PIB européen en 2035 : un objectif absurde et irréalisable
Economie

L’industrie à 20 % du PIB européen en 2035 : un objectif absurde et irréalisable

Les droits de succession : au-delà des analyses économiques, un débat de société
Economie

Les droits de succession : au-delà des analyses économiques, un débat de société

Propriétaires bailleurs : la fermeture de la chasse
Economie

Propriétaires bailleurs : la fermeture de la chasse

Les maires et le logement : un mariage de raison
Economie

Les maires et le logement : un mariage de raison

Article suivant
USA- Vénézuéla : chronique d’un conflit annoncé ?    

USA- Vénézuéla : chronique d’un conflit annoncé ?    

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026

Revue Politique et Parlementaire