Angela Merkel

La fin d’une époque

Dimanche 26 septembre 2021 marquera la fin d’une époque dans une Europe singulièrement bouleversée par la pandémie et en quête de repères.

Une de ses dirigeantes emblématiques, la Chancelière Angela Merkel, qui aura incarné depuis 2005 à la tête de l’Allemagne une forme indéniable de stabilité et de solidité, va s’effacer de la scène politique mondiale au moment où tous les Européens ont sans doute plus que jamais  besoin d’un point d’ancrage et d’un cap à tenir dans les eaux tumultueuses de l’heure.

Représentation du monde sur un échiquier

Il est plus tard que tu ne le crois…

Alors que les cadeaux préélectoraux présidentiels et gouvernementaux se succèdent chaque jour comme des cautères sur une jambe de bois, de même que les propositions « des » oppositions, les uns et les autres ne manquant pas de  démagogie ; alors que des rêveurs sans doute bien intentionnés expliquent que, décidément, tout doit être subordonné à la lutte contre le réchauffement climatique, sans qu’ils puisent préciser ce qui relève de la nature seule – contre quoi on ne peut rien, comme depuis des centaines de milliers d’années – ou de l’action des hommes…des événements se produisent sur la planète, dont les conséquences risquent d’être graves pour nous et nos descendants.

La revanche du nationalisme, Pierre-André Taguieff

Retour au réel

Six ans après sa parution en français (mars 2015), La Revanche du nationalisme de Pierre-André Taguieff, philosophe, politologue et historien des idées, paraît en grec[1.Cet article est notre préface à la traduction grecque du livre de Pierre-André Taguieff, La revanche du nationalisme.

Droit européen

Et si une stratégie pour la justice pouvait aussi doper l’Europe ?

La rentrée est riche d’actualités et s’y bousculent les terribles événements d’Afghanistan, la perspective de la prochaine présidence française de l’Union européenne au moment même de la campagne présidentielle française, des faits divers récurrents touchant à la sécurité et à la justice et un projet de loi justice qui compense enfin l’absence d’engagement stratégique sur cette question régalienne de la justice.

Liban manifestation

Liban : Protégez-nous de nos amis

A quelques jours du premier anniversaire de l’explosion du port de Beyrouth, le 4 Août, nous assistons à un curieux ballet diplomatique, passé presque inaperçu.
Au cœur de l’été, deux diplomates postées dans un pays, le Liban, se rendent dans un pays tiers où elles n’ont aucune accréditation, l’Arabie Saoudite, pour solliciter son aide, se substituant visiblement aux autorités libanaises.
Ont-elles agi en leur nom ? Ou au nom des pays qu’elles représentent ? Peut-être au nom des deux ? Curieux et insolite ?

Logistique

Halte à la « logistisation » du monde ?

La crise sanitaire ayant touché les économies mondiales a mis en lumière leur extraordinaire fragilité face aux dysfonctionnements logistiques. En quelques jours du printemps 2020, la paralysie de systèmes de transport et de nombreuses ruptures d’approvisionnement ont fait éclater au grand jour les effets délétères de la mondialisation et les faiblesses industrielles de l’Europe. Alors que d’aucuns s’étaient félicités de la « logistisation » du monde, au service d’une croissance économique sans limite, la Covid-19 nous a confrontés à la réalité d’un univers marchand vulnérable, à la totale merci de grains de sable. Saura-t-on en retenir la leçon ?

Horloge sur fond de drapeau libanais

La paix aujourd’hui au Liban, ou le chaos au Proche-Orient

L’explosion de Beyrouth traduit une blessure plus profonde au Liban, touché par des décennies d’incurie, de compromissions, de lâchetés et de corruption – autant de maux que nos pays occidentaux ne sauraient dénoncer au Liban s’ils ne voient pas combien ils en sont eux aussi atteints, selon François-Xavier Bellamy.

Emmanuel Macron

Qu’aurions-nous souhaité entendre dans le discours du Panthéon, le 4 septembre ?

Le Président de la République a livré sa pensée le 4 septembre au Panthéon dans un discours important, à l’occasion du 150e anniversaire de la création de la IIIe République, en s’adressant à cinq nouveaux naturalisés, originaires du Royaume-Uni, de l’Algérie, du Cameroun, du Pérou et du Liban.