L’Europe obscure des coulisses bruxelloises

Après 48 heures de marchandage, Ursula von der Leyen, ministre de la Défense allemande, vient d’être désignée à la tête de la Commission européenne. Très impopulaire dans son pays, sa nomination pour succéder à Jean-Claude Juncker ne fait pas l’unanimité Outre-Rhin. Réaction de Patrick Martin-Grenier, enseignant en droit public et constitutionnel.

Discours de politique générale: « loin de l’image d’un Édouard Philippe triomphant… »

Le discours de politique générale d’Edouard Philippe de ce 12 juin traduit la difficile équation du gouvernement. Plus qu’une feuille de route pour l’acte 2 du quinquennat, la macronie dévoile son plan tactique pour fidéliser un électorat centre droit et convaincre une gauche sociale-démocrate séduite par le discours d’EELV. L’enjeu est donc de renouer avec la stratégie initiale, le « en même-temps » macroniste, un retour aux sources plus qu’un changement de cap pourtant promis par Emmanuel Macron. Pour la Revue Politique et Parlementaire, Benjamin Morel revient sur ce moment décisif pour le gouvernement. 

Une fake loi pour les fake news

Le 20 décembre 2018, un mois après que le Parlement ait adopté la loi « anti fake news » malgré les deux rejets consécutifs du Sénat, le Conseil constitutionnel validait son entrée en vigueur. Elle avait été jugée inefficace par l’opposition voire potentiellement dangereuse pour la liberté de la presse. Il semblerait que l’événement de la Pitié-Salpêtrière leur ait donné raison. Morgane Daury-Fauveau, Présidente du CERU, professeure de droit et Directrice de l’Institut d’Etudes Judiciaires d’Amiens, revient sur cette loi et nous explique sa difficile application.  

Neutralité des sorties scolaires, il ne s’agit pas d’une affaire de « mamans »

Dans le cadre de l’examen du projet de loi sur « l’école de la confiance », un amendement LR, défendu par Jacqueline Eustache Brinio, sénatrice du Val d’Oise, impose la neutralité des accompagnateurs de sorties scolaires. Cet amendement, écarté en première lecture à l’assemblée Nationale, risque malheureusement de l’être, à nouveau, lors de son retour dans l’hémicycle.

Ve République : la fin des virtuoses

Qui pouvait penser, lorsqu’Emmanuel Macron fut élu président de la République il ya deux ans, qu’il s’apprêterait à bouleverser l’équilibre institutionnel de la Ve République ? Il faut dire que rien ne pouvait laisser présager la crise qu’il allait intervenir à partir du mois d’octobre 2018 connue sous le nom de « crise des gilets jaunes » et qui, à ce jour, n’est pas encore terminée.

Edito d’Arnaud Benedetti – Le storytelling d’Emmanuel Macron peut continuer

Ouf ! Le storytelling d’Emmanuel Macron peut continuer. Certes, le Président n’a pas gagné, mais il n’a pas perdu. Il a sauvé l’essentiel, c’est-à-dire la face. Pour un pouvoir aussi attaché au règne de l’image, le contrat initial d’une certaine façon a été rempli. La com’ peut ainsi se substituer à la réalité.