La mesure de la science

« La science va sans cesse se raturant elle-même. Ratures fécondes » écrit Victor Hugo dans le chapitre L’Art et la Science de son livre William Shakespeare. C’était en 1864 ; un siècle et demi plus tard nous arrivons à un point où il y a trop de ratures, la science croule sous ses ratures. Comment discriminer le juste du faux, l’utile de l’inutile ?

« Aujourd’hui, encore plus qu’il y a 80 ans, la notion de coopération et de partenariat est essentielle »

Sous l’impulsion de scientifiques et de politiques visionnaires, le CNRS est créé en 1939 pour fédérer, centraliser et pérenniser l’effort de recherche de la France. 80 ans de transformations et de mutations plus tard, les hommes et les femmes du CNRS continuent de chercher des réponses aux enjeux contemporains tout en partageant des valeurs fortes : liberté de la recherche, travail en équipe, excellence scientifique. Devenu un acteur incontournable de la recherche internationale, le CNRS suscite admiration et respect à l’étranger. 

Sur l’islam, compliqué, méfions-nous des idées simples

La question du voile aura, un fois de plus, enflammé la médiasphère, et la manifestation du 10 novembre, loin de répondre aux besoins réels des musulmans en France, aura certainement semé plus de confusion encore par sa politisation. C’est d’autant plus regrettable que les premiers à souffrir de ces excès sont les musulmans eux-mêmes, englués par l’incapacité de leurs représentants à dire ce qu’est l’islam en France.

La laïcité à l’épreuve du voile

Le 11 octobre dernier, les propos d’un élu du Rassemblement national, au cours des travaux de l’Assemblée plénière du Conseil régional Bourgogne-Franche-Comté, ont relancé les débats sur le port du voile dans l’espace public en France. Réaction de Christophe Bellon, maître de conférences  en histoire contemporaine à l’Université catholique de Lille et Vice-Doyen de la faculté de droit.

L’Europe et Jacques Chirac : une relation distante, un intérêt tardif

La relation de Jacques Chirac à l’Europe ne fut pas un long fleuve tranquille. Au fond de lui-même, il resta tout au long de sa vie politique prisonnier d’une vision gaulliste de l’Europe que lui avait inculquée ses maîtres en politique Charles de Gaulle et Georges Pompidou. Il fut et resta jusqu’au bout un eurosceptique bien qu’il tentât de se « racheter » lorsqu’il devint président de la République en 1995.