• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Economie

5 ans après la crise sanitaire, les Français plus que jamais accros à l’État nounou

Clément PerrinParClément Perrin
22 avril 2025
5 ans après la crise sanitaire, les Français plus que jamais accros à l’État nounou
Libre opinion

La pandémie a révélé une dépendance accrue des Français à l’État, avec des conséquences sur les valeurs sociétales et les finances publiques. La doctrine du « quoi qu’il en coûte » a certes permis de répondre aux urgences immédiates, mais elle a aussi entraîné l’installation d’une dépendance systémique à l’intervention publique, entravant la capacité de l’économie à se réformer et à s’adapter durablement. Cette approche a souvent été financée par l’endettement, creusant un déficit public considérable et renforçant la perception que le social est un droit fondamental.

La rupture avec la valeur travail

La crise Covid-19 a accéléré la perte de valeur accordée au travail. Les mesures de soutien économique ont créé une perception que le travail n’est plus essentiel pour la survie. En France, les dépenses publiques pour le chômage et les allocations sociales ont augmenté, renforçant cette tendance. Par exemple, en 2022, les dépenses pour les prestations sociales représentaient une part importante du budget public : selon le ministère du Travail, les dépenses pour les allocations chômage ont atteint 34,5 milliards d’euros en 2022, soit une augmentation de 10 % par rapport à 2021. Cette situation a créé une culture où le travail n’est plus vu comme la principale source de revenus, mais plutôt comme une option parmi d’autres.

Le projet de société actuel semble ne plus mettre le travail au cœur de ses priorités. Cela se reflète dans les politiques sociales qui privilégient les dépenses en faveur des inactifs plutôt que les actifs. En France, les dépenses pour les retraites représentaient environ 14,7 % du PIB en 2022, ce qui est parmi les plus élevés en Europe (12,3 % en moyenne au sein de l’UE). Cette situation a créé une culture où le travail n’est pas vu comme essentiel pour la survie. Selon Eurostat, la France a l’un des taux de chômage les plus élevés parmi les pays développés, avec un taux de 7,3 % en 2023 contre 5,9 % en moyenne au sein de l’Union Européenne. Cela souligne la nécessité de réformer le système social pour inciter à l’emploi et à l’entrepreneuriat.

L’addiction à la dépense publique et sociale

La France est devenue de plus en plus dépendante de la dépense publique, avec des dépenses sociales représentant une part importante du budget. Pour chaque 100 euros dépensés par l’État, environ 56 euros sont alloués à la protection sociale. En 2021, les dépenses publiques pour la santé ont atteint 11,4 % du PIB, soit l’une des plus élevées en Europe. Cependant, cette addiction a des conséquences financières lourdes, avec un déficit public croissant et une dette publique qui pèse sur les générations futures. En 2024, le déficit public a atteint 5,8 % du PIB, soit 170 milliards d’euros. Les charges d’intérêt sur cette dette pourraient devenir le plus gros poste des dépenses de l’État avec 60 milliards d’euros. Selon le ministère des Finances, les dépenses publiques totales atteignent 1 608 milliards d’euros soit 57 % du PIB en 2023, soit écart de plus de 10 points de PIB par rapport à ses pairs européens.

Le modèle social français, bien que généreux et protecteur, montre des signes de fatigue et d’inefficacité, ce qui le rend à bout de souffle. Cette situation pèse sur la compétitivité économique et nécessite des réformes structurelles pour optimiser l’efficacité des dépenses publiques et réduire leur impact sur la croissance économique à long terme. Selon une étude de l’Institut des Politiques Publiques, chaque augmentation de la part des dépenses publiques dans le PIB se traduit par une réduction de la croissance économique future, mettant ainsi en lumière l’urgence de repenser le modèle social pour assurer sa durabilité. Pour sortir de cette situation, il est crucial de promouvoir des réformes qui visent à réduire la dépendance à l’égard de l’État, à renforcer l’industrie nationale, et à moderniser la sphère publique en favorisant l’efficacité des politiques publiques.

L’illusion de l’argent magique

La perception que l’argent public est « magique » et sans limite a été renforcée par la crise Covid-19, car les gouvernements ont pu mobiliser des ressources financières massives pour faire face à l’urgence sanitaire et économique. Cette capacité à dépenser sans réellement prendre en compte les conséquences à long terme a créé une illusion selon laquelle l’argent public est inépuisable. Les mesures de soutien économique, telles que les PGE (Prêts Garantis par l’État) qui ont permis d’allouer plus de 160 milliards d’euros aux entreprises, et le plan France Relance, doté de 100 milliards d’euros, ont été mis en place rapidement sans réellement évaluer leur impact financier à long terme.

Cependant, cette illusion cache une réalité financière préoccupante. En France, la dette publique devrait atteindre 111,2% du PIB en 2023, soit presque 14 points de plus qu’avant la crise. Les charges d’intérêt sur cette dette devraient prochainement devenir le plus gros poste des dépenses de l’État. Selon une analyse de la Banque de France, chaque point de pourcentage d’augmentation des taux d’intérêt pourrait ajouter 10 milliards d’euros aux charges d’intérêt annuelles.

Il est donc essentiel de sortir de cette illusion pour mettre en place des réformes structurelles ambitieuses en favorisant la maîtrise des dépenses publiques, la simplification du système fiscal et le soutien à l’entrepreneuriat. Cela implique également une révision des sources de financement de la protection sociale, en impliquant davantage le secteur privé et la société civile, ainsi qu’une simplification des politiques sociales pour améliorer la compétitivité économique tout en maintenant un niveau élevé de protection sociale.

Clément Perrin
Secrétaire général du Millénaire, think-tank indépendant et gaulliste, spécialisé en politiques publiques
Auteur de la note « 5 ans après la Covid, quelles conséquences économiques »

 

Clément Perrin

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Projet d’obligation de formation pour les collaborateurs de la transaction et de la gestion immobilières : divorce entre les professionnels et le gouvernement ?

Projet d’obligation de formation pour les collaborateurs de la transaction et de la gestion immobilières : divorce entre les professionnels et le gouvernement ?

ParHenry Buzy-Cazaux

Astreindre à un parcours de formation les futurs négociateurs et gestionnaires immobiliers est une mesure salutaire de la loi ALUR...

Nos lycéens doivent être écoutés , mais surtout entendus.

Nos lycéens doivent être écoutés , mais surtout entendus.

ParYannick Trigance

Quand nos lycéennes et nos lycéens se mobilisent pour réclamer des conditions d’études dignes,des équipes éducatives complètes, des établissements correctement...

Pourquoi la monnaie est l’influence invisible dont personne ne parle

Pourquoi la monnaie est l’influence invisible dont personne ne parle

ParRonny Ktorzaet1 autre

Les sciences sociales contemporaines se sont passionnées pour les influences visibles. Elles analysent les médias, les réseaux sociaux, les leaders...

Le second mandat de Donald Trump : une discrimination positive au bénéfice des hommes blancs

Le second mandat de Donald Trump : une discrimination positive au bénéfice des hommes blancs

ParDavid B. Oppenheimer

Que ferait un président des États-Unis désireux de renforcer encore la présence des hommes blancs aux postes de pouvoir, d’influence...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
99
Next
»
loading
play
La cité des débats - Intervention de la ministre Alice Rufo
play
La cité des débats - Guerre et recomposition au Proche et Moyen-Orient
play
La cité des débats - Table ronde : Le renseignement, instrument de puissance dans la guerre hybride
«
Prev
1
/
99
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Projet d’obligation de formation pour les collaborateurs de la transaction et de la gestion immobilières : divorce entre les professionnels et le gouvernement ?
Economie

Projet d’obligation de formation pour les collaborateurs de la transaction et de la gestion immobilières : divorce entre les professionnels et le gouvernement ?

L’énergie tire (encore) l’inflation en septembre
Economie

L’énergie tire (encore) l’inflation en septembre

L’efficience publique au-delà du chèque : de l’agitation monétaire à l’ajustement structurel et l’efficience réelle
Economie

L’efficience publique au-delà du chèque : de l’agitation monétaire à l’ajustement structurel et l’efficience réelle

Trump pourrait propulser le diesel à près de 4 €
Economie

Trump pourrait propulser le diesel à près de 4 €

Le logement, œcuménique, laïc et obligatoire
Economie

Le logement, œcuménique, laïc et obligatoire

L’explosion des prix de l’énergie : à qui la faute ?
Economie

L’explosion des prix de l’énergie : à qui la faute ?

Le logement pour échapper au désespoir économique et social
Economie

Le logement pour échapper au désespoir économique et social

Baisse générale des actifs immobiliers : faut-il l’exclure ?
Economie

Baisse générale des actifs immobiliers : faut-il l’exclure ?

Article suivant
Arnaud Benedetti

L’édito d’Arnaud Benedetti

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire