• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans International

Les USA et Israël violent-ils le droit international en Iran ?

Bertrand GallicherParBertrand Gallicher
23 juin 2025
Les USA et Israël violent-ils le droit international en Iran ?
Analyse

A cette question simple, la réponse paraît faussement évidente. Les bombardements massifs décidés par Donald Trump sur les sites nucléaires de Fordo, Natanz et Ispahan, sans qu’il s’agisse d’une riposte immédiate à une attaque iranienne, s’affranchissent de la Charte des Nations Unies de même que les attaques lancées depuis le 13 juin par Benyamin Netanyahu. Sur le papier, Etats-Unis et Israël violent donc ouvertement le droit international. Viser des objectifs réputés civils et assassiner des officiels iraniens -généraux de l’armée et Gardiens de la révolution- n’est naturellement pas autorisé par l’ONU. Sauf que cette lecture juridique de la situation est incomplète et purement théorique.

D’abord parce que le droit international se limite depuis 1945 à quelques principes restreints sur lesquels le Conseil de sécurité des Nations Unies est censé fonder ses votes. Dans la pratique ces règles sont rarement respectées et les résolutions de l’ONU -ou leur blocage par le véto de l’un ou l’autre membre permanent- sont inspirées soit par les intérêts propres de ces puissances, soit par l’opportunité de leurs alliances, soit par des biais idéologiques. Autant dire que bon nombre des 193 pays membres des Nations Unies se moquent comme d’une guigne de ces considérations juridiques, même s’ils font mine de s’en prévaloir.

Il leur suffit de tordre le droit pour l’orienter dans le sens qui leur convient.

La méthode n’a rien de neuf, ces pratiques avaient déjà conduit dans les années 1930 à l’éclatement de facto de la Société des Nations -née du Traité de Versailles- et à la seconde guerre mondiale.

Un bref coup d’œil sur l’histoire récente prouve que le droit international ressemble de plus en plus à un paillasson. Parmi les plus indifférents à la Charte des Nations Unies figurent au moins deux des membres permanents du Conseil de sécurité. La Russie peut revendiquer le haut du podium, pas seulement avec l’annexion de la Crimée en 2014 ou l’invasion en Ukraine en 2022 mais dès les années 1990 contre la Géorgie avec l’appui apporté par Moscou aux séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie. La Chine n’est pas en reste, qui prépare l’annexion de Taïwan au motif que l’île anti-communiste ferait de plein droit partie de l’empire du Milieu. On pourrait y ajouter de façon plus anecdotique les visées de Donald Trump sur le Groënland ou ses velléités de faire du Canada le 51ème Etat des USA.

Rappeler que le droit international devient une fiction -au Moyen-Orient comme ailleurs- ne revient pas à légitimer ceux qui s’en exonèrent.

Le contexte de la guerre Israël/Iran et l’histoire récente de la relation entre les deux Etats montre sans ambiguïté que le conflit n’a pas commencé le 13 juin 2025 mais près d’un demi-siècle plus tôt, lors de l’arrivée au pouvoir des Mollahs à l’hiver 1979. Dès l’instauration de la République islamique, l’un des objectifs avoués de l’ayatollah Rouhollah Khomeini est l’anéantissement pur et simple d’Israël, Etat qualifié de « petit Satan » en relation avec le « grand Satan » que seraient les Etats-Unis. Cette rhétorique se traduit par des slogans sans ambiguïté « mort à l’Amérique, mort à Israël ! » scandés régulièrement par les foules iraniennes, tandis que le guide suprême et les Mollahs qui l’entourent revendiquent de s’affranchir du droit international pour détruire l’Etat hébreu au nom de l’Islam.

En Iran le dogme chiite prévaut sur la Charte des Nations Unies.

La République islamique qui dénonce en 2025 l’illégalité des frappes israéliennes ne s’embarrasse pas non plus de concepts juridiques lorsqu’il s’agit de soutenir des attentats à l’étranger ou d’assassiner ses opposants réfugiés dans un pays tiers. La France en a fait l’expérience pendant des décennies. L’implication iranienne via le Hezbollah dans les explosions meurtrières qui ont eu lieu à Paris au milieu des années 1980 ne fait guère de doute. Parmi les attentats les plus sanglants figure celui de la rue de Rennes le 17 septembre 1986 dans lequel sept personnes ont perdu la vie. La main de l’Iran se retrouve également derrière l’assassinat de Chapour Bakhtiar -ancien Premier ministre du Shah- égorgé à son domicile de Suresnes le 6 août 1991 par un commando. L’un des spadassins arrêté en Suisse quelques jours plus tard -Ali Vakili Rad- reconnaîtra pendant son procès avoir agi sur ordre de Téhéran.

Si l’Iran n’a aucune légitimité pour se poser en défenseur du droit international, la question de la légalité des bombardements américains et israéliens sur le territoire iranien reste pendante. L’argument du gouvernement Netanyahu pour intervenir militairement repose sur l’imminence de la fabrication de plusieurs bombes atomiques par le régime de Téhéran, faisant peser une menace existentielle sur Israël ce qui justifierait une attaque préemptive. A la différence d’une intervention armée préventive -qui consiste à prendre l’initiative face à un changement de rapport de forces- ces bombardements préemptifs seraient selon l’Etat hébreu justifiés par la proximité d’une attaque nucléaire de l’Iran. Or tous les éléments crédibles -si l’on ne se contente pas des analyses de l’AIEA qui dit ne pas avoir trouvé trace d’un programme nucléaire iranien à but militaire- confirment que Téhéran progresse rapidement vers la fabrication de bombes atomiques. Mais que l’Iran n’avait pas encore les moyens d’employer une frappe nucléaire.

A la suite des bombardements américains, l’Iran a lancé de nouvelles salves de missiles sur des objectifs israéliens parmi lesquels des cibles civiles. Un type de riposte qui ne correspond pas non plus aux normes du droit international. Les imprécations des ayatollahs et de leurs relais dans les pays occidentaux, qui s’indignent de l’illégalité des frappes américaines, sonnent creux. Au sens strict, l’entrée en guerre des Etats-Unis contre l’Iran, de même que les bombardements israéliens du 13 juin, tout comme le soutien des ayatollahs aux groupes terroristes hostiles à l’Etat hébreu ou le programme atomique militaire de Téhéran contreviennent à la Charte des Nations Unies. Cette séquence confirme que le droit international tel qu’il a été sommairement défini au lendemain de la seconde guerre mondiale est tellement démonétisé, que les pires régimes peuvent s’y référer sans vergogne et par pur opportunisme.

Bertrand Gallicher
Journaliste, spécialiste des questions internationales

 

 

Source : Joshua Sukoff / Shutterstock.com

Bertrand Gallicher

Grand reporter et éditorialiste Bertrand Gallicher travaille depuis plus de trente ans sur les relations internationales successivement au sein des rédactions de RMC Moyen Orient puis France Info et France Inter jusqu'en 2024. Il a été envoyé spécial permanent de Radio France à Berlin entre 2006 et 2010 avant de devenir correspondant diplomatique au sein de la rédaction internationale de Radio France (pour France Inter, France Info et France Culture). Depuis 2024 il intervient très régulièrement à la télévision dans les débats sur les chaînes d'information (en particulier LCI, BFMTV et France Info TV) sur la politique internationale Il fait partie de la 66e session de l'IHEDN - politique de défense - (2013-2014) et a suivi le cycle des Hautes Etudes Européennes en 2019. Il est titulaire d'une maîtrise de droit et d'un doctorat de Sciences politiques. Bertrand Gallicher a notamment publié L'Allemagne au pied du mur (La Table Ronde 2009) et France-Allemagne un marché de dupes ? (Michel de Maule 2013). Il collabore à la Revue Politique et Parlementaire.

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Meta, régulation des plateformes et protection des mineurs : l’Amérique au prétoire, l’Europe en chantier

ParThaima Samman

Si la protection des mineurs ne fait pas débat, nous péchons sur les moyens. Aucun système n’a la réponse parfaite....

« L’empire contre-attaque » : la logique de vengeance de l’administration Trump

« L’empire contre-attaque » : la logique de vengeance de l’administration Trump

ParAdrian Pabst

Les actions de l’administration américaine depuis janvier 2026 laissent croire que Donald Trump est en rupture avec ses prédécesseurs. Certes...

Troisième guerre du Golfe ou guerre régionale systémique au Moyen-Orient ? (1991-2026)

Troisième guerre du Golfe ou guerre régionale systémique au Moyen-Orient ? (1991-2026)

ParMyriam Benraad

En 2026, le Moyen-Orient a connu une escalade qui s’est traduite par une guerre régionale systémique. Celle-ci implique une hétérogénéité...

Présidentielle : obtenir 500 parrainages fait pleinement partie de l’élection

Présidentielle : obtenir 500 parrainages fait pleinement partie de l’élection

ParBrice Masseix

L’élection présidentielle ne se réduit pas au jour du vote. Recueillir 500 parrainages en fait pleinement partie, comme la pesée...

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

« L’empire contre-attaque » : la logique de vengeance de l’administration Trump
International

« L’empire contre-attaque » : la logique de vengeance de l’administration Trump

Troisième guerre du Golfe ou guerre régionale systémique au Moyen-Orient ? (1991-2026)
International

Troisième guerre du Golfe ou guerre régionale systémique au Moyen-Orient ? (1991-2026)

Cuba : célébration du centenaire de Fidel Castro dans une crise majeure avec les USA
International

Cuba : célébration du centenaire de Fidel Castro dans une crise majeure avec les USA

Les défis diplomatiques de Keiko Fujimori, la nouvelle présidente du Pérou
International

Les défis diplomatiques de Keiko Fujimori, la nouvelle présidente du Pérou

Quel Moyen-Orient après la guerre entre les États-Unis et l’Iran ?
International

Quel Moyen-Orient après la guerre entre les États-Unis et l’Iran ?

Séismes au Vénézuéla : les révélateurs de la faillite du modèle bolivarien
International

Séismes au Vénézuéla : les révélateurs de la faillite du modèle bolivarien

Colombie : Victoire d’Abelardo de la Espriella sur un projet d’autorité de l’Etat
International

Colombie : Victoire d’Abelardo de la Espriella sur un projet d’autorité de l’Etat

« Les think tanks sont la manifestation de la vitalité démocratique d’un pays »
International

« Les think tanks sont la manifestation de la vitalité démocratique d’un pays »

Article suivant
De Woodrow Wilson à Donald Trump : les présidents dits « de paix » finissent toujours par appuyer sur la gâchette

De Woodrow Wilson à Donald Trump : les présidents dits « de paix » finissent toujours par appuyer sur la gâchette

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire