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dans International

Iran et stabilité régionale : l’heure des choix pour l’Europe

Kambiz ZareParKambiz Zare
4 mars 2026
Iran et stabilité régionale : l’heure des choix pour l’Europe
Analyse

Pour beaucoup d’Iraniens, la question « qui a commencé la guerre ? » n’a rien de théorique. La réponse est simple et renvoie à une date fondatrice : 1979. Le premier front n’était pas extérieur, mais intérieur. Depuis son instauration, la République islamique a gouverné par la coercition, la peur et la punition, en institutionnalisant une violence politique durable comme mode de gestion de l’État.

 

Le soulèvement « Lion et Soleil » de janvier 2026 l’a rappelé sans ambiguïté : les premières victimes du régime ne sont pas des ennemis étrangers, mais les Iraniens. Tirs à balles réelles contre des civils, intimidation systémique, sécuritisation progressive des universités, des hôpitaux et de l’espace public : la répression relève d’une logique structurelle. Quand la domination interne est le socle du système, l’affrontement externe n’est pas l’exception ; c’est la continuité.

 

Cette réalité devrait recadrer une partie du débat occidental. Certains affirment que les États-Unis et Israël auraient « déclenché » la guerre avec l’Iran. Pour beaucoup d’Iraniens, l’enchaînement est inverse : les décideurs du régime ont militarisé l’État, disloqué la diplomatie et importé la guerre sur le sol iranien. La guerre Iran-Irak, l’exportation de milices et la projection prolongée de conflits par procuration ne relèvent pas du hasard : elles découlent d’un système qui a normalisé l’agression comme politique, jusqu’à faire de l’anti-américanisme et de l’anti-israélisme maximalistes un pilier idéologique, et de la confrontation un horizon stratégique. Un régime qui construit son identité sur la destruction finit par placer sa population dans la zone d’impact.

 

Après la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, un vieux réflexe réapparaît : le Moyen-Orient serait « complexe », donc illisible, donc condamné à l’impuissance analytique. On invoque l’histoire, la religion, l’identité — puis on s’arrête avant le diagnostic. Résultat : un débat descriptif, pauvre en causalité et stérile en options. La « complexité » devient un substitut à la définition du problème. Or, sans problème clairement formulé, il n’y a ni hiérarchisation, ni choix, ni stratégie.

 

Oui, la région est complexe — comme toutes les régions. Mais cette complexité ne justifie ni la paresse intellectuelle ni le fatalisme stratégique. L’exigence minimale consiste à identifier les moteurs dominants et à traduire l’analyse en décisions exécutables. Le point dur demeure l’instabilité chronique : le carburant des conflits, et un frein majeur à la prospérité, au commerce et à la sécurité.

 

Depuis des décennies, les explications s’additionnent : fractures sectaires, compétition énergétique, rivalités de puissances. Pourtant, un facteur central reste trop souvent sous-pondéré depuis 1979 : l’établissement de la République islamique. À partir de cette date, la région a connu une hausse durable de la violence politique et des guerres par procuration, avec davantage de conflits distincts et plus d’épisodes atteignant une intensité de niveau guerrier. Dans ces théâtres récurrents, l’Iran a été tantôt belligérant direct, tantôt multiplicateur de force.

 

Le moment actuel est donc celui du choix — et pas seulement pour les Iraniens. Beaucoup disent vouloir « repartir à zéro » : gouvernance démocratique, réintégration internationale, État normal plutôt que projet révolutionnaire. L’objection classique est connue : l’effondrement du régime produirait automatiquement plus d’instabilité. C’est un scénario possible. Mais le traiter comme scénario par défaut est à la fois commode et contre-productif.

 

Un scénario alternatif mérite d’être considéré comme crédible : celui d’une transition soutenue par une cohésion nationale visible, un leadership identifiable et une plateforme claire. Ces derniers mois, en Iran comme dans la diaspora, le drapeau Lion et Soleil s’est imposé comme symbole fédérateur. Des segments significatifs de l’opposition se sont rassemblés autour de Reza Pahlavi et d’un socle de principes : souveraineté nationale, gouvernance laïque, égalité de citoyenneté, et orientation économique et diplomatique tournée vers l’avenir.

 

Sur un plan strictement pragmatique, la trajectoire la plus robuste vers la paix et la prospérité régionales consiste à aider les Iraniens à se défaire d’un régime dont la logique est la confrontation permanente. Un Iran libre, assurant sécurité et prospérité à sa population, deviendrait un facteur net de stabilisation : réduction des guerres par procuration, baisse des primes de risque maritimes, sécurisation des corridors énergétiques, et relance des flux commerciaux et d’investissement.

 

La responsabilité se déplace alors vers l’extérieur — notamment vers l’Europe (France, Allemagne, Royaume-Uni) et les États du Conseil de coopération du Golfe. Il leur faut sortir de l’hésitation, cesser d’édulcorer la nature du régime par des euphémismes et un langage procédural, et aligner discours et politiques sur la volonté exprimée par le peuple iranien, alors même que leurs intérêts, leurs infrastructures et leurs chaînes logistiques sont exposés aux réseaux coercitifs du régime.

 

Trois priorités s’imposent : le soutien constant à la mobilisation civique et à une transition démocratique (et non un engagement intermittent) ; la responsabilisation des décideurs du régime par des conséquences claires ; la préparation d’un paquet économique et diplomatique post-transition offrant une trajectoire crédible de reconstruction, d’investissement, de réinstitutionnalisation et de réintégration aux marchés régionaux et mondiaux.

 

Si l’objectif est un Moyen-Orient moins défini par la crise permanente et davantage par la croissance durable, la « géopolitique de la prospérité » n’est pas un slogan : c’est un agenda. Il commence par une idée simple : l’avenir régional n’est pas écrit d’avance. Il se construit, par des choix, des coalitions et la décision d’agir en acteurs de stabilité — pas en spectateurs de l’effondrement.

 

Kambiz Zare
Professeur de géopolitique et de business international à KEDGE Business School
Expert associé au think tank Spirales Institute

 

 

Kambiz Zare

Docteur en relations internationales et diplomatie, Kambiz Zare consacre ses recherches à la géoéconomie, à l’économie politique internationale et aux dynamiques du Moyen-Orient. Il est l’auteur de The Gulf Cooperation Council Project: The Elusive Potential for Economic Gain through Regional Integration (2019), et a contribué à The Routledge Companion to China and the Middle East and North Africa (2023).

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