Ukraine

Géopolitique : l’impuissance mondiale face à la Russie et la Chine

Alors que débutent ce lundi les négociations entre les Etats-Unis et la Russie sur l’avenir de l’Ukraine dont dépend l’ensemble de la sécurité européenne, l’Europe ès-qualité sera absente de la table des négociations.
Cette rencontre intervient au moment où le sujet d’une meilleure autonomie stratégique de l’Europe avec cette notion encore vague de « boussole stratégique » est mise en avant. Mais on mesure les progrès qui restent à réaliser.

France et Union européenne

1er janvier 2022 : la France, moteur de l’Union européenne

La France préside aux destinées de l’Union européenne à compter du 1er janvier. Si elle ne sera pas la seule à tenir le gouvernail, cette présidence offre à la France et à son président une opportunité de faire valoir ses priorités et d’inscrire l’agenda européen dans la durée. La circonstance que se tient l’élection présidentielle doit plutôt être regardée comme une chance pour l’Europe dont il va être question tout au long de cette campagne.

Pass vaccinal

Renforcement des outils de gestion de la crise sanitaire : les réserves notables du Conseil d’État

Tout en donnant globalement son aval au projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et modifiant le code de la santé publique, le Conseil d’État, qui a rendu son avis dans un temps très contraint, formule plusieurs observations et réserves que le gouvernement et le parlement vont devoir prendre en compte dans le cadre de l’examen du projet de loi dont le vote est prévu au plus tard le 15 janvier 2022.

Manifestation au Liban

Après l’explosion de Tleil (Akkar) : le Liban, de Charybde en Scylla

L’explosion dans un réservoir de Tleil au nord du Liban dans la région d’Akkar dans la nuit du 14 au 15 août, montre hélas qu’un an après celle intervenue le 4 août 2020 dans un hangar de Beyrouth d’un stock de nitrate d’ammonium ayant occasionné 200 victimes et de nombreux blessés, non seulement la situation n’a pas évolué sur le plan politique, mais elle a empiré d’une façon on ne peut plus dramatique, confirmant un cycle infernal dont le pays ne parvient pas à s’extraire.

Conseil Constitutionnel

Pass sanitaire : mention honorable pour le Conseil constitutionnel

Ainsi que je l’avais écrit dans un article récent (1), la décision du Conseil constitutionnel était très attendue, au final trop attendue. Beaucoup de juristes avaient ainsi pris position estimant qu’une bonne partie de la loi était contraire au bloc de constitutionnalité qui comprend notamment la Constitution, le préambule de 1946 et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.Tel n’est pas le cas. Au final, en effet le dispositif du pass sanitaire est validé globalement.

Pollution de l'air à Paris

Pollution de l’air : le Conseil d’Etat inflige un camouflet à l’Etat

Par une décision n° 394254 du 12 juillet 2017, le Conseil d’Etat avait annulé les décisions implicites de l’Etat refusant de prendre toutes mesures utiles et d’élaborer des plans conformes à l’article 23 de la directive 2008/50/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008, concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe.

Conseil Constitutionnel

Pass sanitaire et Conseil constitutionnel : une décision trop attendue ?

La loi relative à la gestion de la crise sanitaire et au pass sanitaire a été votée à l’issue d’une réunion animée et intense de la Commission mixte paritaire (CMP). Pour une fois, le gouvernement aura écouté les sénateurs, alors que traditionnellement il n’a aucun état d’âme à revenir au projet initial tel que voté par l’Assemblée nationale en première lecture. S’il faut s’en réjouir, force est aussi de constater que le gouvernement ne pouvait s’offrir le luxe d’une nouvelle lecture qui eut retardé encore plus la mise en œuvre des mesures et aurait contraint le Conseil constitutionnel à repousser lui-même la date de sa décision.

Boris Johnson et l’Irlande du Nord : la politique de la terre brûlée

Les récents développements relatifs au protocole sur l’Irlande du Nord ne font hélas que confirmer la stratégie de Boris Johnson depuis le début dans cette affaire. Cet accord fut signé in extremis au mois de décembre 2020 afin de permettre la mise en œuvre effective du brexit à compter du 1er janvier 2021, la manipulation, l’affabulation et les mensonges du premier ministre apparaissent aujourd’hui dans toute leur dimension. Cela vient d’être révélé à la fois par David Frost le ministre de l’Irlande et nord et ancien négociateur pour le brexit de Boris Jonson, et par l’ancien conseiller et éminence grise du premier ministre, l’incontrôlable Dominic Cummings.