• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans International

Caucase : la France doit assumer ses responsabilités

Gael PerdriauParGael Perdriau
2 octobre 2020
Caucase : la France doit assumer ses responsabilités

Depuis le 27 septembre, les combats entre arméniens et azerbaïdjanais ont repris pour le contrôle du territoire du Haut-Karabagh, nation arménienne autoproclamée. Ces affrontements font resurgir le spectre d’une guerre entre les deux pays. Une paix reste possible, selon Gaël Perdriau, et la France peut, par sa diplomatie, aider les belligérants à trouver une issue à ces conflits.

Une fois de plus, dans son histoire millénaire, le Caucase, région stratégique majeure au carrefour des routes asiatiques de l’énergie, s’embrase au bénéfice de la résurgence d’un conflit pluriséculaire opposant Azerbaïdjan, Arménie, Turquie et Haut-Karabakh. Une guerre qui se sera réveillée à deux reprises, au cours du XXème siècle, d’une part, au moment de l’effondrement de l’Empire Ottoman et, d’autre part, de celui soviétique. Le tout sur fond d’une lutte exacerbée des nationalismes, instrumentalisés afin de servir des intérêts, moins avouables, permettant de tirer les immenses bénéfices de la manne énergétique.

Au moment même où, devant les ruines du Mur de la Honte, Rostropovitch émouvait la terre entière sur un air de Bach, un conflit prenait forme ; aux accents d’une mauvaise note échappée de la perfection du violoncelle du maître, elle résonnait tel un avertissement, nous mettant en garde sur la véritable nature de la fin de la guerre froide. Avec l’effondrement de l’URSS, le conflit du Haut-Karabakh reprit avec une rare intensité en ne s’arrêta, en 1991, après 30 000 morts.

Les grandes puissances sauvèrent les apparences en instituant un groupe de travail sur ce conflit, dont la localisation, à Minsk, capitale d’une future Biélorussie dictatoriale, ne laissait augurer rien de bon.

Trente ans plus tard, ce conflit n’est toujours pas réglé et le Groupe de Minsk peine à cacher la totale indifférence dans laquelle les grandes puissances tiennent cette guerre, surgie du passé, que la période communiste avait gelé, pudiquement, alors même que les autorités communistes de Moscou jouaient sur les cordes nationalistes afin d’asseoir l’autorité de la révolution bolchévique sur cette partie si turbulente de l’Asie.

L’échec patent du Groupe de Minsk, dû à la lâcheté des grandes puissances, est synonyme de massacres et autres violences que subissent les populations civiles de cette terre qui cherchent à faire valoir leurs droits légitimes face à l’aveuglement d’un régime azéri transformé en principauté post-communiste héréditaire dominé par la famille Alyev, parlant au nom d’un peuple dont nul saurait présupposer quels sont les véritables sentiments. Depuis quelques jours, cette guerre a repris avec une rare violence, faisant plusieurs dizaines de victimes et infligeant des souffrances aux populations civiles premières, voire seules, victimes de cette folie.

Aucune solution ne saurait naître de cette guerre d’autant plus violente qu’elle mêle nationalisme et religion pour servir de paravent honteux à la lutte pour l’influence et le contrôle des voies d’extraction des extraordinaires réserves énergétiques de la région caspienne. Des richesses qui permettent, très souvent, de bénéficier du silence embarrassé de ceux-là mêmes qui devraient rechercher une solution politique équilibrée fondée sur la reconnaissance du droit de chacun à vivre en paix en cohabitant dans le respect des différences mutuelles.

J’ai eu l’occasion, voilà deux ans, de me rendre en Arménie et au Haut-Karabakh à la rencontre de ce peuple à la culture pluri-millénaire qui entretient avec la France, en général, et la Loire, en particulier, des liens d’amitié au moins aussi puissants que ceux entretenus par les habitants ayant des attaches avec la Turquie. J’ai voulu comprendre les racines de ce conflit tout en favorisant l’émergence de projets civils destinés à faire émerger des formations professionnelles autour des métiers du bâtiment.

Même si le sentiment d’une paix toute relative était palpable, j’ai découvert un peuple profondément attachant et extraordinairement accueillant désireux de construire une société authentiquement pacifique. Il ne m’a pas été donné de pouvoir me rendre en Azerbaïdjan, mais je reste convaincu que les azerbaïdjanais sont animés d’un même désir de paix. Au cours de ce trop bref voyage, j’ai forgé une intime conviction sur le rôle que doit jouer la France.

En effet, il est temps que les belligérants acceptent le principe que seule une solution politique offrira les garanties indispensables à une paix réelle. Le recours à la force ne fera que nourrir une mécanique incontrôlable de destruction.

La France doit peser de tout son poids diplomatique en faisant valoir ses liens historiques d’amitié tant avec l’Arménie qu’avec la Turquie. Notre pays doit faire entendre la voix de la fermeté et du respect des valeurs de la Charte des Nations Unies au moment où le Conseil de Sécurité examine la situation dans le Caucase. C’est notre devoir de tout mettre en œuvre pour protéger les populations civiles. Nous devons tout essayer or, comme l’écrit Ionesco, «pour essayer, il faudrait avoir de la mémoire».

Oui, il est impossible d’occulter les faits historiques si on souhaite réellement offrir une chance à la paix. Nombreux sont ceux qui pourront taxer une telle démarche d’utopie. Est-il si utopique de penser que ces ennemis puissent reconnaître l’impasse que constituerait la poursuite d’une guerre, ayant déjà fait plusieurs dizaines de victimes, essentiellement du côté arménien, à l’image de ce que firent, en 1977, l’Egypte et Israël ? Souvenons-nous des mots prononcés par Anouar el-Sadate, à la tribune de la Knesset, le 20 novembre 1977 : « Parlons franchement, en utilisant des mots directs et des idées claires sans quelque déformation que ce soit. […] Le premier fait est qu’il ne peut y avoir de bonheur pour quiconque au prix du malheur d’autrui. »

Ces paroles, empreintes de sagesse, prononcées par un grand soldat ont ouvert le chemin de la paix entre deux nations que tout opposait. Une paix qui, 50 ans plus tard, perdure au mépris des terribles soubresauts qui secouent la région. Il est temps que la France ouvre, dans le Caucase, cette même voie, celle du respect de la dignité humaine et du droit pour chaque peuple à vivre en paix.

 

Gaël Perdriau
Maire de Saint-Etienne
Président de Saint-Etienne Métropole
vice-président Les Républicains

Gael Perdriau

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Entre flemme et sens du devoir

17 octobre 2026, le jour où le macronisme a pris fin

ParMarie-Eve Malouines

Alors que les pillages se poursuivaient devant des Français hébétés, Emmanuel Macron a pris la parole et constaté son impuissance....

IA, croissance commerciale et services immobiliers : une obligation de se réancrer sur les savoir-faire métier

IA, croissance commerciale et services immobiliers : une obligation de se réancrer sur les savoir-faire métier

ParHenry Buzy-Cazaux

Sans conteste, les métiers de service au logement, la transaction et la gestion immobilières, ont dans cette période une importance...

Gambetta ou le courage de la République

Gambetta ou le courage de la République

ParRedaction

Dans le cadre du cycle de conférences "Le courage en politique", la Revue Politique et Parlementaire et la Conférence Olivaint...

Discours du général de Gaulle face à la crise étudiante de mai 1968

Discours du général de Gaulle face à la crise étudiante de mai 1968

ParNoé Bolzer

À la fin du mois de mai 1968, la France est paralysée par les grèves, les manifestations et une contestation...

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Une amitié à l’épreuve des faits : lecture indienne des dix-huit premiers mois de la présidence Trump
International

Une amitié à l’épreuve des faits : lecture indienne des dix-huit premiers mois de la présidence Trump

La rivalité sino-américaine ou la confrontation de deux régimes de gestion du capital
International

La rivalité sino-américaine ou la confrontation de deux régimes de gestion du capital

Géopolitique de Bab el-Mandeb : le défi houthi aux intérêts stratégiques français
International

Géopolitique de Bab el-Mandeb : le défi houthi aux intérêts stratégiques français

Comment les Chinois perçoivent-ils le second mandat de Donald Trump ?
International

Comment les Chinois perçoivent-ils le second mandat de Donald Trump ?

Trump II : la démocratie américaine à l’épreuve des contre-pouvoirs
International

Trump II : la démocratie américaine à l’épreuve des contre-pouvoirs

Washington sans caméras, la presse fait bloc
International

Washington sans caméras, la presse fait bloc

Le moment trumpien, ou l’Amérique qui vient
International

Le moment trumpien, ou l’Amérique qui vient

Déconstruire les préjugés pour une paix durable entre le Liban et Israël
International

Déconstruire les préjugés pour une paix durable entre le Liban et Israël

Article suivant
Macron, par-delà la droite et la gauche

Macron face au séparatisme islamiste : L’absence communautariste

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire