Emmanuel Macron propose aux Français de reconstruire l’économie du pays

Quelle reconstruction économique pour la France ? Cette question a pris une ampleur nouvelle au sein du mandat d’Emmanuel Macron après la crise du Coronavirus. Si les secteurs clés de la France étaient déjà en difficulté avant la crise, Claude Sicard, économiste, préconise un « état d’urgence économique » pour permettre une reconstruction efficace.

Dans son discours à la nation du 14 juin dernier Emmanuel Macron a annoncé aux Français la levée complète de leur confinement, et c’est ce qu’ils attendaient impatiemment.C’est donc, sans doute, ce qu’avant tout ils vont retenir du discours de leur président, alors que ce n’était pas, là, l’essentiel de son message. La levée du confinement marque, certes, la fin de la première étape de cette crise, cette fameuse crise qui a ébranlé le monde entier, et « nous entrons maintenant dans une seconde étape » leur a dit leur Président, une étape cruciale, longue et difficile : celle de la reconstruction de l’économie du pays.

Cette annonce du Président était tout à fait inattendue : on savait, certes, qu’il y aurait  un plan de relance de l’économie, mais rien ne laissait prévoir l’annonce de ce projet téméraire et courageux de sa part, à deux ans de la fin de son quinquennat. Il s’agit en effet d’une tâche de longue haleine et particulièrement difficile. On peut craindre que cette annonce d’Emmanuel Macron soit, par trop, passée sous silence par les commentateurs de la vie politique du  pays qui pourraient ne voir dans ces annonces du président français, qui manie magnifiquement comme on le sait le verbe, que quelques simples artifices de langage. Ce serait fort regrettable.

Ce que propose Emmanuel Macron aux Français n’est rien de moins que de « bâtir un modèle économique plus fort, pour ne pas dépendre des autres », un « modèle économique durable », leur a-t-il dit, « qui soit  la clé de notre indépendance ».

Et il a pris l’engagement de se tenir aux côtés des Français dans cette nouvelle aventure. Cette allocution marque donc le nouveau cap qu’il se fixe pour la fin de son quinquennat, et si les Français acceptent de lui faire à nouveau confiance pour un nouveau mandat lors des prochaines élections présidentielles, ce sera l’axe directeur de son second quinquennat. Il faut souhaiter que cela ne soit pas que du « smooth talking », comme disent les anglais : le Président Macron, dans son discours à la nation, paraissait tout à fait déterminé !

L’économie française : une économie déjà en difficulté avant la crise 

La France va sortir particulièrement affaiblie de la crise du coronavirus car avant même l’arrivée de cette grave crise tous les clignotants de son économie étaient au rouge. Depuis des années, en effet, le taux de croissance du PIB est en moyenne inférieur à celui des autres pays européens, le budget de l’Etat est régulièrement en déficit, les prélèvements obligatoires sont bien plus élevés que partout ailleurs, la balance commerciale du pays est, chaque année, négative, et le taux de chômage particulièrement élevé. L’Etat, pour faire face à toutes ces difficultés, a eu recours, sans cesse, à l’endettement, si bien  que la dette extérieure du pays a fini par se hisser à la hauteur du PIB. Et l’on s’attend à ce que le PIB  de la France, en fin d’année, accuse une baisse de 11 %, et à ce que la dette extérieure du pays soit portée  à 120 % du PIB.

En poussant les analyses plus loin on s’aperçoit que sur les quatre secteurs clés de l’économie du pays, des secteurs que le gouvernement hollandais, dans sa politique d’intervention dans l’économie, appelle des « top-sectors », deux se trouvent  profondément affectés par la crise, et le troisième, celui de l’agroalimentaire, est fortement concurrencé maintenant par les Allemands et les Hollandais.

Examinons donc  plus en détail la situation de ces quatre secteurs clés :

La construction automobile

La construction automobile, tout d’abord. Ce secteur tient  une place très importante dans la vie économique du pays : il emploie 211.000 personnes, dont 126.000 chez les constructeurs, 66.000 chez les équipementiers, et 19.000 chez les carrossiers, et son chiffre d’affaires est évalué à 155 milliards d’euros, dont 47 milliards à l’exportation. Malheureusement, l’activité de ce secteur, depuis quelques années, s’essouffle : la production est passée de 3,5 millions de véhicules en 2000 à 2 millions en 2018, et les évolutions technologiques en cours vont amener des restructurations profondes des chaines de production débouchant sur des réductions importantes de personnel. Ce secteur est  très loin d’avoir la même importance qu’en Allemagne, l’industrie automobile allemande  étant  quatre fois plus puissante que la française : 4,0 % du PIB en Allemagne, et seulement 1 % en France. Au plan mondial, la France est un petit producteur, face à  la Chine qui produit aujourd’hui 28 millions de véhicules par an, et aux Etats-Unis qui en sont à un peu plus de 12 millions. En cette sortie de crise ce secteur a bien du mal à redémarrer, et le groupe Renault annonce des fermetures de sites. Aussi, l’Etat vient-il de voler à son secours en lui accordant un prêt de 5 milliards d’euros.

L’Agro-alimentaire

Ce second secteur tient, traditionnellement, une place très importante dans l’économie du pays. La France est un pays agricole et la gastronomie française jouit d’une réputation mondiale. Le chiffre d’affaires de ce secteur était évalué à 176 milliards d’euros en 2018, dont 44 milliards réalisés à l’exportation. Il s’agirait d’un effectif d’un peu plus de 400.000 personnes, selon l’ANIA, un chiffre probablement quelque peu surestimé, la définition même du secteur étant sujette à caution. Malheureusement, la concurrence des Allemands et des Hollandais a mis à mal ces dernières années ce secteur de l’économie française : il a perdu ainsi un peu plus de 20.000 emplois en 10 ans, et sa balance commerciale est devenue déficitaire. Les exportations qui s’élevaient à 58,7 milliards d’euros en 2016 ont chuté à 44 milliards en 2018, et la France est maintenant devancée à l’exportation par l’Allemagne, avec 72 milliards d’euros, et par la Hollande, avec 60 milliards d’euros. Un économiste comme Alexandre Mirlicourtis, du cabinet Xerfi, bien connu pour ses analyses sectorielles, parle même, dans un de ses articles, d’une « Berezina » !  Le secteur est composé d’un trop grand nombre de petites, voire de très petites entreprises, et il a donc un urgent besoin de se restructurer : 76 % des entreprises ont, en effet, moins de 10 salariés. Le 26 février 2018 le comité exécutif du Conseil national de l’Industrie, le CNI, a validé le programme du comité stratégique de la filière agro-alimentaire, et l’on va centrer l’action sur son maillon faible : une insuffisante industrialisation des entreprises. Et des efforts particuliers vont être faits pour renforcer la R&D dans ce secteur, car elle représente seulement 1,3 % du chiffre d’’affaires. Mais il y a aussi plusieurs très grands groupes (Danone, Lactalis, Ricard…) qui, eux, réalisent de très belles performances. Et les vins français ont une renommée indiscutable.

Le secteur aéronautique et spatial 

La France est un pays qui a été un des pionniers dans l’aéronautique, et elle a, avec Airbus et Dassault, un secteur de construction aéronautique qui a été extrêmement dynamique ces dernières années. Ce secteur emploie aujourd’hui 350.000 personnes (constructeurs et sous-traitants) et a un chiffre d’affaires de 65,4 milliards d’euros (GIFAS), dont 44 milliards réalisés à l’exportation. Mais du fait de l’articulation des fabrications entre les pays membres d’Airbus ce secteur est fortement importateur : en 2018 les importations se sont élevées à 38,3 milliards d’euros, en sorte qu’une bonne partie de la valeur ajoutée se fait à l’étranger. Avec la crise du coronavirus, toutes les compagnies aériennes, dans le monde, sont au tapis, et leurs avions sont rangés à l’abri sur d’immenses parkings en attendant la reprise. On doit craindre que le redémarrage de l’activité  dans ce secteur  soit très lent. Aussi, Boeing et Airbus annoncent-ils sans plus attendre de vastes plans de licenciement. Airbus envisage 8.000 licenciements, car sa direction indique n’avoir reçu aucune commande en Avril et Mai derniers, et plusieurs de ses clients auraient  annoncé des annulations de commandes.

Le secteur du luxe 

Le secteur du luxe est le joyau de l’industrie française : il s’agit de 165.000 emplois, avec un chiffre d’affaires de 90 milliards d’euros, dont 85 % réalisés à l’exportation. Dans ce secteur les Français dominent le marché mondial : LVMH (Bernard Arnault) est le numéro un mondial, Kering (François Pinault) est numéro deux, et les groupes français détiennent 130 marques de prestige sur les 270 mondiales existantes aujourd’hui. Dans les dix premiers groupes mondiaux figurent, aussi, Hermès et l’Oréal. Il s’agit donc pour l’économie française d’une carte maîtresse, notamment  en matière de commerce extérieur. Avec la crise du coronavirus ce secteur est, lui aussi, très  affecté, mais ayant une structure plus souple que les précédents, il pourra sans doute se rétablir plus facilement.

Comment reconstruire l’économie française 

Le projet d’Emmanuel Macron, en cette fin de crise du coronavirus, est donc bien de reconstruire l’économie du pays. Il a donné dans son discours les précisions suivantes : « Il nous faut créer de nouveaux emplois en investissant dans notre indépendance technologique, numérique, industrielle et agricole, par la recherche, la consolidation des filières, l’attractivité, et les relocalisations lorsque cela se justifie, et un vrai pacte productif ». Et il a indiqué deux grandes orientations : du côté de l’Etat, une réorganisation profonde allant vers davantage de décentralisation, et du côté des Français : « travailler et produire davantage ». Il va s’agir, donc, de procéder à des reformes structurelles très profondes, et non pas se contenter, simplement, de procéder à une simple relance de l’économie.

L’absence de dialogue social, en France 

La difficulté majeure va venir, on le sait, des syndicats qui vont s’opposer à ce que l’on touche à tous les « avantages acquis », et ils sont nombreux.

Déjà les voit-on s’opposer aux  abaissements de salaires auxquels veulent procéder des firmes comme Ryan-air ou Derichebourg Aeronautics Services pour éviter des licenciements,  et aussitôt les leaders syndicaux parlent d’odieux « chantages » de la part de la direction de ces entreprises. Un sondage Odexa, publié par le figaro du 4 juin dernier, est très révélateur : il apprend  que 7 personnes sur 10 jugent inacceptables les baisses de salaires proposées par les entreprises qui sont en difficulté (et 86 % chez les sympathisants de LFI).

La France est un pays particulier où le dialogue social ne fonctionne pas, et cela constitue un très lourd handicap pour son économie.

Cette absence de dialogue social a fait classer la France au 137ème rang, sur 144 pays examinés  par le Forum de Davos  pour ce qui est de « La qualité de la coopération dans les relations de travail ».

La France a été, en Europe, le pays certainement le plus marqué par le marxisme, et l’on sait que les partisans de cette doctrine  sont déterminés à modifier l’ordre social de leur pays, s’il le faut par la voie révolutionnaire. Très tôt, dans la formation des syndicats, en France, on a eu d’un côté les partisans de la voie tracée par la Troisième Internationale avec les thèses de Lénine, et, de l’autre, les « socialistes », conduits par des leaders comme Jaurès, puis Léon Blum, partisans, eux  aussi, d’un combat à mener, mais par des voies démocratiques. Dans l’un et l’autre cas, il s’agissait de faire triompher les thèses marxistes de la lutte des classes. Marx avait affirmé, dans son Manifeste de 1848, que : « L’histoire des sociétés humaines jusqu’à nos jours n’est rien d’autre que l’histoire de la lutte des classes ».  Au congrès confédéral de la CGT en 1906, a été adoptée  la « Charte d’Amiens », dont l’article 2 dit que la vocation de cette organisation syndicale est « la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat ». Cette charte a toujours constitué la référence théorique du syndicalisme en France : elle est son ADN. Certes, à présent, la CFDT s’est finalement dégagée de cette voie pour devenir un  syndicat réformateur. Un sondage Viavoice, début juin 2018, interrogeant les Français sur les idées marxistes dans la France d’aujourd’hui, réalisé pour la Fondation Gabriel Peri, indiquait  que 56 % des Français pensent que la lutte des classes est toujours d’actualité, et 37 % sont persuadés que le capitalisme est un système qui sera un jour remplacé. Aussi la France est-elle le pays, en Europe, où les grèves sont un moyen d’action couramment utilisé : il y a dans ce pays « une culture de la grève ». Une étude de la fondation Hans Bôckler, portant sur la période 2000-2016, a abouti aux chiffres suivants :

Jours de grève pour 1.000 employés/an

                Suisse                           1        Grande Bretagne        21       

       USA                             5          Espagne                      57

        Allemagne                  16        France                       118

 

En Allemagne, les syndicats coopèrent avec le patronat, et il a été instauré en 1954 la cogestion dans les entreprises d’une certaine dimension, (Mitbestimmung), et en Suisse il y a eu, en 1937, les accords appelés « Paix du travail » où il a été décidé que les conflits se régleraient pacifiquement.

Une étape transitoire : placer le pays en « état d’urgence économique » 

Pour reconstruire son économie dans le cadre d’une économie libérale il va falloir que la France accorde à ses entreprises une bien plus grande liberté d’action qu’elles n’ont pas aujourd’hui, et donc que soit modifié complètement leur environnement. Cela va être particulièrement difficile dans le climat social qui est celui de ce pays, et Emmanuel Macron va devoir se comporter en stratège en saisissant cette opportunité exceptionnelle que lui offre la crise du coronavirus pour agir. Il va falloir qu’il place momentanément le pays en état d’urgence afin de pouvoir recourir à des mesures exceptionnelles : il va donc être nécessaire que le Parlement proclame une loi d’urgence économique, comme il y a eu une loi d’urgence sanitaire. La mise en état d’urgence du pays donnera la possibilité aux Français d’expérimenter de nouvelles façons de faire fonctionner l’économie de leur pays : une occasion unique, donc, à, ne pas manquer, car elle ne se représentera pas de sitôt. Ce serait, en somme, une transition naturelle vers ce monde de demain qu’Emmanuel Macron  propose de construire. Il va falloir changer, en effet, les règles de fonctionnement de l’économie du pays car ce n’est pas en conservant ce cortège infini de lois et règlements de toutes sortes qui ont conduit peu à peu la France au déclin, ces trente dernières années, que pourra se construire le monde de demain

Cette loi d’urgence devra permettre aux entreprises de déroger à un certain nombre de dispositions existant dans l’économie du pays, tout particulièrement en matière de droit du travail, pour les remplacer par de nouvelles qui soient beaucoup plus souples, et plus libérales. La France pourrait s’inspirer, en cette matière, par exemple de la législation du travail de la Suisse : c’est un pays qui lui est proche, et le fait que chaque jour des dizaines de milliers de frontaliers aillent apporter leur force de travail aux entreprises helvètes montre bien que le droit du travail de ce pays est tout à fait acceptable. Il est prévu, dans ce pays : 45 h/semaine, 4 semaines de congés payés par an, et des conditions de rupture du contrat de travail simplifiées : 7 jours en période d’essai, puis un mois la première année, et  deux mois de la seconde année à la dixième. Plus besoin donc de distinguer les CDD des CDI, et la législation suisse n’oblige nullement  les employeurs à accorder des indemnités de licenciement, ni même à devoir mentionner la cause de la rupture du contrat de travail. Les heures supplémentaires sont compensées par rattrapage, ou par des indemnisations, et la législation du pays ne dit rien à ce sujet. Et il y aurait un certain nombre de dispositions réglementaires, dans divers autres domaines, à suspendre également, pendant une période de temps déterminée, de façon à dynamiser les entreprises.

Le gouvernement, une fois l’état d’urgence économique levé, pourra voir comment supprimer ou amender  les lois et règlements qui ont bloqué jusqu’ici le développement de l’économie du pays, tirant habilement de la période où l’économie aura pu fonctionner en étant débarrassée de tous ses carcans des enseignements utiles pour faire des réformes. L’expérience qui aura été faite en grandeur réelle constituera un argument irremplaçable pour obtenir l’agrément des syndicats et des partis politiques d’opposition sur toutes les corrections à apporter à la législation pour rendre l’économie française compétitive, et donc plus forte. 

Certes, Emmanuel Macron rencontrera-t-il sur son chemin Thomas Piketty, le chantre de la lutte contre les inégalités, et, aussi, avec lui, les écologistes. Ce brillant économiste dit dans le JDD du 21 juin dernier : « Après cette crise, nous avons besoin d’un effort de réduction des inégalités, d’un véritable tournant social, de plus de solidarités ». Il fait mine d’ignorer que lorsqu’un pays se développe, dans un premier temps les inégalités s‘accroissent ; elles se réduisent progressivement dans une phase ultérieure, sous l’effet des revendications sociales.

Quant aux dispositions à prendre pour sauver la planète en verdissant  l’économie du pays, elles ne devront intervenir que plus tard, au-delà de la période d’état d’urgence économique : il faudra rappeler aux écologistes que la France n’intervient seulement que pour un pour cent dans tous ces problèmes, au plan mondial. Dans la période actuelle il serait tout à fait malvenu de créer de nouvelles contraintes pour les  entreprises.

Sur quels « top-sectors » rebâtir l’économie française ? 

L’économie d’un pays de la dimension de la France doit comporter au moins quatre « top- sectors ».

C’est le cas de l’Allemagne qui a comme secteurs clés : la construction automobile, la, machine-outil, l’agro-alimentaire et la chimie. Des pays plus petits peuvent se contenter d’un seul secteur : l’agro-alimentaire dans le cas des Pays-Bas, ou l’industrie pharmaceutique dans celui de la Suisse.

Sur les quatre « top-sectors » actuels, trois peuvent continuer à porter l’économie française : l’agro-alimentaire qui est un secteur que jamais la Chine ne sera en mesure de ravir à la France, mais comme nous l’avons indiqué, plus haut, il va falloir le renforcer ;  la construction aéronautique et spatiale, ensuite, où la France dispose de réels atouts pour l’avenir, et, bien sûr, l’industrie du luxe. Reste donc à trouver le secteur manquant sur lequel il va falloir focaliser tous les investissements,  car tout top-sector – pour mériter ce nom – doit intervenir pour au moins deux ou trois pour cent dans le PIB du pays. Ce quatrième top-sector pourra peut-être se construire avec la concours de l’Europe où Thierry Breton, Commissaire  en charge du marché intérieur  du numérique, de l’industrie de la défense, et de l’espace, entreprend de créer une industrie européenne de la défense.

Certes, pour placer le pays en état d’urgence économique, Emmanuel Macron va-t-il devoir surmonter de multiples obstacles. Nul doute qu’ils vont surgir de toutes parts : opposition des syndicats, hostilité des partis d’opposition, blocages juridiques par le Conseil Constitutionnel, barrages par les règles de fonctionnement actuelles de l’Union Européenne, etc… Il faudra qu’il puisse surmonter toutes ces difficultés.

Le projet du Président Macron est d’une ambition extrême, mais il est dans son rôle en montrant la voie. Puissent les Français comprendre qu’il ne s’agit rien de moins pour eux que de prendre leur destin en mains.

Claude Sicard, économiste, consultant international