Iran manifestations

Coupures d’électricité en Iran, une indignation publique

Le soir du 4 juillet, et en raison des fréquentes coupures de courant, les habitants de plusieurs quartiers à Téhéran et dans de nombreuses autres villes sont descendus dans les rues se manifester en prononçant « mort à Khamenei » et « mort au dictateur ». Les extraits de ces manifestations sont abondamment partagés sur les réseaux sociaux. Un média pro-régime affirme que « les iraniens sont indignés, et le cumul des mauvaises nouvelles qui se sont succédées restreignent le seuil de leur tolérance vis-à-vis de chacune ».

Ebrahim Raisi

Un grand NON à la théocratie et un grand OUI à la laïcité en Iran

L’histoire de la représentation politique n’a connu de régime qui régnait pendant longtemps en opprimant sa nation et en provoquant son insatisfaction et consternation. La survie d’un régime est étroitement liée à sa capacité à répondre aux besoins fondamentaux de ses sujets. La République Islamique de l’Iran, après les élections présidentielles, s’est retrouvée pour la première fois au milieu d’un inévitable dilemme. Les politiques d’amélioration des conditions socio-économiques et celles les éliminant se croisent, et interfèrent ainsi les principales institutions du pouvoir.

Election présidentielle iranienne

L’élection présidentielle iranienne, une mise à l’épreuve de la légitimité du régime à Téhéran

Les derniers mois ont marqué la scène politique iranienne par une remise en question anonyme de la légitimité du régime par certaines de ses factions. Elle est consolidée par le faible taux de participation aux élections présidentielles, qui peut être interprété comme un signe d’instabilité du régime ; et remet en question la valeur des négociations avec le régime des mollahs dont le soutien populaire est en déclin.