• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Lire Le dernier numéroLe dernier numéro
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Culture
  • Société
  • Science et technologie
  • La cité des débats
    • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
    • Aimons-nous encore la liberté ?
    • Savoir, pouvoir et démocratie
    • S’engager au 21ème Siècle
  • Le printemps des techno
    • Edition 2023
    • Edition 2024
    • Edition 2025
  • Boutique
    • Les numéros
    • Abonnement
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Culture
  • Société
  • Science et technologie
  • La cité des débats
    • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
    • Aimons-nous encore la liberté ?
    • Savoir, pouvoir et démocratie
    • S’engager au 21ème Siècle
  • Le printemps des techno
    • Edition 2023
    • Edition 2024
    • Edition 2025
  • Boutique
    • Les numéros
    • Abonnement
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

Jacques Chirac, le populaire impopulaire

Frédéric Saint ClairParFrédéric Saint Clair
26 septembre 2019
Jacques Chirac, le populaire impopulaire

Jacques Chirac est décédé ce jeudi matin à l’âge de 86 ans. Réaction de Frédéric Saint Clair, analyste politique.

Il est particulièrement difficile pour un politologue de mouler le masque mortuaire d’un responsable politique. Car c’est l’homme qui meurt, or c’est la figure politique que l’on tente de saisir. L’homme était populaire, dans tous les sens du terme. Par ses expressions, telles que « tâter le cul des vaches », comme par son intérêt pour ceux qu’on appelle les « petites gens ». Une marque d’humanité que l’on peine souvent à discerner dans ce milieu où les intérêts et la courtisanerie l’emportent sur la fidélité et la sincérité. Le responsable politique, en revanche, n’a jamais pu prétendre à une telle popularité. Et l’on peut dire sans risquer de se tromper que c’est même l’homme – ses formules inattendues, ses mimiques, sa gouaille, ses coups de sang, sa sympathie communicative – qui, bien souvent, a sauvé cette figure politique décidément trop terne. Aujourd’hui, nous pleurons l’homme. La classe politique, par une de ces hypocrisies dont elle est coutumière, tentera probablement de lui tresser une couronne de lauriers. Mais Chirac n’était pas César.

Et en réalité, celui que regrettent ceux qui l’on côtoyé, ce n’est pas l’homme politique, c’est l’homme.

Un homme singulier, parfois inattendu, qui a su avec une adresse folle laisser croire à la France entière qu’il était un peu simplet, alors qu’il détenait une connaissance livresque des arts primitifs, et qu’il entretenait une passion dantesque pour certains arts martiaux – on raconte qu’il enregistrait les combats de Sumo afin de les visionner le soir, après ses longues journées de travail. Timidité ? Pudeur ? Cela colle assez peu avec l’animal politique que les chroniqueurs des années 80 nous ont décrit, mais… qui sait ?

Et l’homme politique ? Un gaulliste social ? Dans ce cas, probablement beaucoup plus social que gaulliste… A ceux qui citeront en exemple l’appel de Cochin de décembre 1978, d’autres rappelleront sa campagne en faveur du oui au traité de Maastricht, en 1992. Un homme de droite ? En sommes-nous si sûrs ? Un homme de droite qui est tenté par le parti communiste en entrant à Science Po ? Un homme de droite qui joue Mitterrand contre Giscard en 1981 ? Un homme de droite qui se fait élire sur la « fracture sociale » à une époque où la fracture civilisationnelle, aujourd’hui béante, menaçait déjà la cohésion nationale, et de façon autrement plus importante que toutes les problématiques redistributives auxquelles il était attaché ? Mais la France de cette époque – et de la nôtre – désirait-elle autre chose qu’un Président étiqueté à droite mais conduisant une politique de gauche ? D’ailleurs, cette France a-t-elle jamais été plus heureuse que sous la cohabitation Chirac–Jospin, comme si elle avait enfin trouvé le duo auquel elle rêvait depuis des décennies, comme un symbole de réconciliation – et de croissance économique retrouvée ?

Jacques Chirac n’était pas un libéral. Aurait-il d’ailleurs jamais osé le virage opéré par François Mitterrand en 1983 ?

Chirac n’était pas un libéral et c’est ce qui le distinguait de cette droite dite modérée qui, depuis, a enflé jusqu’à constituer les 4/5 des cadres de l’UMP puis de LR.

Une droite bourgeoise en somme, plus attachée au capital qu’au travail, plus attachée au retour de la croissance qu’à la préservation du socle civilisationnel français. Une droite aujourd’hui principalement soucieuse de trouver une bonne « fausse raison » de ne pas rallier Macron. Jacques Chirac était un de ces hommes politiques à l’ancienne, attaché à la terre, à la stabilité, à la paix sociale. Une posture politique incompatible avec un train de réformes ambitieuses ? La raison pour laquelle toutes les mesures libérales dont la France avait besoin ont été différées ? Peut-être. Mais une posture politique non dénuée de vertus pour autant. De Gaulle disait que les Français avaient besoin d’avoir l’orgueil de la France, sinon « ils se traînent dans la médiocrité, ils se disputent, ils prennent un raccourci vers le bistrot ! » Chirac n’a pas réussi à conserver intact cet orgueil gaullien, c’est un fait, en revanche, il a indéniablement prévenu à la fois les disputes et le raccourci vers le bistrot. Ce qu’aucun de ses successeurs n’aura réussi à empêcher.

Frédéric Saint Clair
Analyste politique

Frédéric Saint Clair

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

L’inquiétante attaque de Donald Trump contre les institutions économiques américaines

L’inquiétante attaque de Donald Trump contre les institutions économiques américaines

ParSylvain Bersinger

Entre ses attaques contre l’indépendance de la banque centrale ou sa remise en cause des statistiques officielles, Donald Trump lance...

La situation économique et sociale de la Corse, angle mort du projet d’autonomie ?

La situation économique et sociale de la Corse, angle mort du projet d’autonomie ?

ParMichel Monier

La situation économique et sociale de la Corse semble étrangement absente du débat public sur son autonomie, un débat tout...

De l’État stratège à l’État comptable : une régression française

De l’État stratège à l’État comptable : une régression française

ParBertrand Augéet1 autre

Vu d’ailleurs, la politique française offre un spectacle pour le moins paradoxal. Celui d’une Nation qui aime se penser universelle,...

« On bloque tout » ou la gravité perdue : quand l’imaginaire remplace le symbolique

« On bloque tout » ou la gravité perdue : quand l’imaginaire remplace le symbolique

ParPierre Larrouy

La radicalisation du mot d’ordre « On bloque tout » ne peut se comprendre sans l’inscrire dans une mutation anthropologique...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
85
Next
»
loading
play
Les conférences de 18h59 – Rassemblement de soutien à Boualem Sansal
play
Printemps des Technologies – Démocratie, technologies et souveraineté
play
Printemps des Technologies – Histoire et initiation aux cryptomonnaies et au Bitcoin
«
Prev
1
/
85
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

La situation économique et sociale de la Corse, angle mort du projet d’autonomie ?
Politique

La situation économique et sociale de la Corse, angle mort du projet d’autonomie ?

Politique

Interview de Frédéric Masquelier

État de droit : résistons aux tentations du court terme
Politique

État de droit : résistons aux tentations du court terme

Et si le 8 mai et le lundi de Pâques devenaient les « Jours de la Défense » ?
Politique

Et si le 8 mai et le lundi de Pâques devenaient les « Jours de la Défense » ?

La Nouvelle Calédonie : premier essai pour la subsidiarité ascendante
Politique

La Nouvelle Calédonie : premier essai pour la subsidiarité ascendante

Le suicide politique programmé de François Bayrou : mourir debout pour que la France cesse de vivre à crédit 
Politique

Le suicide politique programmé de François Bayrou : mourir debout pour que la France cesse de vivre à crédit 

Le DOGE : une source d’inspiration pour la France ?
Politique

Le DOGE : une source d’inspiration pour la France ?

Le plan Bayrou entre risque politique et mesures paramétriques : une occasion manquée ?
Politique

Le plan Bayrou entre risque politique et mesures paramétriques : une occasion manquée ?

Article suivant

Hervé Morin est l'invitée de Bonjour chez vous ! Public Sénat

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Culture
  • Société
  • Science et technologie
  • La cité des débats
    • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
    • Aimons-nous encore la liberté ?
    • Savoir, pouvoir et démocratie
    • S’engager au 21ème Siècle
  • Le printemps des techno
    • Edition 2023
    • Edition 2024
    • Edition 2025
  • Boutique
    • Les numéros
    • Abonnement

Revue Politique et Parlementaire