Dissolution de Génération identitaire : Du buzz médiatique à l’impasse politique

Gérald Darmanin, en engageant une procédure de dissolution contre Génération Identitaire a pensé faire preuve d’habileté politique, une manière de « en même temps » qui visait à cibler successivement les deux ennemis de la République, tels que qualifiés par Emmanuel Macron, l’islamisme d’un côté, l’extrême droite identitaire de l’autre. Après la dissolution du CCIF et de Baraka city, il pouvait sembler judicieux de cibler GI (et à travers eux le Rassemblement National), et de véhiculer ainsi l’image d’un gouvernement républicain, équitable et lucide. A l’inverse, le buzz médiatique déclenché par le ministre de l’Intérieur lui échappe des mains et le conduit tout droit dans une impasse politique. Décryptage de Frédéric Saint Clair.

2022 : Marine Le Pen ou Eric Zemmour ?

La droite hors les murs se passionne pour un phénomène médiatique, qu’elle rêve en phénomène politique : Eric Zemmour. Une option suffisamment crédible aux yeux des journalistes politiques parisiens pour que l’hebdo de la gauche libérale, L’Express, lui consacre sa Une, et un long article de 8 pages. Article négatif ? Article militant ? Oui, certes. Mais l’article est révélateur. On ne dissèquerait pas ainsi la structure de la galaxie zemmourienne – quand bien même l’audimat frôlerait les 800 000 téléspectateurs certains soirs – si la tentation présidentielle n’était qu’une faribole. Par Frédéric Saint Clair.

La défaite de Gérald Darmanin face à l’islamisme

Il est de ces héros qui meurent sur le champ de bataille, les armes à la main. Il en est d’autres qui, tout en s’efforçant de lutter, facilitent en réalité l’avancée de l’ennemi. Gérald Darmanin est de ceux-là. Il est, malgré lui et dans la droite ligne du multiculturalisme non assumé d’Emmanuel Macron, un facilitateur de l’islamisation de la France, un héraut de l’halalisation des territoires, un porte-drapeau officiel de ce que l’on nomme désormais « l’islamisme soft ». Explications.

Donald Trump : vers un parti politique patriote ?

L’info émane du Wall Street Journal : « Le Président Trump a discuté dernièrement avec des proches de la formation d’un nouveau parti politique […] pour continuer d’exercer une influence après son départ de la Maison Blanche. » Le départ de la Maison Blanche a eu lieu aujourd’hui. En ce qui concerne le parti politique, l’avenir est beaucoup plus incertain. Mais, aussi étonnant que cela puisse paraître au premier abord, l’idée a du sens. C’est-à-dire qu’elle a, politiquement, du sens. Elle est non seulement pertinente mais elle vient combler un vide politique dans le paysage politique américain, et pourrait faire bouger les lignes. Trois variables à observer : les idées politiques ; la question partisane ; l’écho populaire. Nous nous limiterons pour l’instant à la première variable : Les idées. Par Frédéric Saint Clair.

Référendum climat & environnement : Macron encore perdant

Le climat et l’environnement sont parmi les thèmes les plus chers aux Français. Un sondage annuel sur les fractures françaises, réalisé en septembre 2019 pour La Fondation Jean Jaurès et l’Institut Montaigne, plaçait « la protection de l’environnement » en tête de leurs priorités. Emmanuel Macron a décidé de marquer d’une pierre blanche cet intérêt national, et de demander aux Français de se prononcer par référendum pour que la Constitution soit modifiée en son article premier, incluant désormais « la préservation de l’environnement, de la biodiversité et la lutte contre le dérèglement climatique ». Une décision qui semble aller dans le sens de l’histoire et répondre à l’attente des Français. Et pourtant, contre toute attente, Emmanuel Macron en sortira encore perdant. En trois points.

Guerre civilisationnelle : la défaite annoncée d’Emmanuel Macron

Après les massives et violentes revendications indigénistes du printemps, après la période d’ensauvagement des délinquants issus des banlieues ethnicisées qu’ont connu les villes de province durant l’été, les attentats terroristes de Paris, de Conflans ou de Nice tracent les contours de cette guerre « hors limites » qu’est la guerre civilisationnelle qui oppose l’islam radical à l’Occident libéral. Une guerre que l’Occident dans sa globalité, et la France d’Emmanuel Macron en particulier, ne sait pas mener. D’où cette interrogation : Pourquoi l’entrée dans les guerres du XXIe siècle est-elle si laborieuse ?