Illustration d'un débat au Parlement

La remise en question des espaces élitaires du débat

Depuis deux siècles et demi, le peuple français est sans doute celui, parmi les grands peuples, qui entretient les rapports les plus difficiles avec ses élites. Nous vivons actuellement l’une des périodes de plus forte défiance dont le mouvement des Gilets jaunes et les réactions à la gestion de la pandémie par le gouvernement sont deux grands symptômes, ce que plusieurs études nationales et internationales ont confirmé. Ce texte bref n’a pas pour objet de relever les causes du mal ni d’en décrire les effets, mais de préciser les espaces du débat élitaire les plus incriminés et les nouvelles voies explorées pour essayer de rétablir un dialogue avec le peuple.

Membres de l'Assemblée

Les espaces du débat public au XIXe siècle

La genèse de l’espace public actuel date des Lumières, lorsque le Parlement britannique invente les règles du débat politique contradictoire et les jansénistes français ouvrent un débat à la jonction du politique et du religieux, mais aussi lorsqu’à travers toute l’Europe occidentale se développent les académies, les salons, les cercles, les clubs et les cafés qui commentent les affaires de l’État et les articles de la presse d’opinion et qui peuvent à leur tour voir leurs échanges relayés et publicisés.

Lorsque Napoléon III se portait au secours des chrétiens du Proche-Orient et s’intéressait au Liban

En 1860, le massacre des chrétiens du Proche-Orient (Liban et Syrie) perpétré par les musulmans druses et sunnites donnait lieu à la première grande expédition humanitaire d’interposition de l’histoire. La France de Napoléon III y jouait un rôle central. Elle était à la fois mandatée par l’Europe pour intervenir et limitée par celle-ci dans son action. Cet événement qui a 160 ans est d’une incroyable résonance aujourd’hui1.

La Revue politique et parlementaire et Charles de Gaulle

À l’occasion de ce numéro exceptionnel sur Charles de Gaulle, il nous a semblé intéressant de nous pencher sur la manière dont la Revue politique et parlementaire et ses collaborateurs ont évoqué quatre moments-clés de son parcours politique. Ce faisant, nous en apprenons beaucoup sur la perception d’une personnalité hors-norme par une partie de l’élite. Par Eric Anceau, historien.

Editorial Bonjour de Gaulle, Bonjour ! (1)

« Aujourd’hui, comme hier, l’indépendance reste la grande affaire » : ainsi Jean-Pierre Chevènement conclut-il le texte, tout autant texte-hommage que texte-espoir, qu’il livre d’une plume incisive à notre Revue, au moment où celle-ci consacre son nouveau numéro à Charles de Gaulle et au triple anniversaire de sa naissance (1890), de l’Appel du 18 juin (1940) et de sa disparition (1970).