• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Economie

La dette sans détours ni tabou

Jean-Yves ArcherParJean-Yves Archer
19 mai 2020
La dette sans détours ni tabou

Décidément la crise emporte beaucoup de certitudes sur son passage dévastateur. D’un côté, elle approfondit la puissance de la politique monétaire au moyen d’une BCE aux actions survitaminées afin de parer une crise du crédit et un manque corrélatif de liquidités. Au prix de sérieuses réserves émises par le juge constitutionnel allemand dont certains pans du raisonnement méritent attention et même considération. Analyse de Jean-Yves Archer
économiste et membre de la Société d’Economie Politique

Vers un nouvel emprunt

Le lundi 18 mai 2020 restera, dans notre histoire communautaire, comme la date du projet d’un nouvel emprunt dont la jauge est, pour l’heure, fixée à 500 milliards d’euros. L’orientation clairement keynésienne des pays de l’Union est affichée à travers cet acte qui doit, toutefois, encore recueillir l’accord de nos 25 partenaires. Le temps où l’axe franco-allemand fixait le tempo de toute l’Union est assurément révolu et tant la Chancelière Merkel que le Président Macron devraient y prendre garde. Il a probablement manqué à leur conférence de presse commune une jolie once d’humilité qui n’aurait pas déplu à certains pays de l’Europe du Nord.

Un emprunt crucial pour un nouvel émetteur

Ce qui caractérise cet emprunt de 500 milliards, c’est le fait qu’il va être émis par l’Union elle-même ce qui est une première absolue. Le vieux rêve de Jacques Delors assistés alors de Pascal Lamy et de Philippe Lagayette se réalise enfin : l’entité Europe décide de s’endetter. Autrement dit, le produit de cet emprunt va être issu de la qualité de la signature d’un nouvel emprunteur qui ne vit que par les économies des États et singulièrement par la surface financière de l’Allemagne.

Concrètement, les 500 milliards issus de l’appel aux marchés seraient bien évidemment assortis d’une garantie des États et l’emprunt aurait une maturité faciale initiale de moyen terme, soit probablement à horizon 2027 voire plus.

En agissant ainsi, l’Union fait sauter une goupille qui a valeur de précédent mais elle ne fait que déplacer une question.

Confrontée à la masse financière que représente désormais la dette des États, on a recours à l’étage du dessus pour s’assurer de la bonne fin du nouvel emprunt et ainsi bénéficier – autant que faire se peut – des taux allemands.

Si nous étions en droit privé, nous serions face à l’endettement de la holding – la société faîtière – découlant du blocage imminent des ressorts de levée de fonds des filiales.

En devenant primo-émetteur, l’Europe n’hésite pas à rudoyer l’esprit et la lettre des Traités à l’instar de la BCE. Tout le monde a compris que ce plan de relance est conçu pour le bien commun mais il n’est pas interdit de penser que le Droit doit précéder l’action et non l’inverse. Quand la force des choses l’emporte sur le référentiel juridique commun, on instille de facto un vent mauvais au regard des fondements de l’état de droit.

500 milliards qui ne suffiront pas

Pour certains, la somme de 500 milliards est « énorme », « gigantesque ». Plus sérieusement, on ne parle pas de construire un rond-point à Semur-en-Auxois ou un hôpital à La Châtre : on a besoin de soutenir tel ou tel secteur d’activité ou telle région dans un ensemble au sein duquel 500 milliards ne représente que le déficit annuel cumulé de l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne.

Autant dire que ces 500 milliards vont vite être consommés au regard de la brutalité sans fard de la récession qui recouvre le court terme de la vie des pays de l’Union.

Pour un gouvernement comme celui des Pays-Bas, la ficelle est un peu grosse. France et Allemagne veulent pulvériser un plafond de verre pour mieux séquencer le début d’un cortège d’émissions de dettes européennes d’autant plus indolores que les agences de notation vont accorder au nouvel emprunteur un « rating » superbe.

Faute d’être parvenus à la mutualisation des dettes étatiques, les zélateurs de la dette ont accouché d’un projet supranational sans que les peuples aient été consultés sur cette césure virginale.

En revanche, ici et là les Parlements nationaux vont être amenés à se prononcer formellement. Au Bundestag, rien n’est écrit d’avance pour cette innovation sans retour introduite sans tabou. En matière de dette publique, la création d’un tel émetteur peut ne pas rimer avec rigueur dans l’emploi des fonds ainsi rendus disponibles. L’Histoire monétaire occidentale récente le démontre même si, face au chaos social de la récession, il faut bien agir avec vigueur.

Jean-Yves Archer
Economiste et membre de la Société d’Economie Politique

Jean-Yves Archer

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Les nouveaux maires des villes de plus de 30 000 habitants

Les nouveaux maires des villes de plus de 30 000 habitants

ParDominique Andolfatto

À l’issue des élections municipales de 2026, 83 nouveaux maires ont été élus des villes de plus de 30 000...

La bureaucratie et l’IA au service du politique

La bureaucratie et l’IA au service du politique

ParFrédéric Masquelier

Derrière les promesses de simplification administrative et d’efficacité portées par l’intelligence artificielle se dessine peut-être une transformation plus profonde :...

Entre flemme et sens du devoir

Énergie : d’une crise conjoncturelle à une crise structurelle et politique majeure

ParMarie-Eve Malouines

Les chefs de parti, ou leur candidat à la présidentielle, ont été invités à l’Élysée par Emmanuel Macron. À l’ordre...

Quand le « cave » Lecornu se rebiffe…

Hollande, un non-candidat déjà fin prêt pour 2027

ParCarole Barjon

L’ancien président de la République qui occupe l’espace médiatique n’est officiellement pas candidat à la prochaine présidentielle. Mais c’est tout...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
95
Next
»
loading
play
Les conférences de 18h59 - Viviane Chaine-Ribeiro
play
Printemps des Technologies – La Liberté d’expression à l’ère du numérique
play
Printemps des Technologies – l'IA dans l'économie
«
Prev
1
/
95
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Baisse générale des actifs immobiliers : faut-il l’exclure ?
Economie

Baisse générale des actifs immobiliers : faut-il l’exclure ?

Présidentielle 2027 : comment renforcer le poids de la France dans le système international ?
Economie

Présidentielle 2027 : comment renforcer le poids de la France dans le système international ?

Le salarié français coûte cher, mais n’est pas assez payé
Economie

Le salarié français coûte cher, mais n’est pas assez payé

L’avenir des HLM : un enjeu des présidentielles
Economie

L’avenir des HLM : un enjeu des présidentielles

Loger les salariés: une priorité de la France pour sa compétitivité
Economie

Loger les salariés: une priorité de la France pour sa compétitivité

Affaire des syndics de Nice : le choix de l’exigence
Economie

Affaire des syndics de Nice : le choix de l’exigence

Présidentielles : peut-il y avoir plusieurs politiques du logement en France ?
Economie

Présidentielles : peut-il y avoir plusieurs politiques du logement en France ?

Parc locatif privé : le paradoxe de l’autogestion
Economie

Parc locatif privé : le paradoxe de l’autogestion

Article suivant
Covid-19 : l’Amérique latine se prépare à un déconfinement incertain

Covid-19 : l’Amérique latine se prépare à un déconfinement incertain

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire