La vision économique du Président Macron

Après un effacement médiatique relatif laissant un horizon au Premier ministre, le Chef de l’État a prononcé, dimanche soir, une allocution préalablement qualifiée de solennelle par les services de l’Élysée. Une vingtaine de minutes assez denses mais fort habilement assez floues pour que tout le monde – ou presque – y trouve son compte. Sur le fond politique, le Président nous a montré son art de la triangulation voire son talent pour se raccrocher au modèle du projet attrape-tout cher à un certain François Mitterrand à l’orée des élections législatives de 1978, souligne Jean-Yves Archer.

La dette sans détours ni tabou

Décidément la crise emporte beaucoup de certitudes sur son passage dévastateur. D’un côté, elle approfondit la puissance de la politique monétaire au moyen d’une BCE aux actions survitaminées afin de parer une crise du crédit et un manque corrélatif de liquidités. Au prix de sérieuses réserves émises par le juge constitutionnel allemand dont certains pans du raisonnement méritent attention et même considération. Analyse de Jean-Yves Archer, économiste et membre de la Société d’Economie Politique

Une récession doublée d’un krach boursier

Les travaux fort bien documentés de Laurence Boone, au nom de l’OCDE, ont établi avec netteté le risque avéré d’une récession en Europe et notamment en France. C’est en effet le scénario le plus sombre qu’il s’agit désormais d’extraire de ces travaux récents. Réaction de Jean-Yves Archer, économiste et membre de la Société d’Economie Politique.