• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

Pollution de l’air : le Conseil d’Etat inflige un camouflet à l’Etat

Patrick Martin-GenierParPatrick Martin-Genier
4 août 2021
Pollution de l'air à Paris

Par une décision n° 394254 du 12 juillet 2017, le Conseil d’Etat avait annulé les décisions implicites de l’Etat refusant de prendre toutes mesures utiles et d’élaborer des plans conformes à l’article 23 de la directive 2008/50/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008, concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe.

Il était reproché à l’État, sur l’ensemble du territoire national, de ne pas avoir ramené les concentrations en dioxyde d’azote et en particules fines PM10 en-deçà des valeurs limites fixées à l’annexe XI de cette directive. Il enjoignait à l’Etat de prendre toutes les mesures nécessaires pour que soit élaboré et mis en œuvre, pour chacune des zones concernées, un plan relatif à la qualité de l’air permettant de ramener les concentrations en dioxyde d’azote et en particules fines PM10 sous les valeurs limites fixées par l’article R. 221-1 du code de l’environnement, dans le délai le plus court possible.

Une impéritie persistante

Par une décision n° 428409 du 10 juillet 2020, le Conseil d’Etat avait prononcé une astreinte à l’encontre de l’Etat s’il ne justifiait pas, dans un délai de six mois, avoir exécuté sa décision du 12 juillet 2017 pour chacune de ces zones et fixé le montant de cette astreinte à 10 millions d’euros par semestre jusqu’à la date de cette exécution.

Face à l’inaction de l’Etat depuis cette décision, la haute juridiction vient de liquider cette astreinte, ce qui constitue un camouflet considérable pour l’Etat condamné pour son impéritie, son inaction et son incapacité à faire face au défi de la pollution de l’air 1.

Pour rendre sa décision historique, le Conseil d’Etat procède en premier lieu à l’analyse des données disponibles et examine la persistance éventuelle de dépassement des valeurs limites fixées à l’article R. 221-1 du code de l’environnement à la date de sa décision du 4 août 2021.

La haute juridiction, sur les sept zones concernées par l’astreinte prononcée par sa décision du 10 juillet 2020 s’agissant des taux de concentration en dioxyde d’azote, constate que seules les zones de Strasbourg et de Reims ne présentent plus de dépassement de la valeur limite fixée à l’article R. 221-1 du code de l’environnement en 2020.

Neutraliser l’effet « Covid » et la baisse de la circulation…

Toutefois, pour les cinq autres zones concernées, il constate que si la moyenne annuelle de concentration de ce polluant a diminué entre 2017 et 2019, la valeur limite de concentration de 40 μg/m3 en moyenne annuelle civile, reste dépassée dans au moins une station de mesure de chacune de ces zones en 2019.

S’agissant de Lyon et Paris, il convient de relativiser certaines données qui « doivent être replacées dans le contexte des multiples mesures de gestion de la crise sanitaire prises depuis mars 2020 qui ont notamment conduit à une forte réduction de la circulation routière pendant les périodes de restriction des déplacements au sein du territoire ».

Pour les trois autres zones d’Aix-Marseille, de Grenoble et de Toulouse Midi-Pyrénées, en 2020, le Conseil d’Etat constate qu’elles présentaient au moins une station de mesure dans laquelle était relevée une moyenne annuelle supérieure ou égale à 35 μg/m3 « qui ne permet pas d’y regarder la situation de non-dépassement comme consolidée ». Il juge ainsi que ces régions ne peuvent être regardées comme présentant une situation de non-dépassement consolidée. S’agissant enfin de la concentration en particules fines PM10, seule la zone de Paris a pu être regardée comme ne présentant pas une situation de non-dépassement consolidée.

Une défense défaillante de l’Etat

Dans cette affaire, l’Etat s’est défendu comme il a pu, conscient de ses propres limites et carences tout en restant persuadé qu’il pourrait convaincre les juges du palais-Royal.

La ministre de la transition écologique faisait valoir qu’une procédure de passation de marché public portant sur l’évaluation des politiques publiques en matière de qualité de l’air était en cours. Mais pour le Conseil d’Etat, cela ne constitue pas en tant que telle une mesure d’exécution de ses précédentes décisions.

La ministre soutenait également qu’un décret avait été pris le 16 septembre 2020 relatif au non-respect de manière régulière des normes de la qualité de l’air, donnant lieu à une obligation d’instauration de zones à faibles émissions, en application des dispositions de l’article L. 2213-4-1 du code général des collectivités territoriales rendant obligatoire l’instauration de telles zones avant le 31 décembre 2020.

La haute juridiction relève toutefois que la mise en œuvre prévue de ces mesures relève des collectivités territoriales et reste de toute façon très étalée dans le temps.

La ministre mettait aussi en avant les mesures alors en cours de discussion au parlement telles que le renforcement des zones à faibles émissions, le renforcement de la résilience face à ces effets, les différentes mesures destinées à favoriser la conversion du parc automobile national vers des véhicules moins polluants, enfin l’interdiction de l’installation de nouvelles chaudières à fioul ou à charbon à compter du 1er janvier 2022. Cela n’a pas convaincu le Conseil d’Etat pour qui « ni l’ampleur des effets de ces mesures ni leur calendrier n’étaient à ce stade précisées ». En outre, aucun nouveau plan de protection de l’atmosphère n’avait été adopté ou révisé depuis la décision du 10 juillet 2020.

Des conséquences politiques majeures dans la perspective de l’élection présidentielle de 2022

Au final, il tire la conséquence de cette carence que l’Etat ne peut être regardé comme ayant pris des mesures suffisantes propres à assurer l’exécution complète de ses décisions du 12 juillet 2017 et 10 juillet 202 dans les zones visées par celles-ci.

Il procède par la suite à la liquidation provisoire de l’astreinte pour la période du 11 janvier au 11 juillet 2021 inclus et condamne l’Etat à verser 100 000 euros à l’association Les amis de la Terre, 3,3 millions d’euros à l’ADEME, 2,5 millions d’euros au CEREMA, 2 millions d’euros à l’ANSES, 1 million d’euros à l’INERIS, 350 000 euros à Air Parif et Atmo Auvergne Rhône-Alpes chacune, 200 000 euros à Atmo Occitanie et Atmo Sud chacune, autant d’organismes en charge de la protection de l’air.

Il est évident que cette décision va avoir des conséquences majeures sur le plan politique. Elle intervient à une période cruciale où le chef de l’Etat tente, depuis un certain temps, de convaincre les électeurs sensibilisés à la problématique écologique, de voter pour lui lors de la prochaine élection présidentielle. Mais cette décision intervient aussi après l’échec de la convention citoyenne sur l’environnement et celui, non moins cinglant, de la révision constitutionnelle sur cette même question. Il s’agit incontestablement d’un nouveau revers majeur pour Emmanuel Macron que les autres partis politiques (les Verts et la gauche notamment) ne vont pas manquer d’exploiter à un moment clé de la vie politique française.

Patrick Martin-Genier

  1. CE, 4 août 2021, Association les Amis de la Terre France et autres, n°428409. ↩
Patrick Martin-Genier

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Nos lycéens doivent être écoutés , mais surtout entendus.

Nos lycéens doivent être écoutés , mais surtout entendus.

ParYannick Trigance

Quand nos lycéennes et nos lycéens se mobilisent pour réclamer des conditions d’études dignes,des équipes éducatives complètes, des établissements correctement...

Pourquoi la monnaie est l’influence invisible dont personne ne parle

Pourquoi la monnaie est l’influence invisible dont personne ne parle

ParRonny Ktorzaet1 autre

Les sciences sociales contemporaines se sont passionnées pour les influences visibles. Elles analysent les médias, les réseaux sociaux, les leaders...

Le second mandat de Donald Trump : une discrimination positive au bénéfice des hommes blancs

Le second mandat de Donald Trump : une discrimination positive au bénéfice des hommes blancs

ParDavid B. Oppenheimer

Que ferait un président des États-Unis désireux de renforcer encore la présence des hommes blancs aux postes de pouvoir, d’influence...

Entre flemme et sens du devoir

Le mouvement lycéen ne se résume pas à sa récupération par LFI

ParMarie-Eve Malouines

La récupération du mouvement des lycéens est évidente. Le procédé est condamnable surtout quand il conduit des élèves à affronter...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
99
Next
»
loading
play
La cité des débats - Intervention de la ministre Alice Rufo
play
La cité des débats - Guerre et recomposition au Proche et Moyen-Orient
play
La cité des débats - Table ronde : Le renseignement, instrument de puissance dans la guerre hybride
«
Prev
1
/
99
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Nos lycéens doivent être écoutés , mais surtout entendus.
Politique

Nos lycéens doivent être écoutés , mais surtout entendus.

Le zigzag macronien For sure ou la particule élémentaire d’une mythologie faible
N°1118

Le zigzag macronien For sure ou la particule élémentaire d’une mythologie faible

La RSE est morte, vive la RSE !
N°1118

La RSE est morte, vive la RSE !

« New Defense » : la France peut-elle gagner la bataille du temps ?
Politique

« New Defense » : la France peut-elle gagner la bataille du temps ?

L’antisémitisme appartient aux antisémites
Politique

L’antisémitisme appartient aux antisémites

Les commissions d’enquête parlementaires : des juges sans le dire ?
N°1118

Les commissions d’enquête parlementaires : des juges sans le dire ?

Audiovisuel public : restaurer le contrôle parlementaire sans céder au spectacle
N°1118

Audiovisuel public : restaurer le contrôle parlementaire sans céder au spectacle

Sous les municipales, le chemin vers la présidentielle
N°1118

Sous les municipales, le chemin vers la présidentielle

Article suivant
Drapeau libanais sur débris

Un an après l’explosion du port de Beyrouth : l’impunité des bourreaux

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire