• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

Terra incognita – Journal éphémère, libre et prospectif

Pierre LarrouyParPierre Larrouy
6 avril 2020
Terra incognita – Journal éphémère, libre et prospectif

Depuis le 17 mars, la France est confinée en raison de l’épidémie de coronavirus. Pierre Larrouy, économiste et essayiste, tient pour la Revue Politique et Parlementaire, un journal prospectif.


Mobilisation générale pour l’immobilisation, lundi 6 avril

Déjà trois semaine de confinement. Comme chaque jour, commencer avec les prévisions d’un médecin et d’un économiste et le risque d’une grande lassitude. Le pire est que tout cela n’est pas fondamentalement alarmiste. Ce sont des projections logiques dans une continuité augmentée.

Selon le mot d’ordre, maintenant installé, que je me fixe pour Terra Incognita, je vais tenter quelque excursion en futur déplacé. Comme l’affirmait Nietzsche : « il faut porter encore en soi un chaos pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante ».

Même Larry Fink, patron de BlackRock, dans sa lettre aux patrons d’entreprise, envoyée en janvier, promettait de liquider ses investissements non durables. La crise en cours sera une opportunité d’accélérer la transition vers un monde plus durable, promet-il. Car, la pandémie en cours « souligne les fragilités d’un monde globalisé et la valeur des investissements durables.

La pandémie fait imploser le sujet central de nos sociétés, celui de la mobilité.

Le confinement généralisé face au mouvement débridé. Avant le coronavirus, le monde s’était embraéÈ avec ce substrat commun de la mobilité et de la localisation. De la hausse du prix de l’essence, en France, avec les « gilets jaunes », ou en Iran, de celle du ticket de métro au Chili jusqu’aux émeutes au Liban en raison d’une taxe sur Whatsap… la question de la circulation réelle ou virtuelle apparaît comme un trait commun.

La société numérique est une injonction à bouger tout le temps, dans un mouvement incessant ou en étant toujours connectés. Jusqu’à cette pandémie ! Exemplaire de mobilité, elle a pour corolaire notre immobilisation. Jusqu’alors c’était la mobilité absolue. Des esprits et des corps. Mais, en quelques jours, le seul corps qui bouge est celui du Covid-19. Assiste-t-on au rêve des docteurs fous de la société digitale? La disparition des corps comme aboutissement d’une société transhumaniste ? La distanciation sociale dit bien son nom. Elle nomme bien l’effacement des corps.

Sommes nous devant le présage d’une société, en devenir, dans laquelle la technologie aurait supplanté la domination du vivant ?

Les transhumanistes en question vont-ils devenir les humanistes de la société techniciste lorsqu’elle se sera définitivement imposée ? Le reste d’humanité, le delta mémoriel de la société d’avant ?

Puisque les échanges se feront sans corps, que la consommation se concentrera sur des produits virtuels, les laboratoires s’ouvriront un nouveau marché. L’artificialisation de la satisfaction des corps. Il en sera fini de la sexualité, il y aura un placebo à la jouissance. Les souhaits de Michel Houellebecq, dans ses Particules élémentaires, de se débarrasser du sexuel, seront exaucés.

Ce ne sera pas le moindre des paradoxes, Greta Thunberg et sa volonté de restreindre les déplacements en avion, vont trouver, dans cette crise, une traduction inattendue. Le virus en sniper de l’impératif climatique ! Netflix devrait ce saisir du thème dans les plus brefs délais.

Dans la société d’Après, les experts du GIEC seront-ils devenus des archéologues ratiocinant sur des vestiges d’une société enterrée ?

A quoi ressemblera l’espace quand les réseaux n’auront plus besoin des corps ? Qu’adviendra-t-il de notre relation à l’altérité avec les risques d’intolérance que cela pourrait engendrer ?

Ces extrapolations de science fiction ne peuvent, dans le court terme, faire oublier que cette mutation possible de la mobilité va précipiter des dégâts économiques considérables et des perspectives improbables pour des populations entières de nombreux pays dépendants de l’aérien, du tourisme et de comportements, alimentaires ou d’habillement.

Que dire de la forme future de la notion de localisation ?

A suivre…

Pierre Larrouy
Economiste et essayiste

Pierre Larrouy

Pierre Larrouy est économiste et essayiste. Docteur en sciences économiques et diplômé de l'Institut d'Etudes et de Développement, il a été chef de cabinet du Ministre de l'Education nationale Alain Savary, conseiller du Ministre de la Jeunesse et des Sports Roger Bambuck, conseiller du Président de la Mutualité française et conseiller à la Présidence de Polynésie française. Auteur de plusieurs essais (Après, UPPR, 2019 ; <a href="https://amzn.to/3S5h5Hs" target="_blank" rel="noopener">Ubérisation, utopie et tyrannie</a>, UPPR, 2017 ; <a href="https://amzn.to/3Le8j7t" target="_blank" rel="noopener">La crise innovante</a>, UPPR, 2016 notamment) et articles, Pierre Larrouy travaille aujourd’hui sur la société numérique, ses conséquences psycho-sociologiques et politiques et sur de nouveaux modèles d’intelligence spatiale et de développement territorial.

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Saint John Philby Et le pétrole d’Arabie devint américain…

Saint John Philby Et le pétrole d’Arabie devint américain…

ParAlain Meininger

Nous poursuivons notre série consacrée aux écrivains-espions avec Saint John Philby, diplomate accompli et explorateur érudit dont le parcours

Sophie Bricaire, metteuse en scène

Sophie Bricaire, metteuse en scène

ParAlain Meininger

Elle court et se démultiplie aujourd’hui entre Nancy, Avignon, Luxembourg-ville et Paris où sa pièce Pinocchio Créature, tirée du célèbre...

Un acteur inattendu de la chaine d’approvisionnement dans le blocage du détroit d’Ormuz : l’hélium

Un acteur inattendu de la chaine d’approvisionnement dans le blocage du détroit d’Ormuz : l’hélium

ParJesus Del Rio Luelmo

L’offensive des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran a produit un effet attendu et redouté : la fermeture du Détroit d’Ormuz....

Justice et intelligence artificielle générative : anticiper et accompagner d’inexorables évolutions

Justice et intelligence artificielle générative : anticiper et accompagner d’inexorables évolutions

ParMarie-Pierre La Gontrieet1 autre

Les effets que le développement des outils d’intelligence artificielle générative engendre sur la justice

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

École publique : le choix irresponsable du déclassement
Politique

École publique : le choix irresponsable du déclassement

Et si on rendait le référendum aux Français
Politique

Et si on rendait le référendum aux Français

IA et éducation
N°1116

IA et éducation

Le Conseil constitutionnel et la tentation de l’hubris
N°1116

Le Conseil constitutionnel et la tentation de l’hubris

La responsabilité pénale des politiques
N°1116

La responsabilité pénale des politiques

À quoi sert un parti politique ? La leçon social-démocrate d’Albert Thomas
N°1116

À quoi sert un parti politique ? La leçon social-démocrate d’Albert Thomas

Quand les députés ne votaient pas eux-mêmes
N°1116

Quand les députés ne votaient pas eux-mêmes

LFI ou l’écosystème de domination discursive
Politique

LFI ou l’écosystème de domination discursive

Article suivant
Pour sortir du mainstream économique – La science économique, une science entre auto-légitimation et croyance

Pour sortir du mainstream économique - La science économique, une science entre auto-légitimation et croyance

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026

Revue Politique et Parlementaire