• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

Vers une constitutionalisation de l’état d’urgence ?

Romane GuéchotParRomane Guéchot
28 juin 2017
Vers une constitutionalisation de l’état d’urgence ?

Le 23 décembre 2015, le gouvernement proposait un projet de loi visant à modifier la Constitution par l’ajout d’un nouvel article concernant la déclaration de l’état d’urgence. L’argument avancé pour cet ajout constitutionnel était la marge de manœuvre encore trop faible des instances administratives.

Le gouvernement ajoutait que l’inscription, dans la Constitution, d’une nouvelle disposition propre à l’état d’urgence, permettrait d’accroître les pouvoirs régaliens dans le cadre des perquisitions et contrôles d’identité. L’article 2 du texte ambitionnait de permettre la déchéance de nationalité pour les binationaux nés Français ; mesure visant à sanctionner les auteurs des crimes les plus graves.retrouve ce projet n° 3381 intitulé « Projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation » sur le site officiel de l’Assemblée nationale. Le projet note que la Constitution ne propose « que deux régimes particuliers pour le temps de crise », l’article 16 – la possibilité pour le chef de l’Etat de prendre les pleins pouvoirs lorsque l’intégrité du territoire est menacée de manière grave et immédiate – et l’article 36 – l’état de siège – et ajoute qu’aucun des deux régimes n’est « adapté à la situation que la France affronte actuellement ». C’est donc vers une potentielle constitutionnalisation de l’état d’urgence que le gouvernement s’était tourné.

Dix-huit mois plus tard, l’état d’urgence est toujours au cœur des projets législatifs. Le 24 mai, Emmanuel Macron déclarait vouloir sortir de l’état d’urgence. Celui-ci arrive à échéance le 15 juillet mais le chef de l’Etat souhaite le prolonger jusqu’au 1er novembre 2017, pour la sixième et dernière fois.

A l’état d’urgence succèdera le projet que le Premier ministre Edouard Philippe présentait le jeudi 22 juin en Conseil des ministres. Il s’agit du projet de loi « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme » aussi appelé « loi antiterroriste ».

Le texte doit prendre la suite de l’actuel régime d’état d’urgence et ambitionne d’y mettre fin en le faisant entrer dans le droit commun.

L’état d’urgence verrait donc basculer dans le droit commun certaines de ses mesures telles que la facilitation de l’assignation à résidence, les perquisitions de jour et de nuit, le port d’un bracelet électronique et la fermeture de certains lieux de culte. La transposition, dans le droit ordinaire, des mécanismes propres à l’état d’urgence témoigne d’un glissement sécuritaire qui suscite l’inquiétude dans le monde juridique.

Ce régime, comme son nom l’indique, est une dérogation, dont la nature est d’être temporaire et qui ne doit, en aucun cas, se transformer en une situation permanente. L’état d’urgence consiste en une mise entre parenthèses de l’Etat de droit au profit du maintien de l’ordre public et implique, à cette fin, une nécessaire restriction des libertés. Fort logiquement, les inquiétudes s’intensifient chez les juristes, magistrats et défenseurs des libertés publiques. La juriste Mireille Delmas-Marty a, par exemple, adressé une lettre ouverte au chef de l’Etat, dans laquelle elle l’appelle à ne pas faire de choix entre sécurité et liberté, soulignant la fragilité de l’Etat de droit.

Romane Guéchot

Romane Guéchot

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Quand le « cave » Lecornu se rebiffe…

Les enjeux internationaux pèseront-ils sur la présidentielle de 2027 ?

ParCarole Barjon

Les tensions internationales de toutes sortes, territoriales et commerciales, pourraient modifier la donne pour la prochaine élection présidentielle et donner...

L’éléphant dans la pièce

La primaire, une obsession perdante

ParMarie-Eve Malouines

L’écologiste Marine Tondelier, le socialiste Olivier Faure, Clémentine Autain et François Ruffin se sont accordés pour organiser une primaire de...

L’éducation prioritaire, éternelle sacrifiée.

L’éducation prioritaire, éternelle sacrifiée.

ParYannick Trigance

Le report de la révision de la carte de l’éducation prioritaire annoncé la 9 décembre dernier par le ministre de...

Ni désinformation ni dogmatisme, mais une démarche scientifique : la santé animale et les vétérinaires

Ni désinformation ni dogmatisme, mais une démarche scientifique : la santé animale et les vétérinaires

ParPierre Saï

Des crises de plus en plus fréquentes, comme celle de la dermatose nodulaire contagieuse, exacerbent la difficulté pour les citoyens...

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

L’éducation prioritaire, éternelle sacrifiée.
Politique

L’éducation prioritaire, éternelle sacrifiée.

Le courage en politique – Richelieu
Politique

Le courage en politique – Richelieu

La haine des juifs
N°1115

La haine des juifs

La France fin 2025 : diagnostic général et pistes de relance
Politique

La France fin 2025 : diagnostic général et pistes de relance

IA : sommes-nous prêts ?
N°1115

IA : sommes-nous prêts ?

Climat : la justice française se fait arbitre du vrai
Politique

Climat : la justice française se fait arbitre du vrai

« La défense nous concerne tous »
N°1115

« La défense nous concerne tous »

« Il nous faut réfléchir à l’avenir et ouvrir les yeux sur les alternatives qui arrivent »
N°1115

« Il nous faut réfléchir à l’avenir et ouvrir les yeux sur les alternatives qui arrivent »

Article suivant
Fiscalité

Le devenir de notre fiscalité

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025

Revue Politique et Parlementaire