• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

Yannick Jadot, une écologie politique décevante

Frédéric Saint ClairParFrédéric Saint Clair
19 janvier 2022
Yannick Jadot

Yannick Jadot au Parlement Européen, 2021

Yannick Jadot était l’invité du Grand Jury RTL ce dimanche. Une heure d’émission destinée à brosser l’ensemble des enjeux de la présidentielle 2022 à travers le programme du candidat EELV. Une heure d’émission qui a jeté une lumière crue sur la réalité, décevante, de l’écologie politique façon EELV.

A quoi ressemble l’écologie politique ? Quelles sont les perspectives que cette approche singulière du politique permet d’entrevoir ? Comment peut-elle répondre aux défis actuels de la France, et plus largement à ceux que ce XXIe siècle commençant a d’ores et déjà posés sur la table ? Autant de questions auxquelles les Français soucieux d’environnement, sensibilisés à l’urgence écologique, espéraient des réponses en écoutant Yannick Jadot ce dimanche. Déception. Certes, l’interview n’est pas tombée au niveau des sapins de Noël new-age du maire de Bordeaux, et elle n’a pas non plus dérivé vers le sectarisme anti-tour de France du maire de Lyon, mais elle n’a pas convaincu pour autant. Yannick Jadot se tient loin des délires du totalitarisme vert, et c’est heureux, mais on attendait de cette séquence qu’elle ouvre une porte. Ou plutôt, qu’elle confirme une intuition : L’avenir de la gauche française n’est plus ni rose ni rouge, mais vert. Lorsqu’en 1841, année où la première loi interdisant le travail aux enfants de moins de 8 ans fut votée, l’espérance de vie d’un ouvrier n’excédait pas 35 ans – 27 ans parfois, comme au Creusot – l’urgence était alors éminemment sociale ! Aujourd’hui que la Terre brûle, l’urgence est écologique ! A moins d’être sceptique, il n’est plus possible de nier cette réalité. Qu’on soit de droite ou de gauche ne fait rien à l’affaire, le constat s’impose à tous. La question est : Quelle politique pour y remédier ?

Or, en tentant de répondre à cette question, Yannick Jadot a commis à peu près la même erreur stratégique qu’Eric Zemmour en matière de civilisation : poser et reposer un constat sur lequel tout le monde s’accorde sans être à même d’expliciter la pertinence, voire la supériorité, des solutions qu’il propose.

Tout comme Eric Zemmour le fait à droite, Yannick Jadot a répété pendant près de 25 minutes qu’à gauche, c’est lui qui était en position de rassembler, sans jamais démontrer cependant en quoi son programme pourrait englober, voire dépasser, celui du PS, et surtout celui de LFI.

Il est vrai que la première partie de l’émission était fastidieuse, car les journalistes ont lourdement insisté sur la situation de la gauche française, dispersée façon puzzle. Mais l’auditeur attendait de Yannick Jadot qu’il objective le débat, qu’il l’élève au-dessus des considérations tacticiennes, qu’il offre à entendre quelle rupture paradigmatique l’écologie politique est capable d’impulser, ou bien pourquoi c’est d’une écologie sociale dont la gauche a besoin désormais, et non d’une version socialisée du capitalisme vert. Il attendait qu’il critique le mythe de l’abondance, façon Paul Ariès, la société technicienne, façon Jacques Ellul, ou qu’il nous parle, avec Jean Giono, de l’universalité du problème paysan. Bref, qu’il incarne une vision. Qu’il emmène le pays avec lui. Mais rien.

La seconde partie de l’interview, consacrée au programme, n’a pas plus réussi à convaincre que la première. Un sentiment d’étroitesse de vue domine. Pire, un sentiment parfois d’aberration. Petit extrait : Benjamin Sportouch questionne Yannick Jadot au sujet des centrales nucléaires, y compris des plus anciennes qu’il faudrait peut-être fermer. Jadot refuse de les fermer. Sportouch s’étonne, à juste titre, et lui demande de se justifier. L’auditeur s’attend à une réponse technique axée sur les centrales et l’énergie nucléaire. Raté ! Yannick Jadot répond : « rénovation des logements. » Marion Mourgue tentera de le ramener sur les centrales, en vain ; il persiste. L’auditeur se résigne et s’interroge : Bon, ok, mais alors, rénovation pour tous les Français ? Non, répond Jadot : « pour les deux millions de familles, les plus précaires ». A la louche, ça fait à peu près 10 millions d’individus. Quid des 57 millions restant ? Sportouch s’inquiète : « Ça coûtera combien à l’Etat ? » Jadot : « trois, quatre, ou cinq milliards… » Chiffre démesuré pour une fraction si réduite de la nation. Mais Jadot insiste : « Vous savez, c’est rentable, car lorsque l’Etat français emprunte de l’argent aujourd’hui, c’est quasiment à taux zéro… Et pour les ménages concernés, c’est cinq cents, six cents, sept cents euros d’économie par an ». Soyons honnêtes : On frôle la pitrerie ! Le reste de l’interview sera issue du même tonneau : quelques réponses imprécises sur les éoliennes offshores, le photovoltaïque, les éoliennes terrestres dont on ne sait où il souhaite les implanter, quelques critiques diffuses contre le libéralisme, passage obligé même pour celui qui refuse d’envisager le principe (pourtant essentiel en matière d’écologie politique) de la décroissance. Et, pour terminer, une petite pique adressée à Emmanuel Macron, qualifié de « président de l’inaction climatique ». Conclusion : Yannick Jadot, situé autour de 7% dans les sondages, est largement surévalué.

Frédéric Saint Clair
Ecrivain, Politologue

Frédéric Saint Clair

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Les stablecoins sont-ils l’instrument d’un nouvel assouplissement quantitatif numérique ?

Les stablecoins sont-ils l’instrument d’un nouvel assouplissement quantitatif numérique ?

ParGuillaume Du Cheyron

Alors que les stablecoins étaient censés affranchir la monnaie de l’empire des États, ils sont devenus des acteurs majeurs du...

Elections présidentielles au Brésil en 2026 : et maintenant ?

Elections présidentielles au Brésil en 2026 : et maintenant ?

ParPascal Drouhaud

Rarement une élection présidentielle brésilienne aura compté autant de rebondissements dans sa dernière ligne droite ! Réélu le 25 octobre...

Le Conseil constitutionnel peut-il s’opposer à un référendum convoqué par le Président de la République en vue de modifier la Constitution ?

Le Conseil constitutionnel peut-il s’opposer à un référendum convoqué par le Président de la République en vue de modifier la Constitution ?

ParJean-Pierre Cambyet2 autre

Cette question comporte deux volets : est-il conforme à la Constitution de modifier celle-ci par voie référendaire en faisant application...

Midterms aux Etats-Unis : Quelles conséquences au Moyen-Orient ?

ParMaya Khadra

À l'approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, les rumeurs vont bon train concernant l'avenir des relations entre Washington et...

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Le Conseil constitutionnel peut-il s’opposer à un référendum convoqué par le Président de la République en vue de modifier la Constitution ?
Politique

Le Conseil constitutionnel peut-il s’opposer à un référendum convoqué par le Président de la République en vue de modifier la Constitution ?

Les paradoxes de la démocratisation de l’enseignement supérieur français
Politique

Les paradoxes de la démocratisation de l’enseignement supérieur français

Sous les pavés, on joue leur avenir
Politique

Sous les pavés, on joue leur avenir

Gambetta ou le courage de la République
Politique

Gambetta ou le courage de la République

Le Blue Labour et l’avenir des gauches européennes
Politique

Le Blue Labour et l’avenir des gauches européennes

L’ordre ou le chaos
Politique

L’ordre ou le chaos

Communication politique, rhétorique et influence : de la mise en scène du pouvoir à la délégation de la persuasion
N°1118

Communication politique, rhétorique et influence : de la mise en scène du pouvoir à la délégation de la persuasion

Politique

Arrêtez de mépriser le peuple.

Article suivant
Jean-Michel Blanquer

IbizaGate : légèreté ou chasse à l’homme

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire