• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans L'édito de Marie-Eve Malouines

17 octobre 2026, le jour où le macronisme a pris fin

Marie-Eve MalouinesParMarie-Eve Malouines
20 octobre 2026
Entre flemme et sens du devoir

Alors que les pillages se poursuivaient devant des Français hébétés, Emmanuel Macron a pris la parole et constaté son impuissance. Face à cette nouvelle crise profonde, aussi mal anticipée que celle des gilets jaunes, le président de la République a renvoyé les attentes à l’élection présidentielle, comme si, désormais, il acceptait de gérer les affaires courantes.

Le 3 octobre 2018, le ministre de l’Intérieur quittait le gouvernement. De l’affaire Benalla aux 80 km/h, Gérard Collomb ne dissimulait plus ses divergences avec Emmanuel Macron, parlant même de « l’hubris » présidentiel. Le discours de Gérard Collomb, place Beauvau, est resté dans les annales. Le ministre de l’Intérieur décrivait une situation très dégradée, des quartiers où « s’imposait la loi du plus fort », à « la place de celle de la République ». « Aujourd’hui on vit côte à côte, je crains que demain on vive face à face », prévenait-il. C’était un peu plus d’un mois avant la mobilisation des gilets jaunes qui démontrait une fracture territoriale qui ne concernait pas seulement les quartiers.

La prophétie est confirmée. Le face à face est là, entre d’un côté, un pouvoir qui n’a pas tiré les leçons des gilets jaunes et continue de sous-estimer la gravité de la situation, et de l’autre, l’embrasement d’une violence irréfléchie qui pille et saccage des commerces comme des symboles de l’autorité publique. La population déplore le tout et se sent surtout abandonnée à ses fins de mois impossibles et à un avenir incertain pour toutes les classes d’âge.

Le président de la République a reconnu son incompréhension : « En regardant ces images, nous nous sommes tous demandé, qu’ont-ils dans la tête ? » a-t-il déploré lors de sa déclaration solennelle. Une lamentation surprenante de la part de celui qui dirige le pays, comme s’il ne le comprenait pas et finissait par l’admettre. Emmanuel Macron ne se projette plus, comme il avait l’habitude de le faire, vers un futur meilleur grâce aux actions qu’il aurait entreprises. Il ne développe que ses obligations à court terme : « entendre la colère et agir sur ses causes, et faire respecter fermement l’ordre républicain ». Telle est désormais la responsabilité immédiate du président de la République :  gérer les affaires courantes, surtout si elles sont éruptives et urgentes. S’il part à l’étranger, c’est pour obtenir des réserves de carburant, plus en tant qu’acteur éminent sur la scène mondiale. S’il assure que les jeunes « sont au cœur de son l’engagement politique depuis plus de dix ans », ceux qui manifestent n’en croient pas un mot. La magie du verbe n’opère plus.

Il n’a plus le temps d’essayer d’améliorer son bilan. L’élection de son successeur aura lieu dans six mois. « Notre pays mérite une belle élection présidentielle » conclut alors Emmanuel Macron. La formule se voudrait positive, elle dissimule mal le fatalisme de sa position. Belle ou pas, la présidentielle se déroule loin de lui. Aucun prétendant ne se réclame de son action, pas même ses anciens Premiers ministres. Gabriel Attal regrette sans cesse la dissolution de 2024 et, après la déclaration présidentielle, Edouard Philippe lâche un lapidaire : « notre pays a besoin d’être commandé ». Emmanuel Macron est devenu le contre-exemple à éviter. L’effacement du macronisme a commencé.

Marie-Eve Malouines
Editorialiste

Marie-Eve Malouines

Spécialiste de politique intérieure, Marie-Eve Malouines a été Présidente-directrice générale de LCP - Assemblée nationale et directrice du service politique de France Info

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Entre flemme et sens du devoir

17 octobre 2026, le jour où le macronisme a pris fin

ParMarie-Eve Malouines

Alors que les pillages se poursuivaient devant des Français hébétés, Emmanuel Macron a pris la parole et constaté son impuissance....

IA, croissance commerciale et services immobiliers : une obligation de se réancrer sur les savoir-faire métier

IA, croissance commerciale et services immobiliers : une obligation de se réancrer sur les savoir-faire métier

ParHenry Buzy-Cazaux

Sans conteste, les métiers de service au logement, la transaction et la gestion immobilières, ont dans cette période une importance...

Gambetta ou le courage de la République

Gambetta ou le courage de la République

ParRedaction

Dans le cadre du cycle de conférences "Le courage en politique", la Revue Politique et Parlementaire et la Conférence Olivaint...

Discours du général de Gaulle face à la crise étudiante de mai 1968

Discours du général de Gaulle face à la crise étudiante de mai 1968

ParNoé Bolzer

À la fin du mois de mai 1968, la France est paralysée par les grèves, les manifestations et une contestation...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
99
Next
»
loading
play
La cité des débats - Intervention de la ministre Alice Rufo
play
La cité des débats - Guerre et recomposition au Proche et Moyen-Orient
play
La cité des débats - Table ronde : Le renseignement, instrument de puissance dans la guerre hybride
«
Prev
1
/
99
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Entre flemme et sens du devoir
L'édito de Marie-Eve Malouines

La primaire de la gauche peut-elle créer une dynamique électorale ?

Entre flemme et sens du devoir
L'édito de Marie-Eve Malouines

Le mouvement lycéen ne se résume pas à sa récupération par LFI

Entre flemme et sens du devoir
L'édito de Marie-Eve Malouines

Énergie : d’une crise conjoncturelle à une crise structurelle et politique majeure

Entre flemme et sens du devoir
L'édito de Marie-Eve Malouines

Avant la présidentielle, le passage obligé du Budget

Entre flemme et sens du devoir
L'édito de Marie-Eve Malouines

À Mende, le message très politique de lycéens responsables

Entre flemme et sens du devoir
L'édito de Marie-Eve Malouines

Sondages versus récit, la campagne présidentielle démarre lentement

Entre flemme et sens du devoir
L'édito de Marie-Eve Malouines

Entre flemme et sens du devoir

Gauche plurielle mortelle
L'édito de Marie-Eve Malouines

Le ticket Le Pen Bardella, une stratégie à double tranchant

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire