• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

Un gouvernement Castex ou réflexe ?

Maxime ThiebautParMaxime Thiebaut
8 juillet 2020
Jean Castex

Jean Castex

L’annonce du nouveau gouvernement est tombée ce lundi 6 juillet 2020. Maxime Thiébaut nous livre avec esprit une description détaillée de ce gouvernement qui suscite controverses. 

Le microcosme s’attendait à un gouvernement Castex. C’est un gouvernement réflexe qui fut annoncé.

Le réflexe de dégager les nuisibles, de changer quelques fusibles et de terminer les réformes en pleine forme.

La forme, Édouard Philippe ne l’avait plus. Après les Gilets Jaunes et la crise sanitaire, l’heure de rentrer au vestiaire avait sonné. Il ne tarda pas à enfiler ses tongs de manchettes et à prendre la poudre d’escampette direction Le Havre. Un havre de paix pour celui qui, loin de prendre sa retraite, quitte Paris avec un capital sympathie.

Les oracles de la Pythie sont en effet mauvais, et les volontés de Bercy restent inchangées. La crise sanitaire sera remplacée par une grave crise économique et sociale que l’austérité présagée ne fera qu’accentuer. La réforme des retraites doit passer. L’Élysée refuse de changer de ligne. Pour se faire, il faut défaire et refaire : sont promus en première ligne les plus fidèles !

Gabriel Attal, pourvu d’intelligence, remplace Sibeth Ndiyae devenue engeance. Gérald Darmanin, promu à l’Intérieur ? Une évidence vue de l’extérieur. La droite dite républicaine doit rester dans le corner en 2022. Et 22, v’là les flics chaque nuit, qui devraient rentrer dans le rang avec l’héritier de Nicolas Sarkozy à la place de Christophe Castaner, le collectionneur d’erreurs. Peu importe ce qu’en pense Jean-Michel Blanquer, Beauvau ira au jeunot pour éviter, encore quelques temps, de célébrer son mariage avec Xavier Bertrand.

Jean-Yves Le Drian, l’un des rares brillant, est promu premier de l’ordre protocolaire. Sébastien Lecornu, resté inconnu, prend le large après avoir tenu les maires sans leur déplaire. Bruno Lemaire reste à ce qu’il sait faire : le renouveau n’aura pas lieu pour celui qui se voyait à Matignon. La sentence est plus terrible pour Nicole Belloubet qui, ne sentant pas le vent du boulet, fut étonnée de ne pas être renouvelée. Barbara Pompili arrive à l’écologie, signe une rime et assure du vert. Élisabeth Borne, en digne polytechnicienne, devrait faire sienne de la réforme des retraites, sauf si le Premier ministre décide de la porter pour la régler d’une traite.

Pour le reste, quelques ajustements ne font en rien un vrai changement : un jeu de chaises musicales n’impacte jamais le maître de la musique. Face à ce constat, et pour ne pas perdre la face, l’Élysée dut trouver de nouveaux ministres prêts à faire les grands titres.

Quoi de mieux qu’un ténor du barreau pour agiter les journalistes ? Éric Dupond-Moretti à la Justice, c’est une blague de comptoir qui se réalise. Elle étonne, elle détonne. Elle fait couler beaucoup d’encre. Chacun y allant de son commentaire. Mais une réalité est indéniable : sa robe a protégé plus d’un client, appréciable ou détestable. Qu’importe, le rôle de l’avocat n’est pas de juger. C’est de défendre. Il n’est fidèle qu’à son serment : exercer avec dignité, conscience, indépendance, honnêteté et humanité. Ce n’est qu’à son regard qu’il peut être critiqué.

La robe d’Éric Dupond-Moretti fait partie des meilleures. Mais que donnera-t-elle au service de tous les Français ? Nul ne le sait. Le cordonnier étant souvent le moins bien chaussé, il lui faudra faire preuve de grande habilité pour éviter les croche-pieds des syndicats de la magistrature. Il est certainement le mieux placé pour garder les Sceaux et réformer une Institution aussi belle qu’abîmée ; abîmée notamment par un mur qui porte bien le nom de ses auteurs. Espérons qu’il n’oubliera pas ses anciens confrères qui, attachés comme lui aux droits de la défense, préféreraient être au prétoire plutôt qu’à manifester leur désespoir.

Le défi est grand mais les moyens sont insignifiants. C’est donc à Bercy qu’il lui faudra plaider. Sa gouaille devrait l’aider, tout comme celle de Roselyne Bachelot. Dans ce pays où la médiatisation pèse davantage que l’élection, espérons qu’elle fera mieux que Franck Riester. Lui qui n’a pas imprimé à la Jack Lang le cœur des Français est relégué à d’autres tâches.

Des tâches qui, comme tout portefeuille ministériel, suivront les objectifs fixés par un seul homme : le chef de l’État.

Sous la Vème République, Matignon est une institution à force politique variable.

Après le paroxysme de la cohabitation instauré par François Mitterrand, se présente à nous celui de la dissolution décidé par Emmanuel Macron. Il n’en demeure pas moins que, gouvernement Castex ou non, nous resterons toujours perplexes tant que le Président de la République ne fera qu’appliquer les télex de Bruxelles.

Maxime Thiébaut                                                                                                                       

Docteur en droit – Élève-avocat

Maxime Thiebaut

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Saint John Philby Et le pétrole d’Arabie  devint américain…

Saint John Philby Et le pétrole d’Arabie devint américain…

ParAlain Meininger

Nous poursuivons notre série consacrée aux écrivains-espions avec Saint John Philby, diplomate accompli et explorateur érudit dont le parcours –...

À quoi sert un parti politique ? La leçon social-démocrate d’Albert Thomas

À quoi sert un parti politique ? La leçon social-démocrate d’Albert Thomas

ParMilan Sen

Que peut encore un parti politique à l’heure où la défiance prospère et où la forme partisane paraît anachronique ?...

Comment la Constitution française garantit-elle  l’indépendance de la justice ?

Comment la Constitution française garantit-elle l’indépendance de la justice ?

ParGuillaume Tusseau

Refusant de consacrer un « pouvoir » judiciaire et ignorant largement la juridiction administrative, la Constitution se montre hésitante dans...

L’éléphant dans la pièce

Municipales, enjeux locaux, dynamiques nationales

ParMarie-Eve Malouines

Les élections municipales demeurent des élections locales. Les têtes de listes affichent de moins en moins leur appartenance à un...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
89
Next
»
loading
play
Qui utilise le plus le mot ecologie
play
La cité des débats - Quelle sécurité : l’OTAN est-elle l’Occident ?
play
La cité des débats - Conférence – L’Occident : ennemi n°1 ?
«
Prev
1
/
89
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

À quoi sert un parti politique ? La leçon social-démocrate d’Albert Thomas
N°1116

À quoi sert un parti politique ? La leçon social-démocrate d’Albert Thomas

Quand les députés ne votaient pas eux-mêmes
N°1116

Quand les députés ne votaient pas eux-mêmes

LFI ou l’écosystème de domination discursive
Politique

LFI ou l’écosystème de domination discursive

L’intime des puissants n’est pas neutre
Politique

L’intime des puissants n’est pas neutre

Le 13 magique ?
Politique

Le 13 magique ?

Qui tient encore la maison commune ?
Politique

Qui tient encore la maison commune ?

« La justice est une institution de continuité : elle a besoin de stabilité, de visibilité et de confiance »
N°1116

« La justice est une institution de continuité : elle a besoin de stabilité, de visibilité et de confiance »

Le temps de la justice
N°1116

Le temps de la justice

Article suivant
De Gaulle, les gaullistes et le social : histoire d’un rendez-vous  pas si manqué

De Gaulle, les gaullistes et le social : histoire d’un rendez-vous pas si manqué

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026

Revue Politique et Parlementaire