• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

L’entêtement

Michel FizeParMichel Fize
1 juillet 2022
De la légitimité du président Macron

Macron-Borne, voici un couple qui, sémantiquement du moins, a de l’allure. Pour un homme borné, avoir choisi une Borne (é ?) à ses côtés, n’est-ce pas un beau coup réalisé ? Souvenons-nous du crooner espagnol Julio Iglesias qui fredonnait naguère : « Je n’ai pas changé… je prends toujours le chemin qui me plaît ». Notre crooner politique n’est-il pas dans la même disposition d’esprit ? Egal à lui-même, droit dans ses bottes, sûr de lui et donc dominateur, oui, tel il est, tel il reste depuis le 19 juin. « J’ai toujours été clair sur le sujet », a-t-il coutume de répéter à tout propos. Comme si la clarté équivalait à la vérité ! Entêtement donc de la part du président Macron, mais, comme disait ma grand-mère, « passé un certain âge on ne se refait pas ».

S’il feint quelquefois de plier – mais jamais pour très longtemps -, le président ne rompt pas. Car céder n’est pas dans sa nature. Nous l’avons vu lors de la « crise » des Gilets jaunes, avec pour seule réponse un pseudo « grand débat national » – qui fera « pschitt » pour reprendre le mot d’un autre président. Nous le voyons aujourd’hui avec cette situation politique inédite : une absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale. Aux yeux d’Emmanuel Macron, le 19 juin n’a jamais eu lieu : c’est un « non-événement », le choix des électeurs ? un pur caprice. La seule élection qui compte est la sienne, celle du 24 avril. Ne pas céder, voilà le credo. L’ouverture esquissée dans son allocution télévisée vers les nouvelles oppositions parlementaires (toutes) n’aura été, à la lumière des derniers événements, qu’un feu de paille, une « sortie » discursive sans lendemain. Dans une dépêche à l’AFP, ne vient-il pas de revoir sa position et de nous faire part de sa dernière trouvaille : confier à sa Première ministre, confirmée au passage dans ses fonctions, le soin de préparer un gouvernement de coalition allant des communistes aux LR ? Sont, en effet, désormais exclus la France insoumise et le Rassemblement national que M. Macron, d’autorité, considère comme n’étant pas des partis de gouvernement mais des partis dangereux, hors de la République, car extrémistes (extrême-gauche pour LFI, extrême-droite pour le RN).

En s’exprimant ainsi, l’apôtre du nouveau monde, utilise un vieux logiciel politique.

Arrêtons-nous un instant sur ces notions d’extrême-gauche et d’extrême-droite, assez désuètes nous semble-t-il. Commençons par l’extrême-gauche. Elle existe, politiquement parlant, mais on la trouve incarnée aujourd’hui plutôt dans de petites formations comme le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) ou Lutte ouvrière. Si la violence en tout cas n’est plus au coeur du projet d’extrême- gauche, il n’y a toujours pas en revanche dans le projet extrêmiste une aspiration à la gouvernance. Tel n’est pas le cas de la France insoumise qui, au contraire, projette de prendre les rênes de l’Etat. Cette formation, qualifiée par M. Macron d’extrême-gauche, ne relève assurément pas de cette mouvance mais de la gauche qu’on appelle radicale pour la distinguer de l’autre, la gauche dite social-démocrate. Précisons pour notre président que des partis d’extrême-gauche ont de toute façon déjà gouverné la France, le plus illustre d’entre eux étant le Parti radical sous la IIIe République. Considérons l’extrême-droite à présent. N’est-il pas temps de « déclassifier » le parti fondé par Jean-Marie Le Pen ? Si le Front national était bien à l’origine l’expression de l’extrême-droite classique, à savoir un mouvement raciste et xénophobe, le Rassemblement national qui lui a succédé, sans renier totalement les fondamentaux du FN sur l’immigration ou l’insécurité par exemple, est un parti désormais ouvert à la défense des droits économiques et sociaux des Français, notamment ceux des classes populaires. C’est pourquoi nous proposons de nommer ce parti parti de la droite nationale. Parti légitime si l’on rappelle les 13 millions de voix obtenues et les 89 « rassemblistes » envoyés à l’Assemblée nationale. ̈Par conséquent, s’il n’a effectivement jamais gouverné, le FN, qui aspire à présent à la gouvernance, est un potentiel parti de gouvernement.

Les Français l’ont dit clairement : ils ne veulent plus de pouvoir solitaire. Ils veulent des décisions collectives émanant de la rencontre des points de vue, projets et programmes de toutes les formations politiques désormais représentées à l’Assemblée nationale.

La notion de « front républicain » n’a plus grand sens pour la plupart d’entre nous, citoyens français. Or M. Macron, qui est décidément l’incarnation de l’ancien monde politique, non seulement ne veut pas abandonner cette idée appliquée traditionnellement au Front national mais veut l’étendre aujourd’hui, de façon totalement arbitraire, à la France insoumise. C’est inacceptable d’un strict point de vue démocratique. Terminons par la mission confiée à Elisabeth Borne de former d’ici à vendredi un gouvernement de coalition sur les bases définies par le président. Toutes les formations, et pas seulement LFI ou le RN, ont affirmé et réaffirmé leur appartenance à l’opposition à M. Macron. On voit mal comment elles pourraient se dédire aujourd’hui. Reste la « solution » des débauchages individuels. Différents noms circulent pour entrer au nouveau gouvernement : Jean-François Copé et Philippe Juvin (à la Santé ?) pour les LR, Yannick Jadot (à la Transition écologique ?) pour EELV. D’autres noms sont murmurés, celui, par exemple, de Fabien Roussel pour le PC. N’en doutons pas, il y a toujours des traîtres pour rejoindre les allées du pouvoir, Christophe Castaner et Richard Ferrand, tous deux issus du PS, en sont aujourd’hui les illustres « exemples ». Une chose est sûre, on peut douter qu’une majorité d’action élargie sorte du chapeau de la Première ministre vendredi ou samedi prochain. Et quand bien même serait-ce, la majorité parlementaire présidentielle restera relative. Le vote du texte par texte a de beaux jours devant lui.

Michel Fize
Sociologue et diplômé de Sciences politiques

Michel Fize

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

L’Inde comme victime collatérale de la guerre en Iran

L’Inde comme victime collatérale de la guerre en Iran

ParJesus Del Rio Luelmo

Alors que les autorités indiennes s’efforcent de montrer leur puissance économique, militaire et stratégique, et de convaincre le monde que...

« Une nouvelle politique territoriale pour l’école » ou comment justifier la suppression de plusieurs milliers de postes dans l’Éducation nationale

« Une nouvelle politique territoriale pour l’école » ou comment justifier la suppression de plusieurs milliers de postes dans l’Éducation nationale

ParYannick Trigance

La France s’apprête à vivre une baisse démographique sans précédent dans les années à venir : d’ici à 2035, c’est...

Logements: l’inéluctable baisse des prix

Logements: l’inéluctable baisse des prix

ParHenry Buzy-Cazaux

Les conditions économiques sont réunies pour que le prix des logements existants baisse. Un lourd silence pèse sur cette réalité....

Le crédit privé soulève des inquiétudes

Le crédit privé soulève des inquiétudes

ParSylvain Bersinger

Alors que la crise de 2008 est encore dans toutes les mémoires, ou devrait l’être, des risques nouveaux apparaissent non...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
95
Next
»
loading
play
Les conférences de 18h59 - Viviane Chaine-Ribeiro
play
Printemps des Technologies – La Liberté d’expression à l’ère du numérique
play
Printemps des Technologies – l'IA dans l'économie
«
Prev
1
/
95
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

« Une nouvelle politique territoriale pour l’école » ou comment justifier la suppression de plusieurs milliers de postes dans l’Éducation nationale
Politique

« Une nouvelle politique territoriale pour l’école » ou comment justifier la suppression de plusieurs milliers de postes dans l’Éducation nationale

Diplôme national du Brevet  : quand l’échec devient un objectif politique ministériel
Politique

Diplôme national du Brevet : quand l’échec devient un objectif politique ministériel

Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 dans la France urbaine : dénationalisation, défaite de la gauche classique, percée des forces radicales
Politique

Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 dans la France urbaine : dénationalisation, défaite de la gauche classique, percée des forces radicales

Élections : Une approche par les empêchements
Politique

Élections : Une approche par les empêchements

École publique : le choix irresponsable du déclassement
Politique

École publique : le choix irresponsable du déclassement

Et si on rendait le référendum aux Français
Politique

Et si on rendait le référendum aux Français

IA et éducation
N°1116

IA et éducation

Le Conseil constitutionnel et la tentation de l’hubris
N°1116

Le Conseil constitutionnel et la tentation de l’hubris

Article suivant
Inflation « suspecte » ou kyrielle logique de hausses ?

Inflation "suspecte" ou kyrielle logique de hausses ?

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026

Revue Politique et Parlementaire